Les brouillons tardifs de la Bible

Rédacteur : Jwelltar

 

La Bible ne daterait que du XVe siècle. En effet de faux manuscrits, soi-disant antiques et brouillons incomplets très incomplets démontre cet état de fait.

 

Le canon actuel est très récent, la composition était très différente même au XVIIe siècle, voir même le contenu du Kormchaia prétendument daté de 1282. Le Nouveau Testament possédait plus de livres que l’Ancien. Il y avait dans le Nouveau Testament :

  • Un Josué ;
  • Des Paralipomènes ;
  • Des livres de Généalogie ;
  • Un Jésus Sémiramide ;
  • Une Palée ;
  • Une Deuxième apocalypse ; etc.

Selon les Eglises

Une Bible datant de 1859

 

La Bible serait l’ensemble de textes considérés comme sacrés par les juifs et les chrétiens. Les différents groupes religieux peuvent inclure différents livres dans leurs canons (1), dans un ordre différent. Les textes des livres eux-mêmes ne sont pas toujours identiques d'une religion à l'autre.

 

La Bible rassemble donc une collection d’écrits très variés (récits des origines, textes législatifs, récits historiques, textes sapientiaux, prophétiques, poétiques, hagiographies, épîtres) dont la rédaction se serait échelonnée entre le VIIIe avant l’ère commune et le second siècle de notre ère, ceci pour l’Ancien Testament, et la deuxième moitié du I° siècle ; voir le début du second pour le Nouveau Testament.

 

La Bible hébraïque est dite en hébreu TaNaKh.

 

Tanakh en hébreu תנ״ך est l'acronyme de l’hébreu : תּוֹרָה - נביאים - כתובים, donnant en français : Torah - Nevi'im - Ketouvim, formé à partir de l'initiale du titre des trois parties constitutives de la Bible hébraïque :

  • T ת : la Torah תּוֹרָה - la Loi ou Pentateuque ;
  • N נ : les Nevi'im נביאים - les Prophètes ;
  • K ך : les Ketouvim כתובים - les Autres Écrits ou Hagiographes ;

Elle est traduite en grec ancien à Alexandrie. Cette version, la Septante, est utilisée au tournant du Ve siècle par Jérôme de Stridon pour compléter sa traduction latine de la Bible, la Vulgate, à partir de l'hébreu. Puis, au IXe siècle, par les apôtres des Slaves Cyrille et Méthode pour traduire la Bible en vieux-slave.

 

La Bible chrétienne, qui connait plusieurs canons selon les époques et les confessions, est constituée de deux parties :

  • L’Ancien Testament, qui reprend le Tanakh tel quel ou augmenté d'un certain nombre de livres ;
  • Le Nouveau Testament commun à la plupart des Églises chrétiennes et regroupant les écrits relatifs à Jésus-Christ (2) et à ses disciples ;

Il s'agit des quatre Évangiles canoniques, des Actes des Apôtres, des Épîtres et de l'Apocalypse.

 

Le mot bible provient du grec ancien biblos ou biblion correspondant à l'hébreu sépher signifiant : livre ; terme qui a donné τὰ βιϐλία (ta biblia), un substantif au pluriel qui signifie : les livres, soulignant son caractère multiple, qui est traité par les auteurs médiévaux en latin comme un féminin singulier, biblia, avec pour pluriel bibliae, par lequel il passe dans la langue française.

 

Quant au mot Testament, qui est traduit du latin testamentum, il correspond au mot grec διαθήκη, diathêkê, qui signifie : convention ou disposition écrite. Ceci avant de recouvrir une acception littéraire spécifique au sens de testament philosophique, un sens que retient la Septante pour traduire le terme hébreu berith, ayant sens d’alliance, qui correspond pourtant davantage au grec sunthêkê. Le déplacement sémantique du terme en tant que testament littéraire s'opère chez les auteurs chrétiens dès le IIIe siècle, traduit alors par le terme juridique latin testamentum qui est repris ensuite dans toutes les langues.

