Satan et son Eglise

Réalisation Caranasse

 

L'Eglise de Satan

SYMBOLE DE L'EGLISE DE SATAN

UNE IMAGE DU LIVRE LA CLEF DE LA MAGIE NOIRE PAR STANISLAS DE GUAITA EN 1897

 

L'Église de Satan est une organisation sataniste américaine, fondée en 1966 par Anton LaVey, auteur de la Bible satanique.

Histoire

 

L'Église de Satan est créée à San Francisco le 30 avril 1966 par Anton LaVey, lors de la Nuit de Walpurgis. La nuit de Walpurgis, en allemand Walpurgisnacht ou aussi Hexenbrennen, nommée en l'honneur de Sainte Walburge (710-779), est une fête néo-païenne qui a lieu dans la nuit du 30 avril au 1er mai. Célébrée clandestinement dans toute l'Europe depuis des temps reculés, malgré les interdits et les excommunications de l'Église, elle a été identifiée au sabbat des sorcières. Elle est surtout le symbole de la fin de l'hiver, parfois associée à la plantation de l'arbre de mai ou à l'embrasement de grands feux. Cette date correspond aussi à Beltain/Beltaine/Beltane, l'une des huit fêtes inscrites dans le calendrier celte ou sur la Roue de l'année (Wheel of the Year). Dans l'ancienne Germanie, on croyait qu'à cette date les divinités païennes du printemps, dieux et déesses de la fécondité, se répandaient dans la nature pour mettre fin à l'hiver. L'Église tenta de discréditer cette fête en transformant les divinités en diables et surtout en sorcières. De là procède le caractère magique et sulfureux de la Walpurgisnacht. Utilisé et renforcé par de nombreux écrivains, notamment la danse de la nuit de Walpurgis dans le Faust de Goethe ou, à l'époque moderne, dans les œuvres de Gustav Meyrinck, Sheridan Le Fanu, Bram Stoker. On la retrouve aussi dans la musique, comme chez Felix Mendelssohn dans Die Erste Walpurgisnacht, Op.60. Aujourd'hui, la fête a surtout survécu en Suède sous une forme altérée et inoffensive. Dans la journée du 30 avril, jour de la Valborgsmässoafton, les étudiants de l'université d'Uppsala se réunissent devant la rivière Fyris, qui traverse la ville, et procèdent à la destruction simulée de leurs vieilles casquettes d'hiver.

 

Anton LaVey en est le Grand Prêtre (High Priest) jusqu'à sa mort en 1997.

 

Fête de la Nuit de Walpurgis en Suède

 

Dans les années 1950, LaVey crée un groupe appelé Order of the Trapezoid se traduisant par l'Ordre du Trapèze. Ce groupe deviendra plus tard le corps décisionnaire de l'Église de Satan. Il inclut La Baronne Carin de Plessen, Cecil Nixon, Kenneth Anger, Russell Wolden, Donald Werby, Michael Harner et Shana Alexander. On compte par ailleurs parmi les collaborateurs de LaVey de l'époque des individus tels que : Anthony Boucher, August Derleth, Robert Barbour Johnson, Reginald Bretnor, Emil Petaja, Stuart Palmer, Clark Ashton Smith, Forrest J. Ackerman et Fritz Leiber fils.

 

En 1966 et 1967, Anton LaVey et l'Église de Satan attirent l'attention des médias en célébrant le mariage satanique de Judith Case et John Raymond. La cérémonie est photographiée par Joe Rosenthal qui, par ailleurs, pendant la Seconde Guerre mondiale, avait pris la célèbre photographie Raising the Flag on Iwo Jima. L'autre événement de la période est l'enterrement du sataniste et militaire Edward Olson, à la demande de sa femme.

 

On parle par ailleurs de l'Église dans de nombreux livres, magazines et journaux dans les années 1960 et 1970. Elle est également le sujet d'un documentaire, Satanis, sorti en 1970. LaVey, quant à lui, apparaît dans le film de Kenneth Anger, Invocation of my Demon Brother et tient le rôle de technicien assistant pour The Devil's Rain. L'Église apparaît dans Angeli Bianchi, Angeli Neri de Luigi Scattini et la Witchcraft 70 aux États-Unis.

 

En 1975, LaVey provoque une controverse au sein même de l'organisation en mettant fin au système de Grottes et en se débarrassant des gens dont il pense qu'ils voient l'Église comme un substitut au monde réel. Dès lors, la réussite dans la société devient un critère de promotion au sein de l'institution. Dans le même temps, LaVey devient plus sélectif dans les entretiens qu'il accorde. Ce renfermement donne lieu à des rumeurs concernant la déroute de l'Église et même la mort de LaVey.

