Pourquoi les initiale OM

Graphisme original d’Oratorio Magi

Septembre 2012

Belfégor

 

Auteur : Meiliam

 

Vous connaissez le nom Oratorio Magi ...

Avez-vous pensez aux initiales ?

Eh bien oui cela est bien O. M.

Le premier qui dit comme le club de foot … Il sort !

 

Mais avez-vous aussi réfléchi au parallèle qu’il se peut être fait entre O. M. et Om̐ ?

Doit-on vraiment y voir une volonté des fondateurs de l’association qu’étaient :

  • Viram ;
  • Catharina ;
  • Belfégor ;

Ou n’est qu’un pur hasard ?

 

Je vous propose une petite visite visuelle des différents logos et graphismes de l’union Associative Oratorio Magi … Et un court résumé sur … Om̐

 

Premier vrai Logo

Mars 2014

Belfégor

Second Logo

Septembre 2015

Belfégor

Stylisation du Logo

Mai 2018

Coltaris

Variation en Celtisant

Juillet 2020

Xulortir

Om̐

La syllabe Om en devanagari.

 

Om̐ ou aum, sanskrit : est une syllabe sanskrite que l'on retrouve dans plusieurs religions :

  • L’hindouisme et ses yogas ;
  • Le bouddhisme ;
  • Le jaïnisme ;
  • Le sikhisme ;
  • Le brahmanisme ;

On la nomme aussi udgitha ou pranava mantra ; mantra primordial, le mot prāṇa signifiant également vibration vitale. D’un point de vue hindouiste, cette syllabe représente le son originel, primordial, à partir duquel l'Univers se serait structuré. Elle est décrite ou mentionnée dans certaines upaniṣads notamment la Chāndogya Upaniṣad.

 

Om̐ provient de la fusion des phonèmes sanskrit A, U et M :

  • A représente le commencement, la naissance, et le dieu créateur Brahmā ;
  • U représente la continuation, la vie, et le dieu Vishnu ;
  • M représente la fin, la mort, et le dieu destructeur Shiva ;

La syllabe représente donc la totalité de ce qui existe, elle est ce qui contient le passé, le présent et le futur, tout en étant d'essence autre, ainsi que la trinité hindoue.

 

La prononciation du om̐ est parfois décrite ainsi :

A émerge du fond de la gorge, vers le palais, U roule sur la langue et M termine sur les lèvres.

A symbolise la veille, U, le rêve, M, le sommeil.

L'éveil correspond au quatrième temps : le silence, départ et retour du Pranava, et donc, Kali, déesse temporelle.

 

Cette syllabe serait la somme et la substance du son de l'Univers. Om̐ est le son de ce qui n'est pas entrechoqué, contraire à de l'air sur le larynx, ou au bruit d'un arbre qui se brise.

 

Aum iti ek akshara Brahman, en sanskrit :

 

« Aum, cette unique syllabe est le brahman ».

 

« La syllabe Om̐ est Brahman. (...) Cette syllabe Om nous permet de nous unir à l'Atman suprême qui s'est manifesté en tant qu'univers diversifié  ».

 

Tripadvibhuti MahaNarayana Upanishad 33

 

La Pranava Upanishad en particulier s'attache à définir le symbolisme de Om̐. Cette tradition de la vibration cependant, sera pleinement mise au jour grâce aux développements du tantrisme. Vasugupta, dans sa Spanda-kârikâ, reprend l'idée de la vibration et l'explicite en lui associant des valences multiples qui débordent de loin le concept de son. La vibration est pour lui en effet une des formes de la conscience en train de se manifester. Cet ébranlement de la conscience qui manifeste chaque développement physiologique a été très tôt associé ; nous pensons en particulier à Abhinavagupta ; aux modes de manifestations de l'inconscient. Toute personne, dit Abhinavagupta, qui manifeste une propension à s'émerveiller devant une forme particulière de la manifestation, est susceptible de ressentir un ébranlement (kshoba) dès lors qu'elle est mise en contact avec celle-ci.

 

Dans sa forme indienne originelle, le bouddhisme comportait différentes formes de méditation fondées sur l'attention (sati) et la tranquillité (samatha), sans utilisation de mantras. C'est lors de son introduction au Tibet, et sous l'influence de l'hindouisme, que l'emploi de mantras et de la syllabe Om̐ se développe de façon importante.

 

Comme dans l'hindouisme, Om̐ est utilisé comme préfixe ou suffixe aux mantras, notamment dans le mantra Om̐ mani padme hum du bouddhisme mahāyāna. La syllabe est souvent retranscrite en chinois par le caractère (pinyin ǎn) ou |嗡 (pinyin wēng).

 

Les cloches ghantā sont spécialement conçues pour produire les longs accords du son Om̐.

 

Le mot Om̐ est un mantra de libération pour le jaïnisme. Sa prononciation est aussi une louange envers les Tirthankaras, les Maîtres qui ont connu l'éveil, leurs disciples acharyas pour la plupart des érudits qui ont professé ; et les moines ascètes en général. Om s'écrit également Aum.

 

Omkara : un mot qui désigne dieu pour les Védas, synonyme de Om̐, est devenu Oankar dans le sikhisme. Guru Nanak, le fondateur de cette foi, l'a utilisé. Au niveau de la prière intérieure, le mot sikh Naam, qui est un des noms de dieu, est proche du Om hindou.

 

Ancien symbolisme chrétien

Monogramme catholique AVM sur le blason de Santa Maria del Cubillo

 

Selon René Guénon, Om̐ en tant que nom du Logos est également présent au début du christianisme sous la forme AUM par un monogramme représentant les trois lettres AVM se chevauchant. Pour cet auteur il s'agit d'un ancien symbole du Christ qui a été plus tard assimilé à une abréviation de Ave Maria, mais qui était primitivement un symbole réunissant les deux lettres extrêmes de l'alphabet grec, l'alpha et l'oméga, pour signifier que le Verbe est le début et la fin de toute chose.

 

Transcription

A + u + m ँ + + La lettre , M chandrabindu, note une nasalisation particulière en sanskrit.