 

Le corpus biblique réunit plusieurs livres d'origines diverses, d'où le pluriel originel du mot Bible. Dès le début de sa formation, il existe plusieurs collections canoniques concurrentes de la Bible, chacune étant défendue par une communauté religieuse différente. Le mot canon, en grec ancien, κανών signifie règle, est utilisé dès le IVe siècle pour désigner la liste des livres reconnus par une communauté ou Église.

 

Les canons primitifs les plus importants sont sans doute ceux de la Bible hébraïque, nommés : canon massorétique, qui sont reconnus par le judaïsme rabbinique et karaite, et celui de la Bible grecque (Septante) qui est, quant à lui, reconnu par la plupart des Églises d'Orient et d'Occident.

 

La Bible grecque se compose elle de quatre parties :

  • Le Pentateuque ;
  • Les Livres historiques ;
  • Les Hagiographes ;
  • Les Prophètes ;

À partir du milieu du IIe siècle, les chrétiens ont nommé cette dernière liste de livres l'Ancien Testament pour la distinguer de leur propre collection : le Nouveau Testament. La Septante diffère de la Bible hébraïque non seulement par la langue utilisée, mais aussi par le fait qu'elle incorpore des livres supplémentaires, dits : deutérocanoniques, et que le texte des livres canoniques diverge parfois. De plus, l'ordre et l'importance des livres ne sont pas les mêmes dans les deux canons.

 

Les trois différentes parties de la Bible hébraïque sont canonisées et leur texte est relativement stabilisé en plusieurs étapes :

  • La Torah au Ve siècle avant l’ère commune ;
  • Les Nevi'im au IVe siècle avant l’ère commune ;
  • Les Ketouvim au Ier siècle avant l’ère commune ;

Le texte protomassorétique, précurseur du texte massorétique est définitivement stabilisé à la fin du Ier siècle avant l’ère commune. Les textes du Nouveau Testament, quant à eux, sont rédigés (dit-on) entre le milieu du Ier et le début du IIe siècle, mais leur canonisation n'a lieu qu'au cours des IIIe et IVe siècles.

Un rouleau de la Torah

 

La Bible hébraïque est écrite en hébreu avec quelques passages en araméen.

 

L’appellation chrétienne dans l'Ancien Testament d'après le regroupement adopté par la TOB (3

Le canon massorétique, c'est-à-dire celui de la Bible hébraïque, se compose des parties suivantes :

  • La Torah ou Loi (Le Pentateuque) : Bereshit (Genèse), Shemot (Exode), Vayiqra (Lévitique), Bamidbar (Nombres) et Devarim (Deutéronome) ;
  • Les Nevi'im ou Prophètes (Les livres prophétiques) : Prophètes antérieurs : Les Livres historiques : Josué, Juges, I-II Samuel et I-II Rois - Prophètes postérieurs : Les Prophètes : Isaïe, Jérémie et Ézéchiel - Les douze petits prophètes ou XII : Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie et Malachie ;
  • Les Ketouvim (Les autres Écrits) : Les livres poétiques : Psaumes, Proverbes, Job - Les cinq rouleaux : Cantique des Cantiques, Ruth, Lamentations, Ecclésiaste, Esther - Prophétie : Daniel - Histoire : Esdras, Néhémie, I-II Chroniques ;

Canon de la Septante christianisée

 

Le Pentateuque ou le recueil des cinq livres de la Torah fut traduit en grec à Alexandrie au IIIe siècle avant l’ère commune.

 

Selon une légende rapportée par la Lettre d'Aristée et amplifiée depuis, la traduction en grec de la Torah, dite des Septante ou alexandrine, serait l'œuvre de soixante-douze savants juifs, six par tribu, qui, à la demande des autorités grecques d'Égypte et isolés pendant soixante-douze jours, selon certaines versions, aboutirent à un texte commun.

 

Cette traduction devait être reçue comme ayant autant de valeur que l'œuvre originale, malgré certaines critiques. Cette version fut conservée à la bibliothèque d'Alexandrie avec les Lois : elle ne relève pas alors de la religion, mais du code coutumier du peuple juif.

 

Toujours est-il que le nom de Septante est resté à cette traduction commencée au IIIe siècle avant l’ère commune, et à toute la Bible grecque par extrapolation. Les autres livres de la Bible hébraïque ont été traduits en grec au fil des siècles suivants. Certains livres ou passages ont été écrits directement en grec.