 

Dans les années 1980, les chrétiens, les médias et autres thérapeutes s'intéressent aux éventuelles activités criminelles de l'Église de Satan. Des membres tels que Peter H. Gilmore, Peggy Nadramia, Boyd Rice, Adam Parfrey, Diabolus Rex, et King Diamond apparaissent alors dans les médias pour nier ces allégations. Un rapport du FBI vient par ailleurs confirmer ces démentis. Ce phénomène est connu sous le nom de panique satanique.

 

 

Dans les années 1980 et 1990, l'Église de Satan et ses membres produisent beaucoup de films, de musique et de magazines dédiés au satanisme. On pense notamment au Feral Housed'Adam Parfrey, à la musique de Boyd Rice et aux films de Nick Bougas dont le documentaire Speak of the Devil : The Canon of Anton LaVey.

 

LE GRAND PRETRE PETER H. GILMORE

 

Après la mort de LaVey, ses prérogatives passent à sa femme, Blanche Barton. Blanche Barton née Sharon Densleyon le 1er octobre 1961, grande-prêtresse américaine de l'Église de Satan, poste dont elle a hérité en 1997 à la mort de son mari Anton Szandor LaVey, fondateur de l'église.

 

Elle est restée haute prêtresse jusqu'au 30 avril 2002, quand elle a nommé Peggy Nadramia en tant que haute prêtresse et a assumé le rôle précédent de Nadramia des chairmistress. Elle a mené en 1999 une campagne d'appel aux dons, pour lever les 400 000 dollars nécessaires au rachat de la chambre noire, où plusieurs des rites notoires de l'église avaient été exécutés. Elle est la mère du seul fils de LaVey, Satan Xerxes Carnacki LaVey, né le 1er novembre 1993.

 

Elle a écrit plusieurs livres sur le satanisme :

  • L'Église de Satan : Une histoire de Religion la plus notoire du monde, Hells Kitchen Production, 1990 ;
  • La vie secrète d'un Sataniste : La biographie autorisée d'Anton LaVey, Feral House, 1990 ;

Peter H. Gilmore et Peggy Nadramia, Grand Prêtre et Grande Prêtresse d'aujourd'hui et éditeurs de The Black Flame, le magazine officiel de l'Église. Le siège de l'Église est par ailleurs transféré de San Francisco au quartier de Hell's Kitchen à New York, où Gilmore et Nadramia résident. L'Église de Satan ne reconnaît aucune autre organisation disant appartenir au satanisme même si elle concède que l'on puisse être sataniste sans être membre.

 

De nombreuses personnalités ont à un moment ou un autre été associées à l'Église :

 

Kenneth Anger né le 3 février 1927 à Santa Monica en Californie, est un auteur, acteur et réalisateur américain qui œuvre dans le cinéma underground et le cinéma expérimental. Ne réalisant que des courts métrages, il a produit presque quarante œuvres depuis 1937, dont neuf ont été regroupées sous le titre de Magick Lantern Cycle, et forment la base de la réputation d'Anger comme l'un des réalisateurs indépendants les plus influents de l'histoire du cinéma. Ses films mêlent à des degrés divers le surréalisme à l'homoérotisme et à l'occultisme, et sont décrits comme contenant des éléments érotiques, documentaires, du psychodrame, et du spectacle. Anger est lui-même décrit comme « l'un des premiers réalisateurs publiquement gay d'Amérique, et certainement le premier dont l'œuvre aborde l'homosexualité de manière franche et personnelle, et on ne saurait exagérer son rôle dans la visibilité de la culture gay au sein du cinéma américain, commercial ou autre. Certaines de ses œuvres fortement homoérotiques, telles que Fireworks (1947) et Scorpio Rising (1964), ont été produites avant la légalisation de l'homosexualité aux États-Unis. Il a aussi fait de l'occultisme le thème central de plusieurs de ses films, montrant sa fascination pour le fameux occultiste anglais Aleister Crowley, dont il a embrassé la religion, Thelema. Cette influence est flagrante dans des films comme Inauguration of the Pleasure Dome (1954), Invocation of My Demon Brother (1969) et Lucifer Rising (1972).

