Les Néo - Templiers & leurs visions de l'histoire et de la chevalerie

 

VUE PAR LES NÉO TEMPLIERS

 

Dans cette partie, se placent les visions, concepts et références historiques, plus que discutable, des Néo Templiers. Ils restent seuls responsables de leurs propos et de leurs mensonges historiques.

 

GRAND SCEAU DU GOUVERNEMENT DE L'EGLISE CHRÉTIENNE

Histoire de l'Ordre du Temple

Les pèlerinages à Jérusalem deviennent impossibles à organiser à partir de l'année 1 073.

 

A cette époque et jusqu'au début du XVIe siècle, la religion Catholique était omnipotente dans tout l'Occident Chrétien. L'an mille et la ferveur religieuse qu'il suscita, généra la naissance des Ordres de Chevalerie Militaires et Religieux, ce tournant dans l'histoire marqua une révolution dans le système de gouvernance des Etats. Les différentes fonctions, issues de l'époque carolingienne et amandées au début du Xe siècle partagent la société Française entre Orant (religieux), Pugnant (guerriers) et Laborant (main d'œuvre). En 1 073 les Turcs Seldjoukides contrôlent la ville après leur victoire sur les Fatimides, dès lors et contrairement aux usages en vigueur depuis l'an 700, ils interdisent les pèlerinages aux Chrétiens. 

 

La suite tout le monde la connait, le Pape Urbain II prêche la croisade en 1 095 afin de libérer les lieux Saints, en 1 096 à Boulogne sur mer départ de la première croisade conduite par Godefroy de Bouillon, puis relayée par la deuxième, puis par la suivante etc. Au total il y aura 8 croisades, mais l'an 1 250 marque le désengagement des rois Occidentaux pour conserver les Etats Latins d’Orient, et l'aventure orientale se terminera pour les Chrétiens en 1 291 avec la défaite totale de Saint Jean d’Acre. La fin des états latins marquera le retour définitif des Chrétiens dans leurs pays respectifs.

 

Mais revenons au sujet qui nous occupe, l’origine du Templier remonte donc à la première Croisade en terre Sainte. Après la conquête de Jérusalem en 1 099, certains chevaliers décident de rester sur place et fondent les états latins, avec pour objectif de veiller sur le tombeau du Christ.

 

C’est ainsi qu’en 1 113 est créé l’Ordre des Hospitaliers. Sa mission est d’assurer aux pèlerins chrétiens hébergements et soins.

 

Quelques années plus tard, deux chevaliers originaires du Nord de la France, Hugues de Payns et Geoffroy de Saint Omer fondent l’Ordre des Templiers afin d’assurer la sécurité de ces mêmes pèlerins. L’ordre religieux militaire des Templiers voit ainsi le jour officiellement en 1 118, avec la bénédiction du Pape.

 

Ces deux ordres organisent en Occident un important réseau de commanderies, comme celles du Larzac, destinées à alimenter l’effort de guerre en Terre Sainte.

 

Dès sa création, l’Ordre des Templiers bénéficie d’avantages matériels de toutes sortes ainsi que d’appuis considérables : celui de Saint-Bernard qui édicte sa règle, et celui du Pape Honorius II, qui lui permet d’être indépendant de la hiérarchie de l’Eglise. Respectant les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, l’Ordre se développe rapidement en Occident. Les donations faites par les familles nobles, mais également le talent à faire fructifier les terres et les biens légués ou achetés confèrent à l’Ordre une grande prospérité. Il convient toutefois de savoir que dès l'an 1 250, tous les puissants Européens comprennent que l'aventure Chrétienne au Proche Orient est vouée à l’échec, car trop éloignée de l'Occident pour être défendue correctement. A partir de cette date ils se désengageront discrètement de ce bourbier oriental beaucoup trop couteux en hommes et en argent, les effectifs Templiers dès lors ne feront que décroitre, et les Templiers négocieront avec les Musulmans des trêves de plus en plus humiliantes jusqu'à la chute d'Acre en 1 291. A la fin du XIIIe siècle, après la perte de la Terre Sainte, les Templiers sont extrêmement riches. A Paris, à Londres et dans les commanderies, ils gèrent les fonds royaux et privés qu’ils ont reçus en dépôt. Alors que les cathares sont pourchassés dans le Sud de la France, les Templiers sont devenus les banquiers du royaume. La tour du Temple de Paris abrite même le trésor royal. Leur puissance, leur rôle en Terre Sainte et la symbolique spirituelle très complexe de l’Ordre sont sans doute à l’origine de la fascination mais aussi des spéculations les plus folles que l’histoire des Templiers a engendrées au cours des siècles.

 

La réussite économique des Templiers finit par susciter convoitises et jalousies, tant du côté de la couronne de France que du clergé. Ces derniers forgeront dès l'an 1 295 une image négative des Templiers rescapés, représentés comme des hommes arrogants et avares, mais surtout comme des lâches qui n'ont pas défendu Saint Jean d'Acre jusqu'à la mort, comme tous ceux qui périrent en 1 291 à Saint Jean d'Acre lors de l'ultime bataille.

 

De son côté, Philippe le Bel, roi de France, estime que les Templiers ont failli à leur mission de défendre les Etats Latins, et donc veut dissoudre cet Ordre extrêmement puissant et riche. Il veut du même coup s’approprier les richesses de l’Ordre et briser son indépendance. En 1 305, les rumeurs s’amplifient et l’on accuse les Templiers de faits très graves : hérésie, idolâtrie et même, sodomie. Le vendredi 13 octobre 1 307 eu lieu l’arrestation en masse des Templiers qui furent ensuite emprisonnés torturés et jugés. 

 

Cette opération fut La plus extraordinaire Opération de Police de tous les temps. 

 

Le procès dure près de sept ans et, un à un, sous les tortures prodiguées par Guillaume de Nogaret, les Chevaliers du Temple finissent par avouer les crimes qu'on leur impute. Sous la pression de Philippe le Bel, le pape Clément V émet le 02 mai 1 312 la bulle Ad providam, annonçant la suppression de l'Ordre. Le 18 mars 1 314, Jacques de Molay, emprisonné depuis octobre 1 307 dans la prison du Temple, est conduit devant la cathédrale de Notre-Dame pour entendre le verdict du procès, en compagnie de Geoffroy de Charnay, précepteur de Normandie, de Hugues de Payraud, visiteur général de l'Ordre, et de Geoffroy de Gonneville, Commandeur d'Aquitaine. La sentence des juges est la prison à vie. Mais Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay haranguent la foule en disant que leurs aveux ont été volés, que les Templiers n'ont commis aucun crime et sont victimes d'une machination. Les deux hommes sont alors condamnés au bûcher. Le lendemain, 19 mars 1 314, sur le bûcher dressé sur l'île aux Juifs, en face du Palais de la Cité, Jacques de Molay s'écrie : Pape Clément ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à comparaître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment. Maudits, maudits. Soyez tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races.

 

La malédiction du grand-maître allait s'avérer exacte :

 

Clément V meurt le 20 avril 1 314 d'étouffement.

 

Philippe le Bel décède dans la nuit du 26 au 27 novembre 1 314 d'un ictus cérébral, ses trois fils mourront dans les 12 années à venir, sans laisser de descendance mâle, mettant ainsi fin à la lignée des Capétiens directs. C’est l’Ordre des Hospitaliers qui, finalement, hérita des biens des Templiers. Sur le Larzac, ils prirent le relais de leurs cousins Templiers, ceci jusqu’à la Révolution française, en 1 789.

 

Les Hospitaliers opportunistes avaient compris dès leur retour en France en 1 291 qu'ils devaient composer avec le roi Philippe le Bel, ils renièrent donc l'autorité Papale afin de ne pas contrarier le tout puissant roi Philippe. Ces Hospitaliers récupéreront une partie des biens immobiliers des Templiers, mais en 1 789 un vent mauvais commencera à souffler sur cet Ordre, et les pendules de l'histoire seront remises à l'heure par les révolutionnaires. Pour connaitre ce qui leur arrivera après 1 789, et que vous ne savez sans doute pas.

 

Les Clefs utiles pour comprendre l’Ordre des Néo Templiers

VUE PAR LES NÉO TEMPLIERS

 

Les Templiers de l'an 1 118 étaient des moines soldats Catholiques au service du Pape et sous son commandement suprême, et cet ordre est resté Catholique jusqu'à sa dissolution par le Pape Clément V le 22 mars 1 312. Les Templiers furent victimes d'une machination hourdie par le roi Philippe le bel, et le Pape fut impuissant à les sauver. Lisez chaque paragraphe ci-dessous et vous connaitrez mieux les Templiers d'hier et ceux d'aujourd'hui.

 

L'Ordre d'Amus

 

Il aurait existé à Thèbes une société secrète appelée l’Ordre du Kadosh, ou Ordre des Solitaires (Ordre des Purs, des Parfaits). Cet ordre étant d’inspiration essénienne, gnostique et johannique. Arnaud de Toulouse serait parti en Palestine vers le début du IXe siècle pour étudier et pénétrer les mystères de cette société. Il aurait accédé à l’initiation des trois grades et aurait obtenu l’autorisation de fonder une émanation de l’Ordre en Europe.

 

La première loge aurait été fondée en 804 à Toulouse par Arnaud sous le nom d’Amus. L’ordre aurait compté parmi ses membres des personnages tels que : Gerber d’Aurillac (futur pape Sylvestre II), Raymond de Saint-Gilles (comte de Toulouse), Godefroi de Bouillon et les neuf chevaliers fondateurs de l’Ordre des Templiers. 

 

Au musée de Vienne est exposée une médaille à l’effigie de Dante réalisée par Pisanello. Au revers de la médaille, qui représente Dante, on peut lire l’étrange suite de lettres suivante : F.S.K.I.P.F.T. lettres signifiant Fidei Sanctae Kadosh Imperialis Principatus Frater Templarius. En 1 104, bien avant la fondation de l’Ordre du Temple, le comte Hugues de Champagne aurait rencontré à Byzance, accompagné d’Hugues des Païens et de Geoffroy de Saint-Omer, le Maître des Frères d’Orient, dont le patronyme était Melchissédek, le nom même du roi de Salem, le roi de Justice, dont parle la Bible et qui avait succédé à Michel Psellos, fondateur de l'Ordre des Frères d’Orient qui était initié aux doctrines hermétiques, néo-pythagoriciennes et néo-platoniciennes en 1 078.

 

Le Baphomet

 

Avant la première croisade de 1 096 il y eut une multitude de pèlerinages encadrés par des hommes armés entre l'an 650 et l'an 1 073, il y eut donc des échanges entre Chrétiens Européens, Juifs et Musulmans. Durant cette période tous les pèlerins connaissaient donc l'existence de Mahomet. Baphomet c'est la déformation du nom de Mahomet par les habitants du Sud de la France, il désignait donc au Moyen âge un faux dieu, un démon, une idole monstrueuse qu'on accusa les Templiers d'avoir adorée. 

 

Il convient enfin de savoir que l'Islam interdit toute représentation de Dieu et de son prophète Mahomet et ce hier comme aujourd'hui.

 

Dans l'enquête ordonnée contre l'ordre du Temple, deux des six témoins entendus à Carcassonne, Gaucerand de Montpezat et Raymond Rubei, parlent d'une idole en bois, ubi erat depicta figura Baphometi. Un autre témoin interrogé à Florence déclare qu'on lui a dit en lui montrant l'idole ecce deus vester et vester Mahumet. Ces trois dépositions sont le point de départ de tout ce que de nombreux érudits modernes, depuis Frédéric Nicolai en 1 782, ont écrit sur Baphomet. On a cru à tort que ce mot désignait une idole d'une forme particulière, et non pas les idoles païennes et les figures diaboliques en général. Baphomet était un mot générique pour désigner les faux dieux, de même que le mot Sarrasins signifiait les païens. On s'explique par-là les contradictions des témoins du procès des Templiers quand ils décrivent l'idole adorée, selon eux, par les chevaliers. Ceux qui, comme le baron de Hammer-Purgstall, ont essayé de rattacher l'idolâtrie des Templiers au gnosticisme, ont vu dans le mot Baphomet un dérivé des deux mots grecs Baphê Mètis ou Matou, baptême de la Metè, la Metè était une déesse adorée par les Gnostiques, qui réunissait les deux sexes et était douée de la puissance génératrice. Michelet incline à croire que le Baphomet des Templiers n'est que l'image de l'Esprit saint tel que l'adoraient les sectes gnostiques de l’Orient, le Dieu qui baptise l'Esprit, celui dont il est écrit Ipse vos baptisavit in spiritu sancto et igne (Matthieu, 3, II), le Paraclet enfin, qui descendit en langues de feu sur les apôtres. Cette hypothèse paraît à Michelet d'autant plus vraisemblable que la fête du Paraclet, la Pentecôte, était la plus grande solennité du Temple.

 

Redslob, dans la Zeitschrift für histor Théologie émet une théorie compliquée et rattache le mot Baphomet aux écritures mystérieuses dont les cabalistes et les gnostiques faisaient si fréquemment usage, comme les francs-maçons de nos jours, et qu'on ne peut comprendre qu'à la condition d'en avoir la clef. Il suppose la forme Baphomety puis faisant abstraction des voyelles et changeant l'ordre des lettres, il arrive à mpth by qu'il rattache aux mots hébreux maptah b(eth) Yahvé, clef de la maison de Yahvé (Jéhovah) c’était, comme on le voit, chercher bien loin l'explication d'un mot tout simple. Quant aux monuments dans lesquels certains historiens et romanciers ont voulu voir des figures baphométiques, ils sont fort nombreux. Au moyen âge les tailleurs de pierres sculptaient des créatures censées représenter les péchés capitaux et déviances de tous ordres voués à l’enfer. Le mémoire Mines de l'Orient dans le tome VI du baron de Hammer imprimé en 1 809, en contient le recueil le plus important. On y remarque surtout vingt-quatre figures androgynes, d'un caractère voisin de l'obscénité elles sont coiffées d'un bonnet entouré de serpents elles tiennent des chaînes, des croix elles sont accompagnées de divers symboles : le soleil, la lune, la peau de lion, le chandelier à sept branches, un crâne, des serpents. Sur plusieurs de ces monuments sont gravées des inscriptions gnostiques et arabes. 

 

Ci-dessous, quelques images de ce livre imprimé en 1 809, époque bénie du Templarisme.

 

Pour résumer, au cours du procès intenté aux Templiers entre 1 307 et 1 314, concernant leur pseudo adoration Baphométique, aucune image ou statue de ce Baphomet ne put être produite et pour cause, les statues et images Baphométiques sont apparues en Europe vers 1 780 en même temps que les sociétés secrètes initiatiques, qui se consacrent au progrès social et humain.

 

Hugues des Païens

 

Il fut le co-fondateur de l'Ordre du Temple avec Geoffroy de Saint-Omer. Personne à ce jour n'est capable de prouver la date et le lieu de naissance d'Hugues des Païens, contrairement aux autres co-fondateurs de l'Ordre du Temple. Certains le disent natif de Champagne, d'autres de l'Ardéche ou de la Bretagne. Nous pensons que ce personnage n'est autre que le frère de Geoffroy de Saint-Omer, Hugues, que tout le monde appelait Hugues le Païen.