 

Ce corpus, largement répandu dans la diaspora juive hellénophone du Ier siècle, sera adopté tel quel par les apôtres et par les premiers chrétiens, et constitue l'Ancien Testament de l'époque.

 

Lors de l’instauration du judaïsme rabbinique, pour se démarquer du christianisme naissant, le texte grec est abandonné dans le monde juif au profit du texte hébreu, pour des raisons à la fois linguistiques et religieuses. Après avoir été la version la plus répandue dans le monde juif hellénistique, la Septante devient l'Ancien Testament des chrétiens. Dès lors, le judaïsme la rejette de plus en plus à partir de la fin du Ier siècle. Dans le monde chrétien d'occident, en revanche, la Septante continue d'être la référence et connaît plusieurs traductions en latin. Elle ne sera remplacée par la Vulgate que tardivement, au VIIIe siècle. Dans l'église d'Orient pour laquelle la langue sacerdotale est le grec, la Septante est restée le texte de référence pour les traductions.

 

Le canon de la Septante, tel qu'accepté par les chrétiens, se compose de quatre parties :

  • Le Pentateuque (les cinq livres de Moïse) : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome ;
  • Les Livres historiques : Josué, Juges, Ruth, I-II Samuel (I-II Règnes), I-II Rois (III-IV Règnes), I-II Chroniques (I-II Paralipomènes), Esdras, Néhémie, Esther#, Tobit*, Judith*, I-II Maccabées* ;
  • Les Hagiographes : Job, Psaumes, Proverbes, Ecclésiaste, Cantique des Cantiques, Sagesse de Salomon*, Siracide* ;
  • Les Prophètes : Isaïe, Jérémie, Lamentations, Baruch*, Ézéchiel, Daniel#, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie et Malachie ;

Les livres présents dans le canon de la Septante et absents du canon Massorétique sont appelés deutérocanoniques, et sont marqués par *.

Les livres dont le texte a été complété par des ajouts grecs significatifs par rapport au texte massorétique sont marqués par #.

 

Les Livres deutérocanoniques sont des textes écrits avant l'ère chrétienne qui ont été incorporés dans le canon de la Septante. Toutes les confessions chrétiennes dites traditionnelles, c'est-à-dire existant avant la Réforme ; comme les catholiques, les orthodoxes, les coptes, les chaldéens et les maronites ; les ont toujours considérés comme faisant partie de la Bible.

 

Cependant, ils n'ont pas été acceptés dans le canon par Luther, puisque lui-même se fonde sur le texte massorétique de la Bible hébraïque. Luther juge néanmoins ces livres utiles.

 

Ces livres de l'Ancien Testament rédigés en grec sont nommés apocryphes, du grec ἀπόκρυφος signifiant caché ; par les protestants et les pères de l'Église comme Augustin ou Jérôme. Les catholiques les nomment deutérocanoniques, c’est-à-dire livres secondaires dans le canon du grec δεύτερος, deuxième, ce qui est définitivement confirmé au concile de Trente en 1546. Certains des livres de la Septante n'ont pas été admis comme deutérocanoniques. Ils ne sont reconnus par aucune Église et sont appelés apocryphes ou pseudépigraphes considérant qu’ils sont des écrits sous une fausse signature. Ils forment avec d'autres de la même époque ce que l'on nomme aujourd'hui les écrits intertestamentaires. Il s'agit par exemple du livre du Pasteur d'Hermas, présent dans le Nouveau Testament, puis retiré du canon biblique au IIIe siècle. L'Épître de Barnabé fut elle aussi présente un temps dans le Nouveau Testament, avant d'être retirée par décision conciliaire.