 

Kim Bendix Petersen, alias King Diamond, né le 14 juin 1956 à Copenhague est un chanteur et musicien danois de métal. Connu grâce à ses prestations avec Mercyful Fate, il commence une carrière solo après la séparation du groupe, dans un registre moins thrash, plutôt heavy. Réputé pour ses performances vocales impressionnantes, cris, hurlement, narration, voix théâtrales et diverses, parfois suraiguës, il n'en reste pas moins un des musiciens métal les plus sombres, maquillage quasi-black avant l'heure, disques racontant des histoires d'horreurs, aux atmosphères très sombres, torturées et originaux de son époque. Petersen commence sa carrière musicale à 19 ans, en tant que guitariste dans un groupe de reprises danois Brainstorm. Mais le futur King quitte vite ce groupe, pour rejoindre Black Rose, un autre groupe local. C'est à partir de ce moment qu'il commence à chanter. Découvrant Alice Cooper, il se découvrit également une passion pour des musiques sombres, macabres, et des mises en scène horrifiques et théâtrales. Cette découverte le fait quitter Black Rose, pour enchaîner sur son troisième groupe en deux ans, Brats. Constitué de Timi Grabber Hansen à la basse, Michael Denner à la guitare, et Hank Shermann, Rene Krolmark de son vrai nom, et bassiste-guitariste de son état, Brats constitue la base de ce qui deviendrait Mercyful Fate. Sur un fond punk-métal, le King travaillait sa voix, en essayant d'en développer un côté presque macabre. Finalement, le groupe accueillit un cinquième membre, Kim Ruzz, un batteur, puis devint Mercyful Fate, en 1980. La machine est lancée, et il fallait encore produire une démo, réalisée quelques mois plus tard. Curse Of The Pharaohs marqua les esprits, et attira de nombreux labels. En septembre 1982, Mercyful Fate enregistre son premier EP Mercyful Fate chez les néerlandais de Rave-On Records. La presse applaudit la tentative. Trois titres furent joués l'année suivante au BBC Rock Show. Enfin, en juin 1983, Roadrunner Records engage le groupe. Melissa verra le jour quelques mois plus tard, et marquera le début de la renommée pour Mercyful Fate et son leader, King Diamond. Cet album est encore considéré par certains comme un des précurseurs du black metal, de par ses ambiances sombres et le satanisme revendiqué par le King. De plus, il restera, avec la plupart de ses successeurs, une des influences de groupes comme Metallica, qui joueront de nombreuses reprises de Mercyful Fate. En mai 1984, le groupe enregistre un deuxième album, Don't Break The Oath qui sort lui aussi chez Roadrunner Records. Atteignant également par la suite le statut de culte, il prolonge le succès et assoit la réputation du groupe. Pourtant, les membres se séparent juste après. 

 

David Vincent est un chanteur de death metal américain né le 22 avril 1965. En 1986, après avoir produit leur album demo, David Vincent devient chanteur et bassiste du groupe Morbid Angel. Morbid Angel enregistre en 1989 Altars of Madness qui fait de Morbid Angel un meneur du mouvement death metal avec des groupes comme Death, Obituary, Massacre et Cannibal Corpse. Morbid Angel sorti ensuite Blessed are the Sick (1991) et Covenant (1993). En 1996, David Vincent quitte Morbid Angel après 10 ans de présence dans le groupe, car il s'est lassé du death metal. Après avoir brievement fait partie d'un projet de metal industriel nommé Genitorturers, David Vincent fait son retour dans Morbid Angel en 2004. En 2011, le groupe sort un nouvel album avec David Vincent, Illud Divinum Insanus. Il fait partie depuis 2011 de Terrorizer, avec Pete Sandoval. En 2016 il fonde I Am Morbid avec l'ancien batteur de Morbid Angel Tim Yeung, Bill Hudson (Circle II Circle, Jon Oliva's Pain) et Ira Black (Vicious Rumors, Lizzy Borden, Heathen). Parallèlement il monte aussi un groupe de musique country. En mai 2017 il remplace Lemmy Kilmister au sein du groupe Headcat.

 