 

Hugues des Païens meurt le 24 mai 1 136 à Jérusalem, ses funérailles seront pour le Temple l'occasion de faire une démonstration de force.

 

Pierre Tudebode prêtre poitevin qui prit part à la première croisade, dont il écrivit l'histoire Historia de Hierosolymitano itinere parle de Hugues les Paiens. 

 

Guillaume de Tyr qui fut le premier à écrire un ouvrage relatant les croisades au proche orient vers 1 150 parlera de Hugues des Païens pour évoquer le co-fondateur de l'Ordre du Temple et il mentionnera également Geoffroy de Saint-Omer comme l'autre fondateur de l'Ordre. Guillaume de Tyr utilisera pour écrire son ouvrage les récits de 4 narrateurs présents lors de la première croisade : 

  • Foucher de Chartres ;
  • Raymond d'Aguilers ;
  • Pierre Tudebode ;
  • L'anonyme rédacteur des Gesta Francorum ;

Ces 4 narrateurs ont cité Hugues des Païens et Geoffroy de Saint-Omer comme étant les deux seuls fondateurs de l’Ordre.

 

Quelques années plus tard, Chrétien de Troyes, Baudri de Bourgueil, Robert le Moine, Guibert de Nogent, eux aussi narrateurs des Croisades, nommeront le fondateur de l'Ordre du Temple Hugues des Païens. Notre Commanderie travaille depuis plusieurs années afin de réunir les preuves de ce que nous croyons, à savoir que le frère de Geoffroy de Saint-Omer était surnommé Hugues le Païen, et, comme ils sont partis ensemble à Jérusalem il se peut fort bien que Hugues de Payns et Hugues le Païen ne soient qu'une seule et même personne. En un mot, il se peut donc qu'il soit issu de la famille des Châtelains de Saint Omer, frère de Geoffroy.

 

La Secte des assassins

 

Les Assassins en arabe : حشاشين, Hashshashin est le nom donné aux Nizârites, entre le XIe siècle et le XIIIe siècle. C'est une secte fondée en 1 090 par Hassân as-Sabbah. Adeptes de l'ismaélisme en Perse, c'est une communauté chiite minoritaire dans une région sous la tutelle de vizirs sunnites. Sous la direction de leur chef charismatique Hassan-i Sabbâh, parfois surnommé le Vieux de la Montagne, les ismaéliens prennent le contrôle du fort d'Alamût en 1 090 et étendent leur influence en Iran ainsi qu'en Syrie. On les appela Hachâchîne, parce qu’ils consommaient du haschich. Ils vivaient dans un repaire, véritable nid d’aigle en la forteresse d’Alamut, dans une zone montagneuse quasi-inaccessible située près de la mer caspienne, situé en Iran de nos jours.

 

FORT D'ALAMUT

 

Les Assassins formaient une société hiérarchisée, à leur tête, le Grand Maître vénéré encore appelé vieux de la montagne et au bas de la pyramide, le novice. Les adeptes sont classés selon leur niveau d’endoctrinement, selon leur capacité à tuer de sang-froid et selon leur aptitude à garder le secret.

 

Leurs ennemis jurés sont d’abord les Turcs seldjoukides partisans d’un sunnisme intégral qui mirent fin au Chiisme iranien pour contrôler l’empire Abbasside. Ils tenteront également d'assassiner à plusieurs reprises le grand Saladin qui mit fin à la dynastie Fatimide. Hassan es-Sabbah, après avoir été le Grand Maître, ou le Vieux de la Montagne, Cheikh al-Djabal, est devenu après sa mort le chef spirituel absent de tous les Assassins. Ses successeurs ont pris le même titre de Grand Maître ou le Vieux de la Montagne. Les da’is, des propagandistes, viennent juste en dessous ils sont chargés de l’enseignement de la doctrine ismaélienne et du recrutement de nouveaux adeptes. Les rafiq sont ceux qui commandent les forteresses et dirigent l'organisation de l'ordre. Les mujib ou mourîd sont des novices qui suivent l'éducation ismaélienne, des enfants convertis ou pris aux paysans alentour, appelés à gravir les échelons de l’organisation. Mais le bras armé et l’instrument de terreur par excellence est formé par les exécutants d’élite dits fidaïs, ceux qui se sacrifient, des novices fanatisés et préparés à mourir pour la mission que leur confie le Grand Maître.

 

Les Nizârites ont été redoutés par les Croisés qui les appelaient Assassins même si ces derniers étaient relativement peu nombreux. Les Nizârites compensaient leur faible nombre par la qualité de leurs combattants, connus pour consommer du haschich avant de partir au combat ou accomplir leur mission, ils ont mené à bien l'espionnage et les assassinats d'ennemis importants, califes, vizirs, sultans et chefs croisés. Il convient de noter que cet Ordre contemporain des Templiers, perdura comme celui des Templiers moins de 2 siècles, qu'il avait la même structure organisationnelle et que les Templiers se sont même alliés avec les Nizârites à plusieurs reprises pour combattre les Seldjoukides. L'État ismaélien d'Alamût prendra fin en 1 256 avec l'invasion des Mongols dirigée par le conquérant Houlagou Khan. Rukn ad-Dîn Khurshâh sera assassiné au cours de cette invasion en 1 255. L'ismaélisme nizârien se perpétuera en Perse caché sous le manteau du soufisme, un début d'émigration vers l'Inde s'amorce. Une partie des nizâriens préfère rester sur place puis migrer vers l'ouest.

 

Bernard Lewis professeur émérite d'études du Proche-Orient à l'Université de Princeton, a décrit les Assassins comme une secte radicale de l'islam. 

LES ARABES DANS L'HISTOIRE 2011

 

Vendredi 13 Octobre 1 307

 

Au matin, dès l’aube, toutes les polices et les gens d’armes de France et de Navarre, investirent près de trois mille demeures sur l’ensemble du territoire, pour en arrêter tous les occupants. Ce fut la plus grande rafle policière de tous les temps. En fin de journée, l’opération était terminée. Elles continueront plus tard, dans toute l’Europe, jusqu’à la fin de l’année 1 307. Nous étions le vendredi 13 octobre 1 307. C’est bien ce vendredi 13 qui sera à l’origine d’une croyance populaire, de bon ou de mauvais présage, qui persiste encore aujourd’hui, 700 ans après. Jaloux de leur puissance et de leur richesse, inquiet de leur pouvoir auprès du pape, le roi de France, Philippe IV Le Bel, fait arrêter tous les Templiers du royaume, pour apostasie et mœurs dissolues. L’Affaire est menée par Guillaume de Nogaret, qui fait adresser, dans le plus grand secret, dès le 14 septembre, des lettres closes à tous les Baillis et Sénéchaux du royaume, à n’ouvrir qu’au jour dit. Ce matin du vendredi 13, Guillaume de Nogaret lui-même, dirige l’arrestation de près de 140 Templiers de la Maison Centrale de Paris. Sur tout le territoire, ils sont incarcérés, puis interrogés et torturés. Ceux qui réussissent à s’échapper sont repris le jour même. On leur propose le pardon ou la mort. Très peu abjureront et après des parodies de procès ils seront condamnés au bûcher, dès le 12 mai 1 310, 54 Templiers sont brûlés à Paris. Les bûchers expiateurs seront à la mode pendant 5 années sur tout le territoire et scelleront la mort de l'Ordre du Temple. Les quelques aveux arrachés aux Templiers par les Inquisiteurs le furent sous la torture.

 

Depuis ce jour le vendredi 13 restera associé au malheur absolu dans la mémoire des Français.

 

Le Templarisme

 

À l'image des Templiers, l'ordre des hospitaliers se militarise pour devenir un ordre militaire qui comprend trois catégories : frères chapelains, frères chevaliers et frères servants. Cette organisation en trois classes sans subdivision restera toujours celle des Hospitaliers, nom finalement donné aux chevaliers de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem. Les Hospitaliers ont survécu à leurs cousins 'Templiers' grâce à leur sens de la diplomatie et à leur faculté d’adaptation, ils ont perçu dès 1 291 que leur salut résidait dans une allégeance au roi de France au détriment de la Papauté. Au fil de leur histoire mouvementée, les hospitaliers seront successivement chevaliers de Chypre puis chevaliers de Rhodes et enfin chevaliers de Malte. Même si l’aspect militaire prit le dessus lors de leur occupation de l'île de Malte, l’Ordre garda toujours sa dimension hospitalière. Leur hôpital de La Valette, à Malte, était au XVIIIe siècle un des meilleurs d’Europe. Mais avec l'avènement de la révolution Française le vent tourna pour les Hospitaliers. Contrairement à ce qui est généralement penser Maximilien Robespierre croyait en Dieu, mais il était profondément dégouté par le comportement d'un grand nombre d’ecclésiastiques. Il n'aimait pas les Hospitaliers il leur préférait les Templiers qui étaient à ses yeux des hommes intègres qui avaient été injustement traités par la Royauté et l'Eglise Française. Augustin Robespierre le jeune frère de Maximilien était très ami avec le jeune lieutenant Bonaparte, lui aussi très croyant, qu'il contribua à promouvoir au grade de Général à la suite du siège victorieux de Toulon contre les Anglais. Les deux hommes s'estimaient beaucoup et Augustin plaida la cause des Templiers auprès de son ami Bonaparte entre 1 793 et 1 794 quand Augustin était représentant de la Nation en mission pour l'armée, celle du sud de la France et d'Italie. Bonaparte retiendra la leçon concernant la fin tragique des Templiers, et, comme les frères Robespierre il considérera les Hospitaliers comme des traitres et des spoliateurs de l'Ordre du Temple. En 1 798 Bonaparte se lance dans la campagne d'Egypte, mais avant, le 12 Juin il s'arrête à Malte pour venger les Templiers, les chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem remettent, sans combattre, à l’armée française la ville et les forts de la Valette. Ils renoncent, en faveur de la République Française, aux droits de souveraineté et de propriété qu’ils ont tant sur cette ville que sur les îles de Malte, de Gozzo et de Cumino. L'Ordre qui s'était placé sous la protection de Paul Ier de Russie après son bannissement par Bonaparte, voit une majorité de ses chevaliers s'exiler à Saint-Pétersbourg où ils élisent le tzar comme grand maître en 1 798. Mais avec l'abdication du grand-maître Ferdinand de Hompesch en 1 799 et la mort de Paul Ier en 1 801, s'ouvre pour l'Ordre des Hospitaliers une période noire qui ira jusqu'à son éclatement en ordres concurrents. En plus des ordres historiques issus de la scission protestante comme le très vénérable ordre de Saint-Jean, son principal successeur catholique est l'ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte, fondé officiellement en 1 961. Devenu Empereur, Bonaparte qui avait conservé toute son admiration pour les frères Robespierre, accordera en 1 804 une pension à vie à leur sœur Charlotte qui vivait cachée et dans le plus grand dénuement depuis que ses deux frères avaient été décapités en 1 794, il restituera dans la foulée au clergé Français une grande partie des biens qui lui avaient été confisqués pendant la révolution. 

 

Il convient enfin de noter que Bonaparte œuvrera au renouveau du Templarisme dès 1 806, et ses successeurs, Louis XVIII, Charles X, Louis Philippe lui emboîteront le pas.

 

Fabré-Palaprat

 

En 1 794, le Danois MUNSTER aurait découvert dans la bibliothèque du prince Corsini à Rome, la règle manuscrite de l'Ordre. Puis dans un meuble à double fond, on découvrit la Chartre dite de Jean—Marc larmenius, meuble que détenait un Anglais, cette Chartre portait la signature des grands Maîtres qui se succédèrent jusqu'en 1 804. Elle fut soumise à beaucoup d’études, papier, encre, écriture, signatures, deux camps apparurent : 

  • Un camp scientifique affirmant qu'il s'agissait d'une supercherie grossière ;
  • Un autre camp acceptant cette charte ;

C'est ainsi qu'apparut un personnage qui avait de grands appuis, le docteur Fabre Palaprat, grand Maître depuis le 4 Novembre 1 804. 

 

BERNARD-RAYMOND FABRE PALAPRAT

 

Le 18 Mars 1 808, une messe solennelle fut célébrée en l'église Saint Paul et Saint Antoine en commémoration du martyre de Jacques de Molay, dans l'assemblée au premier rang, une centaine d'hommes portant l'habit templier, dans l'assistance des officiers d'empire et de hauts fonctionnaires de l'empire. La nef de l'église est tendue de noir et semée de croix templières. Dehors un bataillon d’infanterie, disposé devant le grand portail attend pour rendre les honneurs. C'est ainsi que le bon peuple de Paris apprend que par le bon vouloir de l'empereur Napoléon Bonaparte l'Ordre du Temple est ressuscité. Pendant tout son magistère le grand Maître Bernard-Raymond Fabre Palaprat fit preuve d'une activité peu commune, fort de ses relations privilégiées avec le régime impérial français et en particulier avec l'archi chancelier Combacéres duc de Parme. Comment Bernard-Raymond Fabre Palaprat pouvait il se prétendre être le maillon de la longue chaîne de transmission depuis Jacques de Molay ? Quelles preuves apportait—il ? Le testament de celui—ci en faveur de Jean—Marc Larmenius, une chartre de transmission appelée également Lévitique contresigné par les vingt-quatre grands Maîtres de Larmenius à Fabre Palaprat. L'Ordre prit un essor considérable, surtout parmi la noblesse et les notables du nouvel empire.

 

De nos jours tous les historiens et les scientifiques s'accordent pour affirmer que cette charte est un faux .

 

L’Egrégore

 

En latin, egregius signifie remarquable, illustre, exceptionnel. Cependant, c'est dans le grec ancien qu'il faut chercher l'étymologie et la logique du vocable égrégore. Celui-ci s'entend aussi bien dans έγρήγορα égrègora, parfait d'έγείρω, faire lever, éveiller, réveiller, que dans le verbe dérivé έγρηγοράω égrègoraô, être éveillé, ou le substantif féminin έγρήγορσις, εως égrègorsis, veille, ou encore les adverbes έγρήγορότως égrègorotôs et έγρηγορτι égrègorti, signifiant tous deux en veillant.

 

Le terme égrégore apparaît en 1 857 dans la langue Française sous la plume de Victor Hugo dans La Légende des siècles. La très large diffusion du poème au XIXe siècle assure la pérennité du mot qui aurait pu rester un hapax poétique nécessité par une rime avec mandragore. 

 

À la graphie créée par Victor Hugo s’ajoute la variante eggrégore mais on trouve aussi des graphies pseudo latinisantes comme egrigor ou égrigore. Un égrégore ou eggrégore est, dans l’ésotérisme, un concept désignant un esprit de groupe influencé par les désirs communs de plusieurs individus unis dans un but bien défini. Cette force a besoin d'être constamment alimentée par ses membres au travers de rituels établis et définis.

 

Factuellement l’Égrégore ne se rencontre que dans les sociétés initiatiques et se définit comme une entité spiritueuse issue d’un travail commun, et de la conscience collective. L’égrégore traduit l’essence de ce que l’esprit du groupe doit révéler, c’est-à-dire l’énergie cohérente et collective d’une pensée unifiée. Il s’agit d’une Communion spirituelle partagée. Elle se révèle notamment avec une grande force, après l’invocation de clôture d'un chapitre ou d'un atelier, dans la Chaîne d’union qui regroupe les frères et sœurs formant le cercle, mains enlacées, pour évoquer le lien indéfectible qui les unit. 