 

Le Nouveau Testament se divise en plusieurs groupes de livres :

  • Les évangiles synoptiques de Matthieu, Marc, Luc (l’on remarque la nature même des prénoms tellement hébraïque ou grec), ainsi que les Actes, qui sont construits comme une suite de l’évangile selon Luc ;
  • La littérature paulinienne, qui comprend les épîtres de Paul lui-même (Romains, 1 et 2 Corinthiens, Galates, Philippiens, 1 Thessaloniciens, Philémon), les épîtres deutéro pauliniens qui sont attribuées à Paul mais ne semblent pas être de lui (2 Thessaloniciens, Éphésiens et Colossiens), les épitres pastorales (1 et 2 Timothée, Tite), et l’épître aux Hébreux ;
  • La tradition johannique (l'évangile selon Jean (encore un prénom typiquement de l’époque et de la région), 1, 2 et 3 Jean, et l’Apocalypse) ;
  • Les épîtres catholiques (Jacques, 1 et 2 Pierre, et Jude) ;

Au IVe siècle, ces traductions sont considérées comme imparfaites par Jérôme de Stridon qui entreprend d'en faire une nouvelle traduction en latin commanditée selon ses dires par l'évêque de Rome Damase dont Jérôme, qui a été ordonné par un évêque schismatique, a été un collaborateur occasionnel : il entame la traduction du Nouveau Testament en 382, trois ans avant celle de l'Ancien Testament pour proposer un texte connu depuis sous ne nom de Vulgate qu'il achève en 405.

 

Pour ce faire, il choisit tout d'abord de se baser sur les Hexaples d'Origène, puis entreprend une nouvelle traduction à partir du texte hébreu, le seul inspiré d'après lui. Pour les Évangiles, la Vulgate utilise les manuscrits grecs. La traduction latine des textes qui constituent la fin du Nouveau Testament, y compris les épîtres pauliniennes ou du moins leur correction, sont attribuées essentiellement à un disciple de Jérôme prénommé Rufin, généralement identifié à Rufin le Syrien.

 

La traduction de Jérôme, que les pratiques ascétiques et approches théologiques confinent en dehors des courants alors dominants de la Grande Église, est largement rejetée par ses contemporains, religieux comme laïcs, qui vont jusqu'à questionner l'orthodoxie de son auteur. Ainsi, l'usage de la Vulgate ne se généralise pas avant le IXe siècle tandis que l'usage et les copies de la Vetus Latina restent répandus parmi les moines et clercs érudits jusqu'au XIIIe siècle. Bien que Jérôme ait été une personnalité marginale du christianisme de son époque, son œuvre a connu une large diffusion et la Vulgate, largement diffusée dans le christianisme occidental, est canonisée comme une version authentique de la Bible par l'Église catholique lors du Concile de Trente, en réaction aux critiques philologiques et exégétiques des humanistes depuis Lorenzo Valla.

L'un des manuscrits de la mer Morte

 

Les confessions chrétiennes se réfèrent à la Bible, qui est donc composée de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament ; sauf qu’une interdiction de lire la bible est posée, puisqu’elle n’est … Pas terminée.

 

Interdiction de lire la Bible dans l’église catholique, est formellement depuis la bulle de Grégoire IX en 1231, officiellement jusqu’au concile Vatican II.

 

Le Concile de Béziers en 1246 de la chronologie scaligérienne indique :

 

« Les laïcs ne doivent pas posséder la Bible en latin. En langue vulgaire, les laïcs pas plus que les clercs ne doivent y avoir accès ».

 

Dans un édit de Charles IV datant de la fin du XIVe siècle l’on peut lire :

 

« Les laïcs des deux sexes ne doivent pas avoir accès aux Écritures, de peur que des incompréhensions les mènent à l’hérésie et à l’égarement ».

 

Le Concile de Trente au XVIe interdit aux laïcs de lire les traductions dites hérétiques du Nouveau Testament, et la lecture de l’Ancien Testament est tolérée seulement sous la surveillance de l’évêque.

 

Donc au XVIe et au XVIIe siècle (hier en fait), il était facile pour les religieux catholiques de changer le canon, et ce jusqu’aux premières éditions imprimées.

 

La Bible n’existait pas au XVIe siècle

 

Il s’est passé la même chose pour le judaïsme orthodoxe ; les juifs ne pouvaient pas avoir accès à la Bible mais seulement au Talmud. Dans l’église orthodoxe c’est idem, en 1723 il y avait interdiction, surtout concernant les simples gens ; cette interdiction concernait l’Ancien Testament.