Marilyn Manson de son vrai nom Brian Hugh Warner né le 5 janvier 1969 à Canton, dans l'Ohio, est un musicien, chanteur rock, peintre, poète, acteur et plasticien américain. Il est mondialement connu pour être le leader du groupe de métal industriel Marilyn Manson, portant son nom. Son nom de scène est une référence à l'actrice Marilyn Monroe et au gourou Charles Manson. Marilyn Manson est un artiste controversé, qui utilise la provocation et un blasphème teinté de philosophie et de symbolique mystique dans une grande partie de ses albums et lors de ses concerts. Sa musique et son attitude lui ont valu beaucoup d'ennuis avec des mouvements religieux et politiques, l'accusant de pousser la jeunesse à la violence et la perversion, notamment après le massacre de Columbine. Sa mère, Barbara Wyer, issue d'une famille de paysans, est infirmière, et son père, Hugh, issu d'une famille d'origine allemande de la classe moyenne établie aux États-Unis depuis plusieurs générations, a été pilote d'hélicoptère dans l'armée américaine durant la guerre du Viêt-nam, puis vendeur dans un magasin de meubles pendant l'enfance de Brian et alors marié avec Rachel Kan. Garçon solitaire, Brian a pour seul ami son cousin Chad qu'il retrouve chaque jour après l'école, chez sa grand-mère Beatrice Warner, qui les garde jusqu'à ce que leurs parents aient fini leur journée de travail. Ensemble, ils jouent aux espions, profession que Brian rêve alors d'exercer. La personne qu'ils préfèrent épier est leur grand-père Jack, routier à la retraite. Jack descend souvent à la cave faire tourner un petit train électrique. Au fil de leurs enquêtes, Brian et Chad découvrent que la cave n'est pas ce qu'ils ont imaginé. Leur grand-père y conserve toute une collection de revues pornographiques, de vieux jouets sexuels, de sous-vêtements féminins, de perruques et même de photos zoophiles. Ce grand-père meurt d'un cancer en 1995. Enfant, Brian est scolarisé à la Heritage Christian School, établissement privé épiscopalien régi par des règles très strictes. Les cheveux longs ne sont pas tolérés chez les garçons et la couleur des tenues est imposée selon le jour de la semaine. Un jour, Brian amène en classe une photo que sa grand-mère maternelle a prise depuis le hublot d'un avion montrant, selon elle, un ange dans le ciel. Son professeur crie au blasphème. Déçu, Brian décide catégoriquement que cette école ne pourra rien lui apporter de bon et il s'acharne à se faire renvoyer. Il multiplie sans succès les entorses au règlement, vols, contrebande, introduction dans l'école d'objets interdits, entre autres. Les enseignants de Brian éprouvent un dégoût profond pour la culture rock, et c'est par rébellion qu'il s'y intéresse. L'école organise des séminaires durant lesquels ils effrayent les enfants avec des légendes sur des groupes de musique Pop. Brian devient un fan inconditionnel d'AC/DC, de Judas Priest, et surtout du groupe Kiss. En effet, alors qu'il n'a que dix ans, nous sommes en 1979, son père l'amène à l'un de leurs concerts et leur sens de la mise en scène impressionne fortement le jeune Brian. Après le collège, Brian revient dans un lycée public. Maladif, souvent absent, il a du mal à s'intégrer. Durant son année de seconde, il fait une grave allergie aux antibiotiques qui manque de le tuer. Il est hospitalisé et Jennifer, une fille de sa classe, lui rend régulièrement visite, elle devient sa première petite amie. Au lycée, il sympathise avec John Crowell, un garçon désinhibé qui partage sa passion pour le rock et qui lui offre son premier joint de marijuana. À dix-huit ans, il emménage avec sa famille à Fort Lauderdale, en Floride, où son père a trouvé un poste de vendeur dans un magasin de tapis. Brian s'inscrit alors au Broward Community College pour y étudier le journalisme et le théâtre. Pendant son temps libre, il écrit des poèmes et des nouvelles qu'il essaye de faire publier, sans succès, dans des revues. Parallèlement, il travaille de nuit pour une chaîne de magasins de disques, le Spec's Local. Avec l'aide de deux employées, il vole plusieurs disques dans le dos du gérant. Après s'être fait renvoyer, il travaille un temps comme critique musical pour le Tonight Today, un journal gratuit. Ne recevant aucun salaire de son patron, il se fait embaucher comme journaliste au 25th Parallel, une toute nouvelle revue, en exagérant un peu son CV, il n'est alors pas diplômé et n'a presque aucune expérience pour interviewer les grands noms de la musique tel que Malcolm McLaren, Debbie Harry, les Red Hot Chili Peppers, Trent Reznor, à qui il confie alors sa volonté d'être des leurs. Avec le guitariste Scott Putesky, ils forment Marilyn Manson and the Spooky Kids à la suite de plusieurs conversations à la Reunion Room de Fort Lauderdale en 1989. Le nom est par la suite raccourci en Marilyn Manson. Avec Spooky Kids, Manson et Jeordie White, également connu sous le nom de Twiggy Ramirez, s'impliquent avec Stephen Gregory Bier Jr., également connu sous le nom de Madonna Wayne Gacy dans deux projets parallèles : 