 

VISIONS FANTAISISTE DE L’EGREGORE

 

Le terme, apparu dans la tradition hermétiste, a été repris par les métaphysiciens qui l'ont chargé d'un fort potentiel subversif.

 

Les Eschaimins

 

Dès le début de leurs fouilles vers 1 108 Les templiers firent, dans les fondations du Temple, une découverte remarquable, dont ils ne surent trop que faire au début. Il s'agissait de lambeaux de fragments d'écrits hébraïques dont le contenu devint très vite d'une importance décisive pour les chevaliers et pour toute l'histoire de l'ordre. Ces fragments furent remis à l'érudit Etienne Harding qui en fit la traduction. Ils rencontrèrent également les Harodims ou Haredim, un terme qui désigne les Juifs religieux qui craignent Dieu, une branche du judaïsme fidèle à Hérode le tyran constructeur du Temple afin d'éclairer leurs trouvailles. Les lambeaux d'écrits étaient des fragments de rapports d'eschaimins, des espions juifs qui, mandatés par les Sadducéens, du vivant de Jésus les Sadducéens formaient l’élite sacerdotale du Temple de Jérusalem. Leur influence concernait surtout le culte. Parti aristocratique, les sadducéens se montraient méprisants à l’égard du peuple. Aux yeux du peuple, ils recherchaient trop le pouvoir, et se compromettaient trop avec les Romains, relataient les agissements du maudit Mamzer, fils de putain Jésus et ses blasphèmes contre le Dieu d'Israël. Ce qu'on pouvait y lire était en complète, contradiction avec l'enseignement prêché par l'Eglise. Ces espions à la solde des Sadducéens firent des rapports pour plaire à ceux qui les payaient, en réalité et pour rester factuel il suffit de lire les écrits du nouveau testament pour s'apercevoir que jamais Jésus ne critiqua le Dieu des Juifs, qui était également son père, mais qu'il critiqua en permanence les Sadducéens qui ne vivaient pas selon les préceptes Bibliques, ce qui n'est pas la même chose.

 

Geoffroy de Saint-Omer

 

Geoffroy est né en fin d'année 1 075 ou en début d'année 1 076 à saint Omer c'est le fils de Guillaume 1er de Saint-Omer. Avec ses trois frères Guillaume, Hugues et Gérard, il rejoint le cortège de Godefroy de Bouillon à Saint-Omer. Il retrouve Baudouin, fils du comte Eustache de Boulogne sur mer futur Roi de Jérusalem, Eustache, Robert II comte de Flandre, Pierre de Courtenay comte de Namur, Baudouin II comte de Hainaut, Englebert et Liétaud de Tournai, toute la chevalerie du Hainaut et du Luxembourg. Ils furent les premiers à poser les pieds sur les remparts de Jérusalem. Parti de Boulogne sur mer, ce cortège grossira à chaque ville traversée, Saint-Omer, Lille, Charleroi, Bastogne, Mayence, Strasbourg, Ratisbonne, Vienne, Belgrade, Constantinople, Nicée, Dorylée, Komia, Césarée, Maras, Antioche, pour arriver enfin à Jérusalem. Il y aura 4 autres cortèges qui rejoindront celui de Godefroy de Bouillon à Constantinople :

  • Celui de Robert de Courteheuse ;
  • Celui de Bohémond de Tarente ;
  • Celui de Hugues de Vermandois ;
  • Celui de Raymond de Saint Gilles ;

Geoffroy de Saint-Omer fonde en 1 118 avec Hugues et quelques chevaliers l’Ordre du Temple Bernard de Clairvaux en sera le parrain. Dix ans plus tard, en 1 128, il obtient du concile de Troyes, un règlement et des statuts pour l’Ordre, et jette en Europe les bases de cette prodigieuse puissance Templière. En 1 127, Geoffroy et plusieurs de ses compagnons fondent dans les faubourgs d’Ypres une commanderie, sur le territoire d’Upstal. On retrouve encore sa trace la même année à Rome, près du Pape Honorius III, chez lequel il était venu chercher du secours pour une nouvelle croisade. En 1 129, Hugues des Païens se rend à la cour d’Angleterre où il est reçu de façon étonnante, une explication à ce chaleureux accueil serait que les deux hommes étaient initiés dans le même Ordre d’Amus, qui octroie à l’Ordre des biens énormes, il est noté dans les sources anglaises de grands trésors d’or et d’argent. A son retour sur le continent, Hugues emmène à sa suite chevaliers anglais et flamands avant de rassembler les preux français et de rejoindre Marseille. Pendant ce temps, Geoffroy a su convaincre sa famille de l’aider, et, c'est ainsi qu'il obtint pour l'Ordre la donation des redevances des Flandres de la part du comte Guillaume Cliton avec l’assentiment des barons normands et flamands.

 

Ce travail effectué il rejoint Hugues à Marseille.

 

Geoffroy fut nommé duc de Thèbes, et c’est dans cette contrée lointaine qu’il terminera sa vie aventureuse.

 

Le Temple de Salomon

 

Jérusalem est conquise en 1 099 par les Croisés, le Dôme du rocher est immédiatement transformé, surmonté d'une croix, et orné à l'intérieur d'images pieuses en y laissant les inscriptions arabes alors indéchiffrables, qui niaient la divinité de Jésus et affecté au culte Chrétien. Dans la foulée, le chemin suivi par Jésus pour monter au Calvaire est matérialisé. Le palais et les bâtiments royaux sont établis autour de la Tour de David et de l’actuel quartier arménien. Devenu le Templum Domini ou temple du Seigneur, il est confié aux chanoines, des prêtres vivant en communauté du Saint Sépulcre. Jérusalem devient la capitale du Royaume latin, aussi appelé royaume Franc de Jérusalem et Godefroy de Bouillon accepte le titre d’avoué du Saint-Sépulcre.

 

Les Musulmans et les Juifs sont interdits d'établissement à Jérusalem et ce, tant que durera la domination des Croisés. Les Francs agrandissent et transforment le Saint-Sépulcre. Les fondations de la mosquée Al-aqsa et du dôme du rocher, redevenus des lieux de culte Chrétien, sont méthodiquement fouillés de l'an 1 106 à l'an 1 116 par les 9 chevaliers qui créeront en 1 118 l'Ordre du Temple.

 

Ces 9 chevaliers habitent alors dans les écuries du Roi Salomon à côté de la mosquée Al-aqsa, tandis que le roi Baudouin habite dans la mosquée Al-aqsa, à l'emplacement du palais du roi Salomon rasé par les Romains, puis rebati en église Sainte-Marie-la-Neuve par les chrétiens, puis rasée par les Musulmans qui construisirent en lieu et place la mosquée Al-aqsa. Lors de ces fouilles, les Templiers découvrent des écrits concernant la vie de Jésus, de nature à les déstabiliser, mais Saint Bernard reprend les choses en main et missionne Etienne Harding pour traduire ces parchemins et en agréger certaines parties au nouveau testament revu et corrigé.

 

Il ne fait guère de doute non plus que des objets de la plus haute importance y furent découverts. L’origine du nom Templiers ne fait donc pas référence au lieu qu'ils occupent dès 1 106, mais à l'emplacement où se dressaient les deux Temples des hébreux, puis le Templum Domini, dome du rocher transformé en lieu de culte Chrétien considéré comme leur siège symbolique. Pour preuve, cet édifice figurait au verso du sceau des grands maîtres de l’Ordre du Temple. En 1 115, Jérusalem dépeuplée après les massacres et l'exil des musulmans et des juifs, le Roi de Jérusalem fait appel à des Syriens Chrétiens pour la repeupler et en assurer la défense.

 

Les pèlerinages assurent une nouvelle prospérité à Jérusalem entrainant la construction et l'agrandissement de plusieurs hôpitaux dont celui de l'ordre des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. En 1 187, après l'attaque de Renaud de Châtillon malgré la trêve conclue entre Saladin et le royaume de Jérusalem, Saladin attaque les croisés, capture Châtillon lors de la bataille de Hattin le 4 juillet 1 187 et le fait décapiter. Lors de cette bataille il fait également prisonnier le roi Guy de Lusignan et s'empare de la ville le 2 octobre 1 187. Il reprend rapidement toutes les cités croisées, à l'exception de Tyr.

 

DIVERS NÉO TEMPLIERS SE PROSTERNANT OU EXHIBANT LE FAUX DOCUMENT LARMENIUS

 

Le document Larmenius, au-delà d'un simple faux, doit être perçu comme une réelle tentative de réalisation constructive pour atteindre un objectif spirituel. Factuellement, de nombreux courants maçonniques revendiquent, même symboliquement, une origine Templière. De nombreux hauts grades maçonniques font d'ailleurs explicitement référence à l'Ordre du Temple, notamment dans le Rite Ecossais Ancien & Accepté et dans le Rite Ecossais Rectifié. Les documents du fonds Palaprat sont conservés à la Bibliothèque Nationale, dépôt Vernois où ils ont été déposés en 1 871 et la Charte Larmenius quant à elle, est actuellement conservée à Londres. Tous les historiens et scientifiques ayant étudié ces documents s'accordent pour qualifier cette thèse de farfelue et les documents produits pour l'étayer comme des faux. Il faut noter pour l'ensemble de l'oeuvre Palaprat-Larmenius, que sa filiation directe en est réellement éteinte. Son dernier conseil s'est déroulé le 12 Mars 1 841, après s'être divisée en 2, voire 3 Branches dès 1 838. Divers courants se réclament aujourd'hui de l'héritage Templier de Fabré-Palaprat.

 

En 1 945 s'est créé un Ordre Souverain et Militaire du Temple de Jérusalem basé à Paris. Antonio Campello Pinto de Sousa Fontes, détenteur des archives de la branche belge issue de l'Ordre du Temple de Fabré-Palaprat, fonde l'O. S. M. T. J.

 

En février 1 960 Fernando Campello Pinto Pereira succède à son père à la tête de l'O. S. M. T. J.

 

En 1 970 scission au sein de l'O. S. M. T. J. Fernando Campello Pinto fonde l'Ordo Supremus Militaris Templi Hierosolymitani à Porto au Portugal.

 

La Légende de Marie Magdala

 

Concernant l'identité de Marie Magdala c'est la confusion totale jusqu'au VIIe siècle.

 

Il s'agirait d'une Galiléenne malade très riche que Jésus aurait guérit et qui serait devenue mécène du groupe de Jésus, il s'agirait de Marie de Béthanie, sœur de Marthe et de Lazare, avide des paroles de Jésus, qui oint ses pieds de parfum et les essuie avec sa chevelure, il s'agirait d'une prostituée, qui lave elle aussi les pieds de Jésus selon Jean, c'est à elle, Marie de Magdala, qu'apparaît en premier Jésus ressuscité le matin de Pâques. 

 

Rappel important :

 

Le Nouveau Testament (27 livres) est la seconde partie de la Bible chrétienne, selon les canons catholique, orthodoxe et protestant. Le canon se clôt à 27 livres par autorité d'Église au concile de Rome en 382, confirmé aux synodes régionaux de Carthage de 397 et de 419.

 

Ces 27 livres ont tous été écrits entre l'an 68 et l'an 80 de notre ère par certains apôtres de Jésus.

 

Les 27 livres canoniques dans l'Église catholique occidentale, par le rite latin, et orientale par les différents rites uniates, sont les suivants à l’exception de tout autre écrit :

  • Les quatre Évangiles qui racontent la vie de Jésus de Nazareth :
  1. Évangile selon Matthieu ;
  2. Évangile selon Marc ;
  3. Évangile selon Luc ;
  4. Évangile selon Jean ;
  • Les Actes des Apôtres, dans lesquels Pierre et Paul sont les personnages centraux des premières années du christianisme ;
  • Les Épîtres pauliennes, lettres attribuées à l’apôtre Paul adressées aux premières communautés proto-chrétiennes ;

Les 14 Épîtres reconnues par tous comme étant de Paul sont celles aux Romains, aux Corinthiens, aux Galates, et la première aux Thessaloniciens, peut-être le plus ancien écrit du Nouveau Testament :

  1. Épître aux Romains ;
  2. Première épître aux Corinthiens ;
  3. Deuxième épître aux Corinthiens ;
  4. Épître aux Galates ;
  5. Épître aux Éphésiens ;
  6. Épître aux Philippiens ;
  7. Épître aux Colossiens ;
  8. Première épître aux Thessaloniciens ;
  9. Deuxième épître aux Thessaloniciens ;
  10. Première épître à Timothée ;
  11. Deuxième épître à Timothée ;
  12. Épître à Tite ;
  13. Épître à Philémon ;
  14. Épître aux Hébreux ;

Les 7 Épîtres dites catholiques, c’est-à-dire universelles, terme selon lequel il faut entendre que, contrairement aux épîtres de Paul, elles ne s'adressent pas à une communauté particulière mais à l'universalité de l'Église et qui sont des lettres de différents apôtres :

  1. Épître de Jacques ;
  2. Première épître de Pierre ;
  3. Deuxième épître de Pierre ;
  4. Première épître de Jean ;
  5. Deuxième épître de Jean ;
  6. Troisième épître de Jean ;
  7. Épître de Jude ;

L’Apocalypse, nommée parfois Révélation par des communautés millénaristes, livre prophétique sur la fin des temps et l’établissement du Royaume de Dieu.

 

Une nouvelle religion qui monte en puissance au IIe siècle.

 

Cette nouvelle religion Chrétienne très en vogue suscita une multitude de vocations d'écrivains inspirés, que nous pourrions qualifier de nos jours de journalistes, qui racontèrent tout et n'importe quoi sur la vie du Christ, 100 ans après sa mort. A partir du IIe siècle, apparaissent donc de nombreux écrits, des centaines, appelés évangiles et épitres apocryphes, qualifiés de faux et immédiatement dénoncés comme tels par l'Eglise. Pour ne citer qu'un seul exemple, dans l'évangile apocryphe de Thomas, Marie-Madeleine fait partie des apôtres et embrasse Jésus sur la bouche, rien de moins.

 

Les livres du nouveau testament retenus par l'église et qui forment le canon du nouveau testament défini au concile de Rome en 382, ne font à aucun moment allusion au fait que Jésus aurait été marié ou qu'il aurait eu une maitresse, bien au contraire. Marie de Magdala ou plus simplement Marie Madeleine pour sa part y est citée une vingtaine de fois sans la moindre ambiguïté sur ses rapports avec Jésus Christ. Marie de Magdala était une fidèle disciple parmi beaucoup d'autres.

 

Au VIIe siècle le Pape tranche concernant l'identité de Marie Magdala.

 

A la fin du VIe siècle, et après des décennies d'études des versets du nouveau testament évoquant Marie Magdala, le Pape Grégoire le Grand tranche et déclare que Marie Magdala et les deux autres femmes sont en réalité la même personne, et qu'elle s'appelle Marie-Madeleine. Dont acte.

 

L'histoire de Marie Magdala selon les évangiles reconnus par l'église.