 

Cette interdiction vient du fait que la Bible n’était pas encore terminée d’écrire. Elle le fut seulement au XVIe et au XVIIe, par les papes et empereurs médiévaux. Jusqu’à la fin du XVIe la Bible n’existait pas, que ce soit en Orient ou en Occident.

 

L’historien des religions A.V. Kartachov écrit que le premier manuscrit de la Bible en Orient qui n’apparaît qu’en 1490, était établit par l’archevêque de Novgorod Gennadi. L’intérêt de posséder une bible complète remonte au XVe siècle.

 

Manuscrits authentiques de la Bible

 

Références dans cette partie à l’historien des religions et des églises I. A. Kryveleva, avec des citations de son livre : Fouilles dans les pays bibliques.

 

Des Manuscrits grecs

 

Les 3 manuscrits complets les plus anciens sont ceux :

  • D’alexandrie ;
  • Du Vatican ;
  • Du Sinaï ;

Les trois sont datés (paléographiquement c’est-à-dire par le style d’écriture) de la seconde moitié du IVe siècle et son de langue grecque.

 

Chacun a son histoire, dont on connait plus ou moins de choses :

  • Celui du Vatican est celui dont on sait le moins de choses ; l’on ne sait même pas comment et d’où il y a atterri vers 1475 ;
  • Celui d’Alexandrie semble plus traçable. On sait qu’en 1628 le patriarche Cyrille Likarisse l’a offert au roi anglais Charles 1° ;
  • Celui du Sinaï a été découvert au XIXe seulement par le fameux théologien protestant allemand K. Tishendorff ;

Les trois plus anciens manuscrits ont donc fait leur apparition après le XVe siècle et même après le XVIIe. Leur réputation d’ancienneté a été établie par l’autorité de K. Tishendorff, mais seulement au XIXe siècle, et suivant une évaluation graphologique. Cette méthode est subjective.

 

Le manuscrit ayant le plus longtemps été en possession de l’église serait celui du Vatican, mais son histoire est peu documentée. En fait, c’est même toute l’existence du Vatican qui est peu documentée avant le XVIe - XVIIe siècles.

 

Il est parfois fait mention du manuscrit palimpseste de Ephrem le Syrien, conservé à la bibliothèque de Paris. On le dit du Ve siècle, mais il fut découvert au XVIIe. Une partie a été effacée pour réécrire par-dessus une œuvre attribuée à Ephrem le Syrien. Une grande partie est illisible ou hiéroglyphique, mais l’expertise de Tishendorff en est venue à bout, le document a été publié, avec des pertes mineures, en 1843 à Leipzig.

 

Il est très incomplet :

  • L’Ancien Testament est fragmentaire ;
  • Il manque un tiers du Nouveau Testament ;

Papier neuf et manuscrits incomplets

 

Citation de Morozov qui a pu examiner le manuscrit du Sinaï. Il relève que les feuilles sont en assez bon état, surprenant pour leur âge supposé. Le manuscrit d’Alexandrie est incomplet, ce qui est compatible avec la théorie selon laquelle à cette date la Bible n’était pas terminée. Autre exemple, la seconde prophétie de Daniel était absente du canon d’alors. Ce qui est compréhensible car cette prophétie traite de faits et noms géographiques ou ethniques du Moyen-Age. Le manuscrit du Sinaï est un faux fabriqué par Tishendorff avec l’aide de moines.

 

Les copies douteuses de la septante

 

Il est dit que la première traduction en grec depuis l’hébreu a été faite par 72 traducteurs au IIe siècle avant l’ère commune, en Egypte sous Ptolémée de Philadelphie. On lui donne ne nom de septante en référence aux 70 ou 72 traducteurs. Mais cette traduction ne nous est jamais parvenue. On a simplement attribué trois manuscrits ressemblants, en grec, comme étant des copies de cette fameuse traduction, et, encore une fois, suivant la datation douteuse de Tishendorff. De fait, l’on pense à la Septante comme à une bible en grec traduite sous Ptolémée, mais il n’en est rien.