  • Satan on Fire, un groupe de heavy metal chrétien fictif dans lequel il joue de la guitare basse et de la batterie ;
  • Mrs. Scabtree, un groupe collaboratif formé avec White et Jessicka, chanteuse du groupe Jack Off Jill ;

En 1993, le groupe attire l'attention de Trent Reznor. Reznor produit leur premier album en 1994, Portrait of an American Family, et est publié par le label Nothing Records. Le groupe se popularise et participe même au Self Destruct Tour, qui aboutit à l'album The Downward Spiral aux côtés de Nine Inch Nails et Jim Rose Circus, en parallèle à la parution de Smells Like Children en 1995. Cet EP contient un de leurs succès diffusés sur MTV, Sweet Dreams, reprise de 1983 du groupe Eurythmics.

 

Peter Mark Sinclair dit Marc Almond un chanteur et auteur-compositeur britannique, né le 9 juillet 1957 à Southport en Angleterre, connu notamment pour avoir fondé le groupe de new wave Soft Cell, ainsi que pour son duo avec le chanteur Jimmy Somerville sur la chanson I Feel Love. Marc Almond étudie le théâtre à l'Art School de Leeds où il rencontre Dave Ball, avec qui il fonde le duo Soft Cell en 1979. Ils deviennent célèbres grâce au titre Tainted Love. Il crée en 1983 le groupe Marc and the Mambas, composé entre autres de Matt Johnson (The The) et d'Annie Hogan, une pianiste talentueuse avec lesquels il enregistre deux albums, Untitled et Torment and toreros. L'année suivante, il quitte cette formation pour créer The Willing Sinners. Ce sont ses années les plus prolifiques. En 1987, Marc Almond sort son troisième album solo et le dernier avec les Willing Sinners, Mother Fist... and Her Five Daughters. En 1989, il sort l'album The Stars We Are, avec sa nouvelle formation La Magia, qui remporte un franc succès. De cet album est issu un single, en duo avec Gene Pitney (un chanteur américain qui connut son heure de gloire dans les années 1960), Something's Gotten Hold Of My Heart, qui devient no 1 dans les charts de nombreux pays et no 8 en France. Toujours dans cet album scintillant d'étoiles, Nico du Velvet Underground chante une chanson d'amour funèbre en duo avec Marc, ce qui sera sa dernière chanson car elle décèdera peu de temps après. Marc Almond enregistre une compilation de reprises personnelles de Jacques Brel, intitulée Jacques. En 1990, Marc Almond sort l'album Enchanted, dont les photos de l'album et le vidéo clip ont été faits par les artistes Pierre et Gilles. La chanteuse Marie-France a participé à cet album, en chantant sur le morceau A Lover Spurned. En 1991, il sort un nouvel album electropop, Tenement Symphony. Marc Almond revient en 1995 avec Treasure Box, compilation de faces B et versions longues que l'on retrouvait sur les maxi 45 tours. Il sortira aussi un album concept, Absinthe composé de reprises des grands noms de la chanson française Barbara, Juliette Greco, Charles Aznavour, Léo Ferré. En 1999, Marc Almond sort l'album Open All Night, où il chante le morceau Threat Of Love en duo avec Siouxsie du groupe Siouxsie and the Banshees. En 2004, un accident de moto le plongera dans le coma durant plusieurs semaines, aux limites de la mort. Il lui faudra près de deux ans avant d'enregistrer à nouveau, et il reprendra ses activités musicales avec deux albums de reprises, l'un orienté vers les Torch songs, l'autre vers les chansons de Vadim Kozin. En 2011 l'album Variétés le verra revenir à la composition. Marc Almond a créé au total une trentaine d'albums. Son duo I Feel love / Johnny, remember me avec Jimmy Somerville de Bronski Beat quoiqu’anecdotique dans sa discographie le rend incontournable pour beaucoup, notamment dans le milieu gay. En 2012 il rejoint Benjamin Biolay au Théâtre du Châtelet pour une version pop d'un illustre opéra de Monteverdi rebaptisé Pop’pea.

 

En octobre 2004, la Royal Navy reconnaît officiellement son premier militaire sataniste. Il s'agit de Chris Cranmer, 24 ans, technicien sur le HMS Cumberland.

 

Le 6 juin 2006, l'Église de Satan célèbre sa première messe satanique publique depuis 40 ans au Steve Allen Theater de Los Angeles. Le rituel, inspiré par la Bible satanique et les Rituels sataniques, est conduit par le Révérend