 

Lazare, riche propriétaire habitait avec ses sœurs Marthe et Marie-Madeleine en Palestine. Cette dernière, était atteinte de la lèpre. Ayant appris que Jésus était dans les parages, elle le rencontra, elle répandit un parfum précieux sur les pieds du Christ qu'elle essuya avec ses cheveux et lui avoua ses péchés. Jésus lui pardonna et chassa d'elle sept démons. Conquise, elle devint une fidèle disciple. Après la crucifixion de Jésus, Marie-Madeleine acheta des aromates, afin d'aller embaumer Jésus. C'est elle qui verra la première le Christ ressuscité qui lui dit :

 

« Ne me touche pas car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

 

C'est elle qui annonce la résurrection aux disciples.

 

Il convient de préciser que dans les évangiles du canon de l'église, Marie-Madeleine ne sera plus une seule fois citée après cet épisode de la résurrection.

 

La légende au sujet de Marie Magdala après la mort de Jésus Christ.

 

La légende veut ensuite que vers l'an 48, Marie-Jacobé, sœur de la Vierge, Marie-Salomé, mère des apôtres Jacques et Jean, leur servante Sara, Lazare, Marthe, Marie-Madeleine et Maximin, furent tous chassés de Palestine sur une barque sans voiles ni rames. Ils auraient ainsi parcouru 2 500 km pour accoster sur une plage de Provence qui deviendra plus tard les Saintes-Maries-de-la-Mer. Marie-Madeleine, sa sœur Marthe et son frère Lazare, le Ressuscité, auraient ensuite gagné Marseille. Marthe serait partie seule pour remonter le Rhône, tandis que son frère et sa sœur se seraient cachés dans la crypte de Saint-Victor où se retrouvèrent pour prier les premiers chrétiens. Puis, Marie-Madeleine aurait choisi la solitude plutôt que la vie active de prédicateur qu'aurait choisi Lazare et se serait réfugiée dans une grotte, celle de la Sainte-Baume. Au XIVe siècle les Chrétiens instaureront un culte à la gloire de Marie-Madeleine dans cette grotte, la question qui se pose est la suivante. Pourquoi avoir attendu 14 siècles pour instaurer ce culte ? Si cette légende reposait sur une once de vérité, ce culte eut été instauré au premier ou au IIe siècle, surtout que la religion Chrétienne était en plein essor à ce moment-là, ce délai d'attente de 14 siècles pour y instaurer le culte à la gloire de Marie-Madeleine ne plaide pas à nos yeux en faveur de la véracité de cette thèse.

 

Note du Rédacteur "Ogynatis" : Qualifier de plein essor la religion chrétienne entre le premier et le IIe siècle reste absurde quand l’on sait que les persécutions des chrétiens durèrent jusqu’en 300. A Lyon, en 177 des centaines de chrétiens furent massacrés. Pourtant, la mort de beaucoup de martyrs impressionna le peuple. Donc il reste assez logique qu’ils ne se soient pas révélés. Toute fois cela n’implique aucunement que cette histoire soit réelle. Simplement qu’il se faudrait que les Néo Templiers soient un peu plus objectifs dans leurs arguments et affirmations.

Le Prieuré de Sion

 

Dans les milieux Templaristes Français et les Eglises gnostiques, pour ne citer qu'eux, circule depuis le début du XIXe siècle cette légende concernant Marie Magdala :

 

Se basant uniquement sur les évangiles apocryphes rejetés par l'église, et sur la légende qui entoure cette femme, Marie Magdala aurait eu deux enfants avec Jésus. Vers l'année 48 elle aurait quitté Jérusalem avec un petit groupe en barque (sans voile ni rames) et aurait parcouru 2 500 kms dans ces conditions pour accoster en Hispanie Wisighotique, dans un lieu aujourd'hui appellé Saintes-Maries-de-la-mer. 

 

Elle se serait ensuite dirigée vers Marseille pour finir ses jours dans une grotte du massif de la Sainte-Baume. Les descendants de ses enfants auraient donné naissance au premier roi Mérovingien.

 

Note du Rédacteur "Ogynatis" : Il serait bien de ne pas prendre le livre Da Vinci Code, The Da Vinci Code, pour la réalité. C’est un roman écrit par l'Américain Dan Brown et publié en 2003, non une légende du second ou XIVe siècle. De plus, penser que des chrétiens (des réfugiés) cachés et finissant leurs jours dans une grotte, on fort peu de chance, même quelques descendances après, de pouvoir être apparentés aux Sang Royal et donc de devenir roi Mérovingiens. Là encore le coté Da Vinci Code et le jeu de mot entre Saunière et Sang Royal est de trop.  Messieurs les Néo Templiers grandissez et soyez objectifs en vos références et argumentations.

En 1 953, Nikos Kazantzakis avait publié, la dernière tentation du Christ, adapté au cinéma par Martin Scorsese trente-cinq ans plus tard, où une descendance de Jésus est évoquée.

Note du Rédacteur "Ogynatis" : Encore une référence romanesque et cinématographique de grand spectacle.

En 1 956, Pierre Plantard créa une association nommée Le prieuré de Sion pour véhiculer dans le grand public cette théorie en affirmant au passage qu'il était descendant du dernier roi Mérovingien Childéric III. De plus, il publia des ouvrages pour accréditer la thèse que le trésor des Templiers serait caché à Rennes-le-château, et que l'Abbé Saunière en aurait trouvé une partie.

Note du Rédacteur "Ogynatis" : Non mais c’est quand qu’ils sont sérieux !

 

Le Prieuré de Sion est le nom donné à plusieurs groupes, à la fois réels et fictifs, notamment à une organisation fondée en France en 1 956 par Pierre Plantard. Dans une série de documents tapés à la machine à écrire et déposés à la Bibliothèque nationale au milieu des années 1960, intitulés Dossiers secrets d'Henri Lobineau, Pierre Plantard présente le Prieuré comme une confrérie remontant à 1 099, liée à l'ordre du Temple en France. De nombreux universitaires et spécialistes ont démontré l’inauthenticité de ces documents, des faux confectionnés avec le concours de Philippe de Chérisey, le complice de Plantard. Néanmoins, de nombreux théoriciens de la conspiration persistent à croire que le Prieuré de Sion est une organisation obscure qui protège un secret capable de faire s'écrouler l'Église catholique. Cette thèse est celle proposée par Henry Lincoln, Michael Baigent et Richard Leigh dans leur livre L'Énigme sacrée publié en 1 982 et dont de nombreux éléments ont été repris par Dan Brown dans son best-seller intitulé Da Vinci Code, publié le 18 mars 2 003.

 

Poursuivons directement avec l’Opus Dei tant qu’à faire dans le Da Vinci Code :

 

L’Opus Dei, Œuvre de Dieu en latin, également appelé Prélature de la Sainte Croix et Opus Dei en latin Praelatura sanctae crucis et Operis Dei, est une institution de l'Église catholique fondée en 1 928 par Josemaría Escrivá de Balaguer. Elle a d'abord été une pieuse union, puis, un institut séculier et elle est une prélature personnelle depuis 1 982. En 2 010, l'Opus Dei compte 89 560 membres dont 87 564 membres laïcs et 1 996 prêtres.

 

Cette organisation promeut notamment la sainteté au milieu du monde, aussi bien pour les laïcs que pour les prêtres séculiers. Le principal message de l'organisation est que chacun peut transformer son travail, ses loisirs, et sa vie de famille en des moments de rencontre avec Dieu. Cette organisation a fait l'objet de différentes controverses, notamment en ce qui concerne son aspect secret et son influence politique, ainsi que l'étendue réelle de ses moyens financiers.

En 2 014, le professeur d'études religieuses Barrie Wilson, de l'Université York de Toronto et l’écrivain israélo-canadien Simcha Jacobovic ont traduit un manuscrit vieux de 1 500 ans rédigé en araméen. Cet ouvrage fut découvert à la British Library de Londres.

 

Note du Rédacteur " Ogynatis " : Depuis quand découvre-t-on des ouvrages inédits dans des Bibliothèques Nationales ? La British Library, littéralement bibliothèque britannique, également connue sous le sigle BL, est la bibliothèque nationale du Royaume-Uni. Située à Londres, elle est l’une des plus importantes bibliothèques de référence du monde, avec plus de 150 millions de références, dont environ 14 millions de livres. Chargée du dépôt légal, la British Library reçoit des exemplaires de tous les ouvrages publiés au Royaume-Uni et en Irlande, y compris les livres étrangers distribués dans ces pays. Elle acquiert également d'autres livres étrangers, pour un budget annuel d'environ 16 millions de livres, accroissant, au total, ses collections d’environ 3 millions de volumes par an. Dirigée par Roly Keating depuis 2 012, elle emploie quelque 2 000 personnes.

Ils publièrent leurs recherches dans un ouvrage intitulé L’évangile perdu, titre original The Lost Gospel, le mardi 11 novembre 2 014.

 

Selon les deux auteurs, le manuscrit permet d'affirmer non seulement que Jésus a eu deux enfants avec Marie-Madeleine, mais qu'il était aussi marié avec cette femme. Le Sunday Times précise que le livre, qui donne à Marie-Madeleine une importance beaucoup plus grande qu'on ne le pensait jusqu'alors, parle également d'une tentative d'assassinat sur Marie-Madeleine et ses deux enfants, il revient aussi sur les rapports qu'entretenait Jésus avec les hommes politiques de son temps. 

 

Il convient de noter cependant que ce manuscrit fut dès son exhumation par ces deux chercheurs, immédiatement contesté par l'immense majorité des chercheurs qui classent ce manuscrit parmi les innombrables faux évangiles et épîtres apocryphes.

 

Existe-t-il une Gnose Chrétienne ?

 

La gnose est une interrogation sur le sens de l’existence. C’est une vision du monde où la Création est démonisée. Non à cause d’une prétendue faute originelle de l’homme, mais à cause de l’erreur d’un démiurge qui a créé ce monde imparfait.

 

Il convient ici de s'interroger sur ce raisonnement : pourquoi ce créateur aurait-il commis une erreur ? Ce créateur ne serait-il pas parfait ? Dans ce cas qui aurait créé ce créateur ?

 

Revenons à la gnose, les êtres vivants entre-dévorent. La vie de l’un ne se nourrit que de l’énergie de l’autre, par la mort de l’autre. L’aboutissement de toute vie, c’est la défécation. Pour le gnostique, la corruption est inhérente au monde, mais l’homme n’en est pas coupable et n’a rien à expier. La gnose est une attitude religieuse et philosophique, en liaison avec une connaissance, un enseignement, sur le divin et sur le monde, sur notre origine. Celui qui possède la gnose, connaît ce qu’il est, d’où il vient et où il va. C’est une initiation secrète, d’abord transmise oralement à partir de mythes et de traditions de l’Orient ancien (Seth, Thot), puis par des textes sacrés, jugés apocryphes par l’Église catholique. Déjà Platon différenciait épistème, la connaissance scientifique et gnosticke, la connaissance pure ou contemplation : un acte auto-réflexif de l’intellect se concentrant sur lui-même, d’où ce Gnôti seauton, signifiant connais-toi toi-même, inscrit au fronton du temple d’Apollon à Delphes. Un principe signifiant déjà chez Orphée souviens-toi de ton origine divine. En effet Zeus après avoir foudroyé les Titans, de leurs cendres, fait naître les hommes. De même, et bien avant, dans la mythologie sumérienne, Nintu et Enki créent les hommes en mélangeant de la terre au sang d’un Dieu. Le Mal est donc inhérent au monde, et en fait, Ahura Mazda est le symbole de la transcendance de toutes les contradictions, comme Lug, le dieu lumineux des Celtes à l’instar également du Tao qui permet le dépassement des contraires. Si le zoroastrisme prône la vie sédentaire et pastorale, plutôt que celle des nomades et des chasseurs, c’est pour se tenir autant que faire se peut, à l’écart du mal. À cette époque, les nomades vivaient surtout de razzias. C’est là que Zoroastre fait intervenir Ahura Mazda, pour aider les sédentaires à s’approprier les terres parcourues par les nomades. Les mazdéens sont donc partisans de la lutte agressive de l’Ordre contre l’Erreur. Leur Dieu est un Dieu de Justice qui ne connaît pas la miséricorde et qui emploie au besoin la violence et la guerre. Le Zoroastrisme dont les origines sont indo-iraniennes, a pu influencer la religion juive puis chrétienne et enfin musulmane.

 

La Gnose, il faudrait plutôt parler des Gnoses c'est le salut de l'homme par le savoir issu de la recherche initiatique. Ce salut serait donc exclusivement réservé aux cherchants. Pour un gnostique, le Dieu vengeur de la bible est une idée farfelue, simpliste, ridicule, la divinité ne peut être personnifiée, c’est une réalité absente, inconnaissable.

 

Conclusion 

 

Cette philosophie est en contradiction avec la religion Chrétienne, qui affirme que le salut de l'homme ne s'obtient pas par le savoir mais par la foi en Jésus Christ. Un Chrétien accepte le dogme de la Chrétienté reconnu par toutes les églises Chrétiennes à savoir : Jésus Christ fils de Dieu venu sur terre pour la rédemption de l’humanité avant que ne survienne l’apocalypse. Ce dogme s’appuie sur deux canons, l’ancien testament comprenant 46 livres ni plus ni moins et le nouveau testament contenant 27 livres ni plus ni moins. Ces canons furent figés dans le marbre lors du concile de Rome en 382 de notre ère par la seule religion qui représentait alors la Chrétienté à savoir : l’église catholique apostolique romaine. Toutes les religions qui aujourd’hui se revendiquent chrétiennes acceptent ce dogme, et ont la même bible composée du même nombre de livres.

 

De l’an 95 à l’an 350 de notre ère la nouvelle religion chrétienne devint très à la mode, et, il y eut une multitude de lettrés que nous pourrions aujourd’hui qualifier de journalistes qui écrivirent des évangiles et épitres apocryphes qui le plus souvent dénigraient le Christ. Ces lettrés qui vivaient souvent à des centaines de kilomètres de Jérusalem et n’avaient connu le Christ ni de près ni de loin, surfaient sur cette nouvelle religion pour se faire un nom et gagner de l’argent. Nous pourrions comparer cela à ce qui se passe de nos jours avec le phénomène BIO, tout est BIO, ce qui permet de vendre les produits plus cher. C’est cette raison qui obligea l’église en 382 à arrêter les canons des deux testaments. Tous les livres ne faisant pas partie des deux testaments furent donc qualifiés de faux en l’an 382. Il convient de savoir qu’il existe plus de 1 000 évangiles ou épîtres apocryphes.

 

Se référer à ces livres apocryphes qui ne sont pas reconnus par la chrétienté équivaut à rejeter le dogme chrétien. Toute personne se référant à de tels écrits n’est pas chrétienne, elle est autre chose, un chrétien ne peut faire référence à des livres qui ne sont pas dans la bible. Un chrétien à la foi en Jésus Christ fils de Dieu venu sur terre pour la rédemption de l’humanité avant que ne survienne l’apocalypse, un chrétien à la foi et cette dernière ne se démontre pas, elle s’accepte une fois pour toute. Pour le chrétien Jésus n’est pas un homme comme les autres, ce n’est pas un homme éclairé ou un prophète, c’est le fils de Dieu. Enfin pour terminer sur les différences entre un chrétien et un autre croyant, je rappellerai seulement une chose que savez sans doutes toutes et tous, les Musulmans ne nient pas l’existence de Jésus, ils qualifient seulement Jésus de prophète et c’est pour cette raison qu’ils ne sont pas Chrétiens.