 

Les manuscrits de la Mer Morte

 

Une datation qui se mord la queue, en 1992, une datation au Carbonne 14 de dix échantillons provenant de dix manuscrits a été effectuée, parallèlement à quatre datations d’étalonnage sur des documents supposés authentiques. Ces comparaisons sont indispensables car l’estimation théorique n’est jamais une datation absolue. A cause de possibles enrichissements parasites en Carbonne 14 : pollution par des poussières, des pollens, etc., en pratique, la datation au Carbonne 14 n’est vraiment fiable que grâce aux comparaisons, si les documents de comparaison sont eux clairement daté, ce qui reste très discutable envers des échantillons de ces époques.

 

Notes de références

 

 

1)  Le canon biblique du grec ancien κανών, kanôn signifiant canne, roseau et règle, désigne l'ensemble des textes considérés comme sacrés ayant conduit, sur plusieurs siècles, à l'établissement de la Bible, suivant principalement les rites juifs et chrétiens.

On distingue l'établissement ou la construction des canons de la Bible hébraïque (Tanakh), celui de la Septante et des versions en grec, celui de la Peshitta et des versions en araméen, celui du Nouveau Testament, puis les canons des Églises. Par exemple, le canon biblique de l'Église catholique a été fixé à 46 livres de l'Ancien Testament et 27 livres du Nouveau Testament.

 

2)  Jésus-Christ, le Christ ou simplement Christ est le nom donné par l'ensemble des chrétiens à Jésus de Nazareth, qu'ils considèrent comme le Messie (χριστός - Christos en grec ancien), l’oint du Seigneur annoncé par l'Ancien Testament du judaïsme, mort et ressuscité pour le salut des hommes. La plupart des chrétiens reconnaissent Jésus-Christ comme le Fils unique de Dieu et comme l'une des trois personnes du Dieu trinitaire. Sa mère est Marie de Nazareth.

Ce n'est qu'à partir des recherches critiques du XIXe siècle que les historiens ont peu à peu dissocié Jésus-Christ, la figure religieuse, et Jésus de Nazareth, le personnage historique.

Les musulmans reconnaissent Jésus de Nazareth en tant qu'un éminent prophète de Dieu sous le nom ʿĪsā.

Toutefois il est bon de noter que : Yeshoua, ישוע, avec les voyelles יֵשׁוּעַ, yēšūă en hébreu, est une contraction de la forme יְהוֹשֻׁעַ équivalent à Yehoshuah, en français Josué.

La forme courte de ce nom est privilégiée par rapport à la forme longue dans la littérature juive de la période du Second Temple, dont les plus récents livres de la Bible hébraïque sont un exemple. Le nom correspond à la forme grecque Iêsous, de laquelle vient le français Jésus.

La forme hébraïque Yeshoua (ישוע) apparaît dans les livres tardifs du Tanakh. Une fois pour Josué, fils de Noun, et 28 fois pour Josué le grand prêtre et d'autres prêtres appelés Jeshua. Toutefois ces mêmes prêtres sont aussi nommés Joshua dans 11 autres passages des livres d'Aggée et de Zacharie. Elle diffère de la forme hébraïque ancienne Yehoshua (יְהוֹשֻׁעַ - Y'hoshuaʿ), que l'on trouve 218 fois dans la Bible hébraïque et qui se distingue par le placement de la consonne hé ה et de la semi-voyelle waw ו après la première lettre, yud י. Le mot est également différent de la forme plus tardive Yeshu (ישו) que l'on trouve dans le dictionnaire de Ben Yehoudah et qui est utilisée dans plusieurs textes pour désigner Jésus de Nazareth.

Ainsi, la forme Yeshoua (ישוע) est souvent employée dans les traductions du Nouveau Testament en hébreu. Le nom Yeshoua est aussi utilisé dans des textes historiques d'hébreu israélites pour parler d'autres Joshua mentionnés dans des textes en grec comme Jésus ben Ananias ou Jésus ben Sira.

 

3)  La Traduction œcuménique de la Bible (TOB ; titre complet : La Bible : traduction œcuménique) est une traduction de la Bible en français effectuée par des chrétiens de différentes confessions publiée pour la première fois en 1975. Les traductions sont catholiques et protestantes pour les éditions de 1975 et 1988, puis à partir de la révision de 2010 des chrétiens orthodoxes se joignent à la traduction, et de nouveaux textes deutérocanoniques propres à ces églises sont ajoutés.