 

Le christianisme et le gnosticisme sont bien différents, et il suffit de comparer leurs enseignements quant aux principales doctrines de la foi. Au sujet du salut, le gnosticisme enseigne qu’il s’obtient par l’acquisition de la connaissance divine, qui nous libère des illusions des ténèbres. Jésus n’a jamais parlé de salut par la connaissance, mais par la foi en lui comme Sauveur du péché.

 

Je cite L'Épître de Paul aux Éphésiens chapitre 2 versets 8-9 :

 

« En effet, c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas par les œuvres, afin que personne ne puisse se vanter. » 

 

De plus, le salut en Christ est gratuit et il est offert à tous (évangile selon Saint-Jean au chapitre 3 verset 16), pas seulement réservé à quelques privilégiés qui auraient reçu la révélation par des initiés.

 

A la lumière de ces quelques informations, c'est à vous de juger si la Gnose peut être qualifiée de Chrétienne.

 

UN NÉO TEMPLIER

 

Peut-on encore être TEMPLIER de nos jours

PAR LES NEO TEMPLIERS

 

Qu'est devenu l'Ordre Templier après 1 312

 

Est-il possible que l'Ordre du Temple ait survécu à sa destruction de 1 312 ? Si oui, de quelle manière cet esprit se manifeste de nos jours, au XXIe siècle ?

 

Revenons au Vendredi 13 Octobre 1 307, date de l'arrestation de tous les Templiers en France. 

Début Octobre 1 307, Fernand de Brenze, Gérard Devilliers, Hugues de Chalon qui avaient eu vent du projet royal décidèrent du départ d'une centaine de Templiers avec un convoi de charettes. Nul se sait ce que contenaient ces charettes. Ce convoi à peine sorti de la tour du Temple se scinda en deux, le premier à destination de l'Angleterre via le port de Boulogne sur mer. Le premier convoi accosta en Angleterre près de Weymouth d'où il fut refoulé le 23 Octobre 1 307 par ordre du roi d'Angleterre gendre de Philippe le Bel. Il convient de noter que les Anglais furent très courtois dans la manière d'interdire ce débarquement. Les templiers reprirent donc la mer pour accoster en Ecosse, dans la région de Kilwinning, ou ils reçurent un très bon accueil et dont ils firent un centre Templier. Le second convoi prit la route du Portugal via le port de La Rochelle.

 

Sources : Archives du Vatican interrogatoires menés par les notaires du Pape en 1 308. Liste des Templiers fuyards. Bibliothèque Nationale de France.

 

En conclusion, et bien que cette arrestation ait été préparée plusieurs semaines à l'avance dans le plus grand secret, certains hauts dignitaires de l'Ordre du Temple, en furent prévenus. Comment ces Templiers ont—ils pu se laisser arrêter sans opposer de résistance ?

 

L'Ordre comptait alors 9 000 Commanderies et plus de vingt mille Templiers en France, sans compter les Écuyers, les Sergents et les Frères travaillant dans les commanderies, possédait une cavalerie, possédait sa propre flotte, était tout puissant et très bien organisé. Peut—on croire encore que le secret de leur arrestation ne fut pas dévoilé au moins une fois, il est fort probable que ce secret fut rompu et que certains dignitaires templiers furent averti mais hélas trop tard pour organiser une quelconque résistance. Il y eu donc des arrestations, mais néanmoins certains chevaliers du Temple réussirent à échapper aux prévôts. Ils se réfugièrent en Lorraine chez les Teutoniques, d'autres en Ecosse, d'autres se replièrent sur leur forte position portugaise de Thomar.

 

La légende Larmenius inventée par Fabre-Palaprat en 1 804

 

La légende veut aussi que Jacques de Molay aurait investi de sa puissance.

 

Cette charta transmissionis, tabula aurea Larmenii, proviendrait de Jacques de Molay, dernier grand-maître de l’Ordre du Temple, brûlé sur l’île aux Juifs à Paris le 18 mars 1 314. Celui-ci voyant sa fin proche aurait transmis sa charge et les secrets qui en découlent en 1 307 à Jean-Marc Larménius, un illustre inconnu pour les historiens, mais commandeur de Jérusalem si l'on en croit cette charte.

 

Pour mémoire et afin de rester factuel :

  • A cette date Jérusalem était depuis longtemps, 120 années tout de même, repassée aux mains des Mamelouks ;
  • Le latin utilisé pour rédiger cette charte larménius n’est pas celui de l’époque ;
  • Jamais, un grand-maître du Temple n’eut le pouvoir de désigner seul son successeur, fût-il en danger de mort car le mode d’élection collégial du grand maître assurait la survie de l’Ordre dans tous les cas. La grande maîtrise n’étant qu’une fonction et non un sacre royal ;

Revenons à Jean-Marc Larménius, qui à son tour, aurait transmis la grande maîtrise à François-Thomas-Théobald d’Alexandrie, le 13 février 1 324, en lui remettant également la fumeuse charte qui se transmettra ainsi de génération en génération, pour arriver après être passées par les mains de Ledru, entre celles de notre bon pédicure, pardon pontife, Fabre-Palaprat en 1 804, pour un terme d’un an. Il y aurait ainsi eu 22 successeurs de Jacques de Molay, pas roturiers pour deux sous : Bertrand Du Guesclin (1357), trois comtes d’Armagnac (1 381, 1 392, 1 419), Henry de Montmorency (1 674), Louis-Auguste de Bourbon, fils légitimé de Louis XIV (1 724), et de Louis-Henri de Bourbon, prince de Condé (1 737).

 

En 1 705, le Grand-Maître Philippe, duc d’Orléans, convoque à Versailles un convent général, au cours duquel sont dévoilés les statuts généraux de l’Ordre inspirés par la règle de Saint-Bernard de 1 128. Notons que dans ce même document, Larménius frappe d’anathèmes les templiers écossais comme déserteurs de l’Ordre et les frères de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem comme spoliateurs. Cela dit, cela lui permettait de se poser comme seul et unique dépositaire de l'Ordre du Temple. Jean—Marc Larmenius, Jacques de Molay ne sachant pas écrire, c'est verbalement que des instructions secrètes lui auraient été communiquées quelques heures avant l'arrestation. Des dignitaires ont pu se réunir en cercle restreint pour décider de l'avenir de l'Ordre, il est même possible que Jacques de Molay ne soit pas le principal personnage, mais recevant des directives données par des autorités supérieures et secrètes. Ces séances secrètes expliqueraient les termes du procès, et également les filiations possibles nouées au cœur même de la terre Sainte, avec tous ces chevaliers musulmans qui avaient le même idéal.

 

Reproches adressés aux Templiers.

En 1 312, le 3 Avril, date où l'Ordre fut supprimé, il faut reconnaître que les buts et règles de la Milice des pauvres chevaliers du Christ créée en 1 119, n'étaient plus de mise au sein de l'Ordre. Sans être sectaire, nous savons qu'un secret habite les ordres de chevalerie, qu'il soit historique, légendaire ou romanesque. Nous qui sommes chevaliers dans la tradition, mais surtout de cœur, nous savons que notre but est la perfection, pour mieux servir. Pour les Chevaliers Templiers il n'y a pas de doute qu'ils ont subi des influences orientales, car ils étaient en relation avec des sectes islamiques comme celles des Assassins, et Vieux de la Montagne, mais il ne faut pas oublier que toutes ces connaissances ont permis à l'Ordre de devenir puissant, surtout sur le plan spirituel, dégageant des courants qui aujourd'hui encore fascinent les hommes qui ont étudié l'histoire des Templiers.

 

Avant eux leurs prédécesseurs usèrent de l'ésotérisme médiéval pour faire revivre la pensée celtique, face à la conquête Romaine. La chevalerie du Graal Massenie, dont les membres se nomment les Templistes, ne préfigure—t—elle pas l'Ordre des Templiers, et les confréries de construction qui s'épanouissent au moyen-âge. 

 

Alors il est fort possible que la Franc—Maçonnerie remonte à la Massénie du saint Graal, où les Templiers ne sont qu'un échelon dans l'incessante recherche.

 

Une chose est certaine, si en France, les Templiers ont été exterminés, dans d'autres pays comme l’Espagne, ils furent accueilli tel l'Ordre religieux de Calatrava, où chevaliers français et espagnols ne furent pas inquiété, l'Ordre fut même rattaché à la couronne d'Espagne en 1 553 avec le monarque comme grand Maître, de nos jours l'Ordre constitue un ordre dit national, comme pour Santiago et Alcantara. L'Ordre du Temple, en péninsule ibérique ne connut pas non plus le sort cruel comme en France, bien au contraire, il donna naissance à deux ordres de chevalerie l'Ordre du Christ et l'Ordre de Montessa. En effet, les conciles de Salamanque en 1 310 et de Tarragone en 1 312 déclarèrent innocent les Templiers de Castille, Léon, Aragon et Portugal. Jacques Il roi d'Aragon et de Valence rejeta avec dédain les accusations de Philippe IV et de Nogaret. Au Portugal, la situation fut encore plus claire le roi Denis I dit le libéral refusa purement et simplement à poursuivre l'Ordre qui fut reconnu innocent par l'évêque de Lisbonne et réinstallé dans ses biens. Avec l'autorisation du nouveau pape Jean XXII, le nouvel Ordre prit alors en 1 319 le nom de Milice de Jésus—Christ, son premier grand Maitre sera Gils ARTUIS, 15 Mars 1 319. En 1 321, l'Ordre du Christ comptait plus de 160 commanderies, dont la totalité des miliciens étaient d'anciens Templiers français et portugais portant le manteau blanc à la Croix pattée de gueule, manteau et Croix que nous portons toujours. Avec ces deux Ordres, la croix Templière, deux siècles plus tard était toujours brandie par les grands navigateurs Vasco de Gama, Magellan, Christoph Collomb.

 

Le 12 Juin 1 314 se déroula une réunion de chevaliers Templiers pour la succession templière, au château d'Arigny à l'initiative du comte Guillaume de Beaujeu, il y avait des compagnons templiers et des représentants des ordres écossais. Suite à cette réunion un nombre conséquent de Frères du Temple gagnèrent la Grande Bretagne, et l'Ecosse. Ces chevaliers Français devaient se distinguer en rejetant l'autorité de Pierre d'Aumont et de Jean—Marc Larmenius.

 

Après la mort de Beaujeu, le siège magistral échut à Aumont, un des Templiers dispersés qui s'étaient réfugiés en Ecosse. C'est ainsi que depuis Beaujeu et ensuite Aumont l'Ordre continua d'exister jusqu'à nos jours.

 

Etre Templier au XXIe Siècle

Ci-dessous, la première analyse du comportement du Chevalier Templier au XXIe Siècle, par L'ordre du Temple.

 

Si vos idéaux correspondent à l'état d'esprit défini ci-dessous, n'hésitez pas à nous contacter.

 

L'esprit, car nous parlons bien de l'esprit, du comportement et des différentes applications que les Chevaliers de l'ordre d'aujourd'hui ont à proposer et à diffuser auprès de notre organisation et de nos compatriotes.

 

Tout d'abord un très bref récapitulatif succin des qualités historiques du Chevalier, nous parlerons du vrai Chevalier, imprégné d'humilité, de loyauté, de courage, de courtoisie, d'amélioration de son être et non pas du Chevalier décrit par certains conteurs troubadours et trouvères vecteurs de vaillance musculaire et guerrière d'un Chevalier Pourfendeur des ennemis des étrangers des hérétiques et j'en passe.

 

Les différentes croisades moyenâgeuses, surtout au proche orient, nous offrent une multitudes d'exemples de chevaliers assassins avides de gloires, de monnaies sonnantes et trébuchantes, de tromperies. Enfin ne laissons pas notre subjectivité nous emporter et revenons à notre principal sujet Le Chevalier de l'Ordre du Temple. Comment devrait-il être, et comment doit-il se comporter au XXIe Siècle ?

 

Les qualités de la plus belle Chevalerie sont : le courage et la vaillance, mais aussi la foi profonde, le respect des valeurs ainsi que l'élévation spirituelle nécessaire à la relativisation des choses matérielles, comme le pouvoir, l'argent et les honneurs.

 

La défense des plus faibles et des opprimés, le respect des engagements, le respect de la parole donnée, la fraternité, le Chevalier avance malgré les obstacles qu'il surmonte par son esprit d'analyse et en puissant la force qu'il détient en lui.

 

Moult et moult qualités que ce vrai Chevalier qui évolue selon son époque selon son environnement et ses compatriotes évitant de juger selon les apparences mais plutôt de rechercher les trésors enfouis en lui et chez les autres car là est sa valeur: la faculté de discernement et d'adaptation et pour finir cette liste oh combien incomplète une foi inébranlable en l'humanité et une grandeur spirituelle divine, en l’occurrence Christique.

 

Ces derniers points nous permettent de faire la relation avec notre époque.

 

Période on ne peut plus compliquée ou malgré un semblant global d'amélioration de la condition humaine et des situations matérielles, nous avons l'impression d'assister (ce n'est surement pas qu'une impression) à des disparités matérielles, à des situations de misères, de rabaissement de l'humain, de asservissement de certains peuples, de la malnutrition de peuples sur certaines zones géographiques sur la terre, de la radicalisation de peuples qui ne supportent plus de parler d'humanisme mais plutôt de replis sur soi alors que leur situation est souvent au niveau matérielle enviables par des peuples maltraités. Et dernier point (il y en aurait une liste presque sans fin malheureusement) nous nous concentrerons sur notre zone d'état, des disparités dans les égalités entre les humains, certains ayant fait mains mises (Nous mettons volontairement mains mises au pluriel), sur les richesses, sur les pouvoirs, sur l'éducation de nos enfants, sur le fonctionnement "démocratique" de notre pays, sur la production industrielle et pire encore sur la connaissance.

 

En s'accaparant ces domaines, une caste à crée dans notre société sur certaines personnes, n'ayant pas la chance ou la motivation de se reprendre et de s'améliorer ou pire pas la possibilité, le replis sur soi, le rejet de l'autre et la perte de la foi. Cette foi qui nous anime, qui nous dynamise, qui nous laisse à penser que dans tout homme ou femme ou enfants il y a du bon et de ne pas répandre une sorte de pensée tranchante ou il n'y aurait que le bien ou le mal et ou l'amélioration de l’être humain n'a pas sa place.

 

Là est bien toute la quintessence de L'Ordre du Temple, aider, soutenir, s'améliorer et se respecter afin de pouvoir diffuser en toute humilité ce que nous savons, ce que nous avons appris: l'humanisme, l'entraide pour les plus faibles, la fraternité, la connaissance que nous avons accumulée et que nous allons encore accumuler dans notre parcours, notre chemin de vie, d'amélioration dans la foi que nous avons à l'élévation spirituelle de l'humanité entière et de chaque individu.

 

La force que nous pouvons dégager de nos valeurs de notre croyance du fait que Christ notre guide reconnaîtra certainement les progrès de l'humanité afin de la sauver du désordre actuel, car l'amour n'est t-il pas le seul moyen de vivre ensemble en harmonie et de repenser notre façon de respecter ce qui nous a été donné de plus précieux: la Vie ... Mais nous devons accepter de laisser passer et entrer la lumière dans notre prison charnelle et par cela nous améliorer par la connaissance, par la mise en lumière que l'humanisme est grand et salvateur.

 

Nous en avons la possibilité, nous en avons les moyens, par cette union qui rassemble tous les Templiers de notre Ordre, car en nous rapprochant, en nous améliorant, en nous entraidant, en nous solidarisant nous pourrons par notre force diffuser nos valeurs autour de nous et tenter de changer avec humilité ce qui peux encore être changé afin de tendre vers une harmonie de paix et de sérénité.

 

Certains nous prendront comme nous sommes, d'autres nous critiqueront d'autres nous rejetteront, mais l'Esprit Chevalier n'est -il pas de faire prendre conscience à chaque individu qu'il a le droit à accéder à la connaissance et à s'améliorer afin de parvenir à une certaine sérénité ? Certains aussi, ne désespérons pas et nous reconnaîtront.

 

Le Chevalier Templier du XXIe  siècle par son comportement humaniste, par son élévation spirituelle est capable de diffuser ces valeurs par ses actions concrètes sur "le terrain" auprès de ses contemporains car il est animé par la foi, cette foi que le Christ a montré en voulant sauver les humains et que grâce à la parole des apôtres, est encore présente en nous et en l'humanité, il suffit d'attiser le feu de cette foi et de répandre notre esprit de la meilleure manière en étant exemplaire et ouvert au monde.

 

Pour pouvoir diffuser toutes ces valeurs et montrer au monde que tout est possible, nous sommes capables d'aider notre prochain par nos actions au travers des diverses Commanderies qui vont illuminer notre monde: actions caritatives pour aider les plus faibles et ceux qui sont le plus en danger, aider par des actions concrètes les plus défavorisés, afin d'aider à éradiquer (le mot est fort mais si adéquat) l’illettrisme, l’inaccessibilité aux connaissances à "La Connaissance", l'ignorance du monde dans lequel nous vivons, le replis sur soi.

 

Mais les Chantiers sont si nombreux que nous sommes Chevaliers Templiers ardus à la tâche, capables de nous surpasser et de nous faire reconnaître comme bienfaiteurs. Nos ancêtres Templiers nous ont bien fait passer le message (entre autres bien sûr). On a voulu tuer le TEMPLE (Nous ne nous étendrons pas sur les responsables) mais une chose perdure et perdurera toujours :

L'ESPRIT. Et c'est cet esprit que nous devons, nous, L’Ordre du Temple, souffler sur le corps en souffrance du monde actuel afin de l'animer et qu'il puisse se redresser.

 

Nous savons que nos prédécesseurs TEMPLIERS ont tenté de restructurer une Europe inerte et malade. A ce jour, étonnement, nous pouvons participer activement au même redressement par notre développement et notre rigueur.

 

Car l'ambiance qui plane dans notre Europe (et dans le monde bien sûr), ne doit-elle pas augmenter notre vigilance vis à vis des extrémistes, dictateurs, ignorants et semeurs de troubles ?

Ne devons-nous pas développer rapidement afin de tenter en toute humilité de sauver ce monde ?

Le monde n'est il pas rempli de trésor de connaissances que nous devons diffuser autour de nous ?

Tous les Chevaliers devraient pouvoir dire :

 

J'ai foi en nous, je sais que notre Ordre a un rôle primordial à "jouer" dans le monde actuel et cela me remplit de fierté. Fierté en toute humilité, non pas pour flatter mon égo, mais pour amener ma pierre à ce merveilleux Ordre du Temple, selon mes connaissances et mon passé, mais tout en continuant à chercher et améliorer mon être en entier.

 

Nous avons les moyens spirituels et une force exceptionnelle de développer le cercle de nos connaissances, de laisser entrer cette lumière salvatrice et permettre une croissance exponentielle de la fraternité et de l'humanisme.

 

Mettons-nous au labeur et la récompense sera là, cette récompense qui, nous l'espérons permettra à l'humanité de prendre conscience des richesses et de la foi que nous détenons tous en nous et qui demande beaucoup de volonté pour s'afficher au grand jour.

 

Mais ne nous leurrons pas, la nature humaine est complexe et la tache sera ardue, toutes ces avancées ne se feront pas sans de réels efforts et beaucoup de travail de notre part afin de nous améliorer et de faire passer nos messages humanistes. Ceci passe forcément par notre formation, notre faculté d'analyse et notre amélioration personnelle au service de l'humanité.

 

Mais, ne sommes-nous pas ensemble pour créer cette émulation humaniste ?

 

Sans reconnaissance, mais uniquement la satisfaction qu'un monde meilleur existe et nous tend les bras.

 

Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l'avenir.

 

Conditions pour nous rejoindre

 

La toute première précision, est celle concernant les extrémistes, en effet depuis la remise au Grand Jour de l'ordre, nous avons dû refuser plus d'une cinquantaine de demande pour nous rejoindre.

 

En effet, nous précisons, que les personnes, ayant des sentiments extrémistes ou partageant des thèses de groupes considérés comme extrémistes, ne pourront être admises dans notre Ordre.

 

Dans le dossier de candidature, vous avez entre autre la déclaration suivante, sur l'honneur, à signer :

 

N'appartenir directement ou indirectement, ou encore, reprendre pour lui-même les idées, d'organisation dite extrêmes ou tendant à provoquer la discrimination, la haine et la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes, en raison de leur origine ou de leur appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

Si votre candidature est acceptée, cet engagement dûment signé par chacun, sera réitéré par serment sur la bible lors de l'admission au grade de Chevalier.

 

Attention à la boxologie, l'extrémisme n'est pas l'apanage de groupes particuliers, mais de tous les groupes, nous trouvons ainsi et de manière régulière, des personnes qui sous la référence d'un groupe, mettent dans le même box (la même boite), l'ensemble des membres d'un autre groupe, ne se rendant même pas compte qu'ils représentent uniquement une partie infime de leur propre groupe et peuvent donc, eux même, être considérés comme extrémistes.

 

Pour exemple, le rejet de tous les musulmans : Rappelons que le secrétaire de Jacques de Molay était Musulman.

 

Attention également, beaucoup de ceux que nous avons rejeté, considéraient, par exemple, que, être proche du Front National, de ses membres, ou même voter pour lui n'était pas une attitude d'extrémiste, au regard de l'histoire de ce parti et de nombre d'actes de ses membres encore à l'heure actuelle, notre considération est tout autre.

 

Il est donc inutile pour les personnes dans ce cas, ou proche des idées des groupes au sein de la photo ci-dessous, de postuler, il en est de même pour l'extrême Gauche et pour ceux qui confondent Croisés et Templiers en ayant qu'un souhait : aller ferrailler contre les sarrasins pour la préservation de la foi Chrétienne.

 

Si cette photo est représentative pour la France, il en est de même pour tous les autres pays.

 

L'ordre du Temple est, comme à l'époque de Fabre-Palaprat, composé de la Milice de l'Ordre sous la protection spirituelle de l’Église Johannite des Chrétiens Primitifs, dite Église Johannite Templière, avec pour chacun d'entre eux, des graduations.

 

Nous pouvons préciser, que :

 

Pour rejoindre l'Ordre du temple, dans la Milice, et donc au niveau des commanderies, il faut nécessairement, être christique, dans le sens large du terme, c'est à dire reconnaître l'importance du message de Jésus-Christ.

 

Position que l'on retrouve dans les grandes religions monothéistes.

 

Nous rappelons une nouvelle fois, que, le dernier secrétaire de Jacques de Molay était musulman et que Saladin aurait été élevé Templier.

 

Suite à votre demande de candidature par le formulaire de contact, si vous correspondez aux critères définis pour adhérer à L'Ordre, un dossier de candidature vous sera envoyé à retourner uniquement par informatique.

 

Attention, pour postuler, vous devez avoir 21 ans.

 

Pour les candidats parrainés (présence du parrain dans la même commanderie), l'âge est ramené à 18 ans, sachant que personne ne peut être adoubé chevalier avant sa vingt-et-unième année.

 

La cotisation annuelle (2 018), de 60 € pour les pays Européens, est recalculée pour les autres pays en fonction du revenu moyen par habitant, de 30 € à 60 €, pour faciliter l'accession du plus grand nombre à L'Ordre du temple.

 

De plus, le postulant doit être en mesure de Payer sa tenue vestimentaire d’Écuyer soit 141 € + Quand il est élevé Chevalier, un complément de 113 € (valeur 2 108).

 

Attention toutefois, appartenir à L'Ordre du Temple, exclu d'appartenir, en même temps, à un autre chevaleresque.

 

Entre autre, une personne appartenant à l'Ordre de Malte, ou à un quelconque ordre néo-templier, ne pourra postuler que dans la mesure où il fournira copie de la lettre de démission de celui-ci.

 

Les bobards des Francs-Maçons

PAR CES MÊMES NÉO TEMPLIERS

 

Comment associer en une seule idée reçue deux sujets phares de la presse magazine et de l’édition ? En posant l’hypothèse d’une filiation entre l’ordre du Temple et la franc-maçonnerie. Selon ses motivations intellectuelles et sa rigueur scientifique, on considérera cette parenté comme probable ou totalement fantasque, mais gageons que les tenants de la première voie seront les mieux placés au palmarès des ventes en librairie. Dans leurs ouvrages aux titres tapageurs, ils tenteront de prouver par d’invraisemblables démonstrations que les templiers détenaient des savoirs ésotériques hérités du fond des âges, qu’avant de mourir, le grand maître Jacques de Molay a transmis les rênes de l’ordre à un successeur, et que des templiers en fuite ont créé la franc-maçonnerie en Écosse.

 

JACQUES MOLAY DERNIER MAITRE DE L'ORDRE DU TEMPLE

 

Pour l’historien, ces théories qui font la joie d’adultes en quête de ré-enchantement sont impossibles à cautionner. Pourquoi, simplement parce que dans le meilleur des cas, les preuves n’existent pas. Et dans le pire, elles ont été fabriquées de toutes pièces. Des ésotérismes de mauvais aloi pourront toujours brandir l’argument massue des mystificateurs. Les preuves existent, mais demeurent connues des seuls initiés. Au-delà de ce dialogue de sourds, chacun reste libre de mener sa quête, même si elle repose sur des chimères.

 

L’histoire, en revanche, est une enquête. Elle nous amène à découvrir pourquoi et comment le mythe de la filiation entre le Temple et la maçonnerie est apparu au XVIIIe siècle, contribuant au développement d’une para-histoire templière de pacotille, dont la science se serait bien passée.

 

ILLUSTRATION DE L'AUBERGE L’OIE ET LE GRILL

 

La franc-maçonnerie naît en 1 717.

 

Le 24 juin plus précisément. Ce jour-là, dans l’auberge londonienne L’Oie et le Grill, quatre groupes de freemasons, terme dont est dérivé le mot francs-maçons, se réunissent pour former la Grande Loge de Londres et de Westminster. Qualifiée également d’obédience, cette structure a pour objet de fédérer des loges, unité de base de l’univers maçonnique, accueillant en général une quarantaine de membres, en veillant au respect des rites et en présidant à la création de nouveaux groupes. Probablement importée d’Écosse, où des traces sont attestées dès le XVIIe siècle, la franc-maçonnerie est une association philosophique, philanthropique et non confessionnelle, qui utilise les symboles et le langage des véritables maçons de métier pour prodiguer un enseignement ésotérique à ses membres, qui eux, n’ont aucun rapport avec le métier de bâtisseur.

 

Basés sur des métaphores architecturales, des références bibliques et des concepts philosophiques, les rites, cérémonies codifiées, permettent au franc-maçon de se perfectionner intellectuellement et, par extension, d’améliorer l’humanité.

 

Dans la droite ligne des clubs britanniques, ce nouveau concept où bourgeois, artisans et nobles peuvent se côtoyer d’égal à égal, rencontre un succès fulgurant dans l’Europe des Lumières. Dès les années 1 720, loges et obédiences se créent un peu partout sur le continent. Alors que les maçons anglais acceptent volontiers l’égalitarisme qui règne dans leurs réunions, en France, la situation est différente. Pour se protéger d’un pouvoir méfiant, la maçonnerie souhaite intégrer dans ses rangs des gentilshommes, qui empêcheraient les autorités de tracasser l’institution. Malheureusement, ces derniers ne semblent pas goûter avec enthousiasme l’idée d’égalité qui règne en loge, d’autant plus que la progression dans la connaissance symbolique, venue d’Angleterre, se limite à trois grades : apprenti, compagnon et maître. Le dilemme est cruel pour les aristocrates.

 

Comment s’élever au-dessus de la plèbe maçonnique avec si peu de grades ? 

 

Et surtout, comment accepter les modestes origines de cette institution ? 

 

Pour convaincre la noblesse française, le grand orateur de l’ordre maçonnique en France, Andrew Michael de Ramsay, va appeler à la rescousse l’histoire et les symboles de la classe dirigeante. En 1 736, il invente de toutes pièces une filiation entre francs-maçons et croisés. D’après lui, les chevaliers chrétiens auraient constitué en Terre sainte une confraternité spirituelle, dépositaire de sagesses antiques.

 

RÉCEPTION MAÇONNICO-TEMPLIERE EN 1 775

MANUSCRIT DIT DERLA DE LA STRICTE OBSERVANCE TEMPLIERE

 

Revenant de croisade, les rois auraient ensuite fondé des loges, qui n’auraient subsisté qu’en Écosse et en Angleterre, d’où elles auraient resurgi au XVIIIe siècle. L’orateur précise enfin que certains chevaliers étaient également tailleurs de pierre et peuvent donc être considérés comme les ancêtres des francs-maçons des Lumières. Ramsay produit ici un joli conte destiné à rassurer la noblesse sur les origines respectables de la maçonnerie. Au-delà, il va inciter des maçons à créer une foule de nouveaux rites et grades, dont certains seront inspirés de l’univers chevaleresque. Éloignés de l’idéal égalitariste des origines, ces rites permettront bientôt à certains maçons d’accéder à de plus hauts niveaux de connaissance, à travers de nouvelles épreuves initiatiques. Ils permettront aussi aux maçons avides de pouvoir et de distinctions de se détacher de la masse.

 

À l’heure où Ramsay fabrique d’illustres ancêtres à la franc-maçonnerie, les templiers ne sont pas encore cités à comparaître pour produire un faux témoignage sur l’ancienneté de l’institution. L’orateur leur préfère alors les chevaliers de l’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem. L’intégration des templiers dans l’arbre généalogique maçonnique intervient vers 1 750, avec l’apparition de grades templiers dans des loges françaises et le développement, surtout en Allemagne, de légendes ayant pour but d’établir un lien entre francs-maçons et templiers. Celles-ci vont prêter aux grands maîtres du Temple la détention de savoirs antiques, qui auraient survécu jusqu’aux francs-maçons. La plus célèbre d’entre elles confine au merveilleux. 

 

La veille de son supplice, Jacques de Molay convoqua son neveu, le comte de Beaujeu, pour l’initier aux mystères de l’ordre. Il lui demanda ensuite de se rendre dans la crypte de l’église du Temple de Paris où, sous un sarcophage, il découvrit un écrin contenant le doigt de Jean-Baptiste. Dans le tombeau, le neveu mit également la main sur des documents secrets, la couronne du royaume de Jérusalem, le chandelier à sept branches du temple de Jérusalem, et les quatre évangélistes d’or qui ornaient le Saint-Sépulcre. Sans oublier une fortune dissimulée dans deux colonnes creuses – étrangement similaires à celles qui ornent les temples maçonniques.

 

Après l’exécution, Beaujeu prit la route de l’Écosse en jurant de maintenir l’ordre vivant. Fantasque récit, qui ignore que Jacques Molay a été condamné et brûlé le même jour et n’a, par conséquent, jamais pu s’entretenir avec un hypothétique neveu la veille de son exécution. Quant à un trésor, faut-il encore rappeler que les reliques et archives du Temple étaient conservées au siège de l’ordre à Chypre ? Qu’importe, plus les ficelles sont grosses, plus l’histoire prend, surtout en Allemagne où se développe le mouvement qualifié de templarisme. Bientôt, des loges diffusent involontairement ce canular et de nouveaux grades maçonniques templiers fleurissent un peu partout, certains maçons indélicats n’hésitant pas à les monnayer à prix d’or auprès d’impétrants avides de distinctions.

 

LE BARON KARL GOTTHELF VON HUND

 

Très vite, le templarisme tombe sous la coupe de Karl Gotthelf von Hund, un noble saxon, fondateur du mouvement de la stricte observance, qui ajoute un nouvel épisode à la fable maçonnico-templière. Après l’exécution de Jacques de Molay, Pierre d’Aumont, commandeur d’Auvergne, et sept autres chevaliers déguisés en maçons auraient récupéré les cendres du grand maître en jurant de venger l’ordre. Aumont se serait ensuite réfugié sur l’île écossaise de Mull, avant d’être désigné comme grand maître le 24 juin 1 315. Hund brode une belle histoire avec le peu d’informations dont il dispose. Dans le cas contraire, il saurait que le commandeur d’Auvergne s’appelait Humbert Blanc et était prisonnier en Angleterre, au moment où Jacques de Molay trépassait. D’une mort à l’autre, celle de Hund en 1 776 va sonner le déclin du templarisme allemand, qui s’éteint en 1 782, faute d’avoir pu prouver sa filiation avec le Temple médiéval. On convient alors de préserver la mémoire des templiers dans la franc-maçonnerie, mais sans croire à une filiation concrète. Une décision de bon sens, dont vont cruellement manquer des maçons français, une vingtaine d’années plus tard.

 

BERNARD-RAYMOND FABRE-PALAPRAT

 

Le templarisme est mort, vive le néo-templarisme.

 

Tout droit sorti de l’esprit de maçons en rupture du Grand Orient de France, les chevaliers de l’ordre du Temple font leur retour en grande pompe sous l’Empire. Le médecin Bernard-Raymond Fabré-Palaprat prétend en effet détenir un incroyable document, la Carta Transmissionis. Daté de 1 324, il révèlerait qu’avant de mourir, Jacques de Molay a transmis les rênes du Temple à un certain Jean-Marc Larmenius. Encore plus époustouflant, ce document est suivi d’une liste des vingt-deux grands maîtres qui se sont succédé ensuite, jusqu’à Fabré-Palaprat lui-même. Tous ces personnages, dont Bertrand du Guesclin, ont évidemment pris soin de laisser à la postérité une signature autographe.

 

Le faux a beau être grossier, les candidats à la chevalerie templière affluent. En 1 808, le mouvement compte près de deux cents membres, qui, avec la bénédiction du pouvoir napoléonien, mènent procession à cheval dans les rues de Paris. Entouré de dignitaires aux titres ronflants, Fabré-Palaprat dirige ainsi son ordre de carnaval en rêvant de prieurés en Tartarie, au Japon ou au Congo. Pourtant, la situation ne semble pas satisfaire les ambitions mégalomanes du néo-templier.

 

Expert en découverte de faux documents, le bon docteur exhume bientôt un manuscrit grec, qui dévoile une version inédite de l’Évangile de Jean. Jésus était un initié aux mystères du cosmos, secret qui a été gardé par les patriarches de Jérusalem, puis par les templiers. Fabré-Palaprat utilisera cette mystification pour lancer sa propre religion en 1 828. L’Église des chrétiens primitifs, qui disparaîtra vers 1 840, tout comme les néo-templiers.

 

 

Confrontée au problème de ses origines, récentes et relativement modestes, une partie de la franc-maçonnerie du XVIIIe siècle avait tenté, avec ingénuité, de se trouver une ascendance prestigieuse que la chevalerie et l’ordre du Temple pouvaient lui procurer. Si, de nos jours, la plupart des francs-maçons conçoivent cette filiation comme purement symbolique, pour certains de leurs frères des Lumières, il en allait autrement. L’introduction des templiers dans le système de référence maçonnique était d’autant plus aisée que le temple, en tant que bâtiment, est le centre de la pensée maçonnique et que l’on pensait à tort que les templiers avaient habité l’ancien temple de Salomon. Ce lien historique entre templiers et francs-maçons n’existant pas, des frères peu scrupuleux l’ont purement et simplement fabriqué, contribuant à la propagation de nombreuses idées reçues.

 

Ayant déserté, au milieu du XIXe siècle, la grande majorité des loges maçonniques, les mythes templiers n’ont pas disparu pour autant. Abondamment recyclés et transformés jusqu’à nos jours par les scénaristes et les romanciers, parmi les ouvrages publiés en France rien qu’en 2 012, citons :

  • Le Temple noir ;
  • La Piste des templiers ;
  • Le Baphomet ;
  • Le Code templier ;
  • Le Testament des templiers ;
  • La Fille du templier ;

Ils ont également survécu dans des esprits pas toujours bien intentionnés. Charlatans, escrocs, gourous n’ont, en effet, jamais hésité à créer des avatars dégénérés de l’ordre du Temple, afin de satisfaire leur goût du pouvoir, de l’argent ou de l’asservissement d’autrui, débouchant parfois sur l’innommable et le meurtre, comme dans le cas de la secte du Temple solaire, de sinistre mémoire.

 

TEXTE DE JEAN-VINCENT BACQUART, EXTRAIT DU LIVRE MYSTERIEUX TEMPLIERS, IDEES REÇUES SUR L’ORDRE DU TEMPLE PARU AUX EDITIONS LE CAVALIER BLEU

 

L’ordre du Temple était un ordre religieux et militaire issu de la chevalerie chrétienne du Moyen Âge. Cet ordre fut créé au XIIe siècle à partir d'une milice appelée les Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon. Au XIVe siècle l'ordre fut victime de la lutte entre la papauté et le roi de France, Philippe le Bel. Il fut dissous par le pape Clément V le 13 mars 1 312 à la suite d'un procès en hérésie.

 

Bernard-Raymond Fabré-Palaprat né le 29 mai 1 773, mort le 18 février 1 838, crée en 1 804 un Ordre du Temple et une Église johannite. Toutes les organisations qui aujourd’hui se disent templières ont pour origine cet Ordre créé par le docteur Palaprat.

 

Il est difficile de dénombrer les associations/organismes/ordres templiers aujourd’hui et beaucoup s’appellent OSMTH. Rien qu'en France on peut en estimer le nombre à plus de 200 groupes disparates avec des objectifs et des buts parfois plus ou moins clairs ou non exprimés.

 

L’OSMTH dont se réclame le Grand Prieuré de France du Temple (GPFT) ne revendique pas une quelconque descendance directe des anciens Templiers du moyen-âge. Sur un plan juridique, nous sommes une association loi 1901, nous soutenons les valeurs chrétiennes œcuméniques et nous ouvrons sur un plan humanitaire, diplomatique culturel et caritatif. Certes, les valeurs chevaleresques sont importantes pour nous et nous faisons référence aux valeurs des chevaliers templiers pour ce qui concerne le respect des autres et la tolérance. En effet, plusieurs chroniqueurs musulmans de l’époque relatent le fait que les musulmans étaient libres de prier Allah dans les enceintes templières. De plus, il est important de rappeler au lecteur que la mission principale des templiers était la protection des pèlerins en Terre Sainte.

 

Pour revenir à l’OSMTH, tous nos dirigeants sont élus et nos membres sont libres de partir quand ils veulent. Pour faire partie de l’OSMTH il faut avoir la capacité juridique, qui est l’aptitude d'une personne à avoir des droits et des obligations et à les exercer elle-même. Ce qui veut dire, par exemple, avoir l’âge légal qui en France est de 18 ans minimum.

 

Nous sommes une Organisation Non Gouvernementale à statut consultatif spécial reconnue par les Nations Unies et nous travaillons au sein des Nations Unies pour promouvoir les droits de l’Homme en général, le statut de la Femme, la bonne entente entre les peuples et les religions et le développement durable (avec sur ce dernier point, un accent sur l'accès à l'eau potable à prix abordable pour tous).

 

L’OSMTH est une fédération d’associations nationales et nos membres partagent les valeurs chrétiennes de liberté, de respect des autres, d’humilité, de service et de tolérance.

 

De très nombreux groupes se prétendent l’Ordre du Temple, sous différents noms. Tous, pour se donner une image, se réclament soit de la Charte de Larmenius, dont les historiens ont prouvé qu'il s'agit d'un faux document, charte qui soi-disant tracerait une ligne ininterrompue de Grands Maitres de l'Ordre du Temple entre Jacques de Molay et les temps modernes, soit d'une descendance directe des anciens Templiers, par des moyens dont aucun ne tient une analyse historique rigoureuse. Certains prétendent décerner, en les vendant à prix d'or des titres de noblesse. Pratiquement aucun de ces groupes ne peut prouver une quelconque action charitable ou humanitaire. D'autres, parfois les mêmes, réclament auprès de Sa Sainteté le Pape la récupération des biens des anciens Templiers.

 

En effet, nous nous sommes séparés de l'OSMTH Portugais de Monsieur Fontes en 1 996 notamment pour pouvoir mener des actions humanitaires et d'aide au prochain. Par exemple Chevalier Silencieux qui consiste à aider sans apparaître.

 

Parfois, certains groupes peuvent se révéler plus dangereux, dans leurs actions ou leurs méthodes. L'histoire de ces dernières décennies est malheureusement témoin du fait que certains groupes peuvent présenter de plus grands dangers : dérives sectaires, culte du gourou, culte du secret, incitation à l'isolement du milieu familial, etc.

 

Nous pouvons seulement inviter le lecteur à faire preuve de prudence, à poser beaucoup de questions avant de s’affilier à un Ordre templier et à comparer les différentes réponses des différentes associations, car sur un plan juridique il ne s’agit que d’associations.

 

Chevaliers templiers et franc-maçonnerie

 

SOURCES ET INFORMATIONS INDÉPENDANTES

DE TOUS REGROUPEMENTS TEMPLIERS OU MAÇONNIQUES

 

BLASON DES CHEVALIERS TEMPLIERS DE LA FRANC-MAÇONNERIE

 

Chevaliers templiers, Knights Templar en anglais, est en franc-maçonnerie le nom synthétique d'un ordre maçonnique, troisième et dernière partie du Rite d'York d'une part et organisme maçonnique indépendant d'autre part, tous deux étant principalement actifs au sein de la franc-maçonnerie anglo-américaine. Le nom complet étant Les Ordres religieux, militaires et maçonniques unis du Temple et de Saint-Jean de Jérusalem, de la Palestine, de Rhodes et de Malte. Contrairement aux grades et degrés conférés dans les loges maçonniques, qui n'exigent qu'une croyance en un être suprême, indépendamment de leur affiliation religieuse, les commanderies de cet ordre qui proposent des degrés maçonniques, n'autorisent que l'adhésion de maitres franc-maçon qui professent une croyance dans le christianisme. Plusieurs traditions et ordres chevaleresques sont représentés et regroupés, les systèmes chevaleresques symboliquement inclus sont principalement les Templiers, les Hospitaliers, les chevaliers de Saint-Paul, et seulement pour le Rite York, les chevaliers de la Croix-Rouge de Constantin. L'ordre maçonnique des chevaliers Templiers tire son nom de l'Ordre militaire catholique médiéval des Templiers cependant, il ne revendique aucune filiation directe avec l'ordre du Temple original.

 

Les premiers liens documentés entre la franc-maçonnerie et les croisades apparaissent en 1 737 à l'occasion du discours du chevalier de Ramsay. Ce dernier relie la franc-maçonnerie européenne à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem née des croisades. Cette filiation symbolique et mythologique se retrouve dans les hauts grades maçonniques des plus anciens rituels issus de la tradition des modernes.

 

L'ordre maçonnique existe sous deux formes, en tant que grade terminaux du Rite d'York et en tant qu'organisme maçonnique (masonic bodies) indépendant. Les deux pratiques sont toutefois assez similaires avec quelques différences dans la nomination ou l'ordre des grades délivrés.

 

Dans le Rite d'York

Aux États-Unis, l'ordre des Chevalier templiers est traditionnellement la partie finale du Rite d'York après avoir acquis les grades d'un chapitre l'Arche Royale et ceux de la maçonnerie cryptique dans une conseil des maîtres royaux et choisis . Certaines juridictions, cependant, permettent aux membres de passer outre à l'adhésion à ce conseil. Une commanderie locale de chevaliers templiers est fédéré à grande Commanderie, cependant les commanderies aux États-Unis fonctionnent également sous le Grand campement des États-Unis. Ce fonctionnement est spécifique à la franc-maçonnerie américaine.

 

Une commande de chevaliers templiers dans le système du Rite d'York confère trois ordres et un degré préparatoire à ses membres. Ceci est opposé au système de graduation standard pratiqué dans la franc-maçonnerie en général. Les commanderies sont les seules entités maçonniques à ne plus traiter dans sa symbolique de la légende d'Hiram. Les ordres du Rite de York sont :

  • L’Ordre Illustre de la Croix-Rouge ;
  • Le degré de Saint Paul ;
  • L’Ordre des Chevaliers de Malte ;
  • L’Ordre du Temple - Chevalier templier ;

En dehors du Rite d'York, l'entrée dans l'ordre ne se fait que sur cooptation et invitation seulement. Les candidats doivent être franc-maçon et signer une déclaration qu'ils professent la doctrine de la Sainte Trinité. Dans certains États australiens, l'exigence d'être membre d'un chapitre de l'Arche royale ne s'applique plus.

 

Les commanderies des chevaliers templiers sont connus sous le nom de preceptories. Celle des chevaliers de Saint-Paul sont connus sous le nom de chapitres. Celle des chevaliers de Malte sont connus sous le nom de prieurés. Tous fonctionnent sous les auspices d'un grand prieuré, souvent avec des niveaux intermédiaires de type prieurés provinciaux. Bien que certaines juridictions maintiennent séparer un grand prieuré du Temple et un grand prieuré de Malte, le grand maître et d'autres officiers des deux grands prieurés occupent simultanément le même poste dans les deux corps. Trois degrés sont administrés dans ce système :

  • Le degré de chevalier templier ;
  • Le degré de chevalier de Saint-Paul ;
  • Le degré de chevalier de Malte ;

Relation entre la Franc-Maçonnerie et les Templiers

PAR ANDRÉ TRABET – FÉVRIER 2012 - SOCIÉTÉS SECRÈTES ET TEMPLIERS

 

Si le grand public se désintéresse totalement de savoir s’il existe une relation, voire une descendance, entre l’ordre du Temple et la franc-maçonnerie, il n’en est pas de même au sein des Loges où certains sont convaincus de la filiation et d’autres non. Qui a raison ? Qui a tort ?

 

Si nous connaissons bien ce qu’étaient les structures, la règle et les objectifs des Templiers nous sommes loin de pouvoir en dire autant de la franc-maçonnerie ou plutôt des franc-maçonneries, tant il est vrai que d’une obédience à l’autre, les fondements et les objectifs peuvent plus ou moins varier.

 

Si nous devons rechercher une filiation, il faut nécessairement remonter dans le temps. Pour ce qui concerne la franc-maçonnerie moderne, dite spéculative, remonter vers ce début du XVIIIe siècle qui voit naître cette société pas encore divisée par les différents schismes qu’elle rencontrera plus tard, en particulier l’abandon par certains de l’obligation de croyance en Dieu exigée du postulant.

 

Quant à la franc-maçonnerie opérative, ses origines sont lointaines et font parfois l’objet d’élucubrations plus ou moins justifiées par quelques références aux textes sacrés.

 

Pour certains Adam est le premier maçon, pour d’autres c’est Noé, bâtisseur de l’arche puis, naturellement, les Égyptiens avec leurs pyramides, les grecs et autres civilisations de bâtisseurs d’ouvrages plus ou moins consacrés aux dieux.

 

Pour rester dans le concret et l’historiquement connu, nous trouvons au Vème siècle à Rome des collèges de constructeurs qui se déplaçaient avec les légions dans tout l’empire. Ils sont à l’origine des belles constructions romaines qui ont défié le temps.

 

Les confréries de tailleurs de pierre apparaissent à Come puis en Angleterre, ils vont transmettre aux bâtisseurs de cathédrale tout un symbolisme que seuls les initiés peuvent comprendre.

 

Ces bâtisseurs vont s’assembler en guildes ou corporations artisanales avec tout un rituel et un enseignement transmis oralement au sein de loges dont les secrets sont jalousement gardés.

 

Entre le XIe et le XIIIe siècle ces associations comportent deux degrés : apprenti et compagnon. Le Maître n’est qu’un compagnon plus ancien ou plus évolué que les autres et qui peut s’installer. Nous dirions aujourd’hui à son compte. Le degré de Maître apparaitra plus tard.

 

Qui bâtissait en ces temps ?

L’Eglise et plus particulièrement les Ordres religieux ainsi que les riches seigneurs.

 

Que construisait-on ?

Des Eglises, des cathédrales, des couvents, des monastères, des hôpitaux, des châteaux, des places fortes.

 

L’exploit de l’Eglise c’est d’avoir, conformément à la règle de Saint Benoit, sacralisé le travail. Il n’est plus une obligation, une simple nécessité, il devient une élévation de l’esprit.

 

Spiritualité et travail seront les bases du compagnonnage comme l’illustre si bien l’histoire des trois tailleurs de pierre si souvent racontée :

 

Sur un chantier de cathédrale, trois ouvriers taillent chacun une pierre. Un passant demande au premier :

 

« Que faites-vous mon bon monsieur ? Je gagne ma vie. » Puis s’adressant au second : « Et vous, que faites-vous ? Je taille une pierre. » Enfin il reçoit du troisième la réponse suivante : « Je construis une cathédrale. »

 

Cette dernière réponse résume à elle seule l’enseignement que les Maîtres artisans voulaient inculquer à leurs apprentis et compagnons.

 

Pourquoi ces bâtisseurs sont-ils considérés comme des francs-maçons ?

Il y a à cela deux raisons :

 

Certaines confréries étaient directement liées aux maîtres d’ouvrages et ne pouvaient travailler que pour eux, moines dans les monastères, frères servants dans les Ordres militaires etc. alors que d’autres étaient libres de travailler pour qui bon leur semblait. Ils étaient libres-maçons, en anglais free-maçons.

 

Pour la réalisation de certains chantiers les artisans ont été exonérés de tous impôts. Ils étaient en franchise d’impôt d’où francs-maçons.

 

Il est indéniable que les Templiers, tout comme les Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, les Chevaliers Teutoniques qui participèrent aux croisades ont eu un rôle de bâtisseurs, notamment en matière de places fortes, de commanderies avec leurs chapelles et qu’ils ont été initiés au secret de l’art au même titre que les compagnons. Il est non moins vrai que lesdits compagnons ont souvent travaillé sous la protection des ordres militaires. Il est probable que les Templiers réfugiés en Ecosse ont pu trouver protection chez les bâtisseurs. Cela, fait-il des francs-maçons modernes les successeurs des Templiers ?

 

Quel était la raison d’être des Templiers ?

La protection des pèlerins et l’assistance aux Croisés partis officiellement pour délivrer le tombeau du Christ et par la suite le garder.

Quels sont les buts de la franc-maçonnerie ?

  • L’amélioration spirituelle et morale de l’humanité. Formule officielle de la GLNF ;
  • Les engagements des uns et des autres ;
  • Les templiers faisaient vœux de pauvreté, chasteté et obéissance. Ils dépendaient du Pape et menaient une vie monastique et militaire ;

Autant que nous le sachions les maçons ne prononcent pas de vœux, tout au plus font-il serment de s’aider fraternellement. Ils ne dépendent que d’eux-mêmes, vivent normalement dans le siècle, se veulent non dogmatiques mais sont libres de pratiquer leur religion.

 

Il n’en demeure pas moins vrai que certains rituels maçonniques font référence au Temple mais plus généralement encore aux Ordres chevaleresques pour la bonne raison que la Franc-maçonnerie régulière se veut être un Ordre chevaleresque.

 

L’expression régulière ne doit pas être prise au sens de reconnue par la Grande Loge d’Angleterre mais dans son acception première qui signifie : qui respecte la règle. Cette règle n’étant rien d’autre que les Constitutions d’Anderson de 1 723 modifiés en 1 815.

 

Que fait le franc-maçon ?

Il travaille essentiellement sur lui-même, symboliquement tailleur de pierre il est tout à la fois l’ouvrier et la pierre. Une pierre qu’il doit travailler jusqu’à ce que débarrassée de toute aspérité elle puisse s’incorporer dans l’édifice.

 

Comme dans le compagnonnage les grades d’apprenti, compagnon et Maître sont pratiqués dans les loges dites symboliques. Pour autant les compagnons d’aujourd’hui rejettent toute paternité sur la franc-maçonnerie. Ils n’ont pas raison, la F.M. leur a bien emprunté une partie de leur rituel et notamment la référence aux outils qui constituent la plupart des symboles maçonniques.

 

Il faut considérer la franc-maçonnerie comme un creuset, un athanor, réceptacle d’idées puisées aux sources les plus variées parmi lesquelles : 

  • Les Anciens mystères d’Egypte et de Grèce ;
  • L’Alchimie ;
  • Les cosmogonies ;
  • Les textes sacrés comme la Bible, le Coran, la Thora, les Védas ;
  • La philosophie ;
  • Les grands initiés ;
  • Le compagnonnage ;
  • Les Ordres chevaleresques dont les Templiers mais pour une part infime ;

 

L’Ordre du Temple - Néo-templiers - Motards Templiers

 

ARTICLE RÉDIGÉ SOUS TOUTES RÉSERVES

 

La bibliographie relative à l’Ordre du Temple est surabondante mais scientifiquement et historiquement parfois douteuse.

 

L’Ordre du Temple alimente, avec notamment les Cathares et Jeanne d’Arc, l’un des filons inépuisables de la pseudo-histoire, celle qui a pour but d’offrir à des lecteurs avides, leur ration de mystères et de secrets.

 

Cet article se veut succinct et vous laisse le soin d’approfondir tel ou tel point.

 

Origines, faits déclencheurs.

Le pape Urbain II prêcha la première croisade le 27 novembre 1 095, dixième jour du Concile de Clermont. La motivation du pape à voir une telle expédition militaire prendre forme venait du fait que les pèlerins chrétiens se dirigeant vers Jérusalem étaient souvent victimes d’exactions voire même d’assassinats. Le pape demanda donc au peuple chrétien d’Occident de prendre les armes afin de venir en aide aux chrétiens d’Orient.

 

Cette croisade eut alors comme cri de ralliement Deus Vult, Dieu le veut et tous ceux prenant part à la croisade furent marqués par le signe de la croix, devenant ainsi les croisés.

 

Cette action se solda le 15 juillet 1 099 par la prise de Jérusalem par les troupes chrétiennes de Godefroy de Bouillon.

 

Hugues de Payns, futur fondateur et premier maître de l’Ordre du Temple, vint pour la première fois en Terre Sainte en 1 104 pour accompagner le comte Hugues de Champagne, alors en pèlerinage. Ils en revinrent en 1 107. 

 

L’Ordre du Temple

 

La foi chrétienne défendue par la puissance militaire

Cet ordre, religieux et militaire, fut créé lors du concile de Troyes, par le pape Honorius II en 1 129, à partir d’une milice appelée les Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon, créée en 1 120 par le Concile de Naplouse présidé par le roi Baudouin II de Jérusalem et le Patriarche latin de Jérusalem Gormond de Picquigny.

  • La règle du Temple publiée pour la Société de l’Histoire de France par Henri de Curzon (1886)
  • L’Éloge de la Nouvelle Milice (De laude novae militiae) est une lettre que St. Bernard de Clairvaux envoya à Hugues de Payns

Il œuvra pendant les XIIe et XIIIe siècles à l’accompagnement et à la protection des pèlerins pour Jérusalem dans le contexte de la guerre sainte et des croisades. Il participa activement aux batailles qui eurent lieu lors des croisades et de la reconquête ibérique.

 

Afin de mener à bien ses missions et notamment d’en assurer le financement, il constitua à travers l’Europe chrétienne d’Occident et à partir de dons fonciers, un réseau de monastères appelés commanderies. Cette activité soutenue fit de l’ordre un interlocuteur financier privilégié des puissances de l’époque, le menant même à effectuer des transactions avec certains rois ou à avoir la garde de trésors royaux.

 

Après la perte définitive de la terre sainte consécutive au siège de Saint-Jean-d’Acre en 1 291, l’ordre fut victime de la lutte entre la papauté et le roi de France, Philippe IV dit Philippe le Bel ou le Roi de fer, mais surtout de l’acharnement de ce dernier.

 

Il fut dissous par le pape Clément V le 13 mars 1 312 à la suite d’un procès en hérésie, simonie, sodomie et idolâtrie. La fin tragique de l’ordre mena à nombre de spéculations et de légendes sur son compte.

 

Un certain nombre d’aspects de l’histoire de l’Ordre du Temple sont à l’origine des légendes apparues à son sujet :

  • La puissance, la richesse et l’influence de l’ordre ;
  • Sa fin tragique et soudaine ;
  • Les accusations portées lors du procès, et confirmées par les aveux obtenus sous la torture ;
  • La malédiction proférée par le grand maître et popularisée par Maurice Druon dans son roman ;
  • Que préalablement prévenu qu’une machination s’organisait contre l’ordre, il avait tout organisé et que l’on ne trouva que partiellement ses fabuleuses richesses et ses documents dans les commanderies ;

Entre la chute des Templiers et le XVIIIe siècle, se développent deux idées assez contradictoires : 

  • Celle de l’innocence de l’ordre vis-à-vis des accusations qui avaient été portées contre lui ;
  • Celle d’un ésotérisme templier ;

On peut penser, avec le recul qu’offre l’histoire, qu’il y avait chez les templiers du très bon et du moins bon.

 

Certains les voient comme les chevaliers du Christ, d’autres comme des sanguinaires libidineux.

 

On a tout écrit sur eux, on a brodé, inventé, construit une légende ou voulu les salir.

 

En deux siècles d’existence l’Ordre du Temple n’a produit aucun personnage historiquement remarquable, doté d’un charisme puissant. Il n’a pas produit non plus d’écrivain, d’historien, de philosophe ou de théologien.

 

L’Ordre du Temple semble avoir suivi les préceptes de l’Église catholique romaine en vigueur à l’époque, hors de tout ésotérisme propre avec cependant une ouverture à différents courants ou expressions de la religion et une doctrine qui visait à créer une initiation et une hiérarchie sociale.

 

De nos jours, l’héritage de l’Ordre du Temple ne peut être qu’initiatique en l’absence, semble-t-il, de filiation sérieuse et ininterrompue.

 

Héritiers autoproclamés

L’ordre du Temple a engendré bien des avatars, tel l’Ordre du Temple Solaire (OST) qui a conduit ses membres à s’entre-tuer dans les années 1990. Mais d’autres mouvements néo-templiers ne vont pas jusqu’à de telles extrémités.

 

N’oublions pas que de nombreux courants maçonniques revendiquent, même symboliquement, une origine templière.

 

Plusieurs filiations se disputent l’héritage templier :

  • La filiation du comte François de Beaujeu, neveu de Jacques de Molay ;
  • La filiation de Pierre d’Aumont, commandeur d’Auvergne, dans le prolongement de celle de Beaujeu ;
  • La filiation de Jean-Marc Larménius, commandeur de Jérusalem, qui aurait été désigné par Jacques de Molay comme futur grand maître ;
  • La filiation de Geoffroy de Gonneville qui aurait été désigné par Jacques de Molay comme successeur ;

Par exemple, Bernard-Raymond Fabré-Palaprat médecin et franc-maçon, membre de la loge des Chevaliers de la Croix au sein du Grand Orient de France se revendique de la filiation Larménius et crée en 1 804 un Ordre du Temple et une Église Johannite des Chrétiens Primitifs.

 

Les autres Ordres

 

  1. L’Ordre du Temple
  2. L’Ordre Secret du Temple (OST)
  3. L’Ordo Supremus Militaris Templi Hierosolymitani (OSMTH) et le Grand Prieuré de France (OSMTH France)
  4. L’Ordre des Veilleurs Du Temple (OVDT)
  5. L’Ordre Souverain et Militaire du Temple de Jérusalem (OSMTJ)
  6. Le Grand Prieuré de France du Temple de Jérusalem (GPFTJ)
  7. L’Ordre Souverain du Temple de Jérusalem (OSTJ)
  8. La Stricte Observance Templière (SOT) ou Ordre Illustre de la Stricte Observance Templière (OISOT)
  9. L’Ordre Suprême et Militaire des Chevaliers de Salomon (OSMCS International)

Motards Templiers

 

Les clubs de motards ne revendiquent pas un quelconque héritage de l’Ordre du Temple, mais en utilisent pour partie l’histoire, la symbolique ou la légende qu’ils adaptent à leurs propres objectifs.

 

  1. Templar Knights Motorcycle Club
  2. Knights Templar Motorcyclist Charity Organization (KTMCO)
  3. Médievial MC
  4. Brothers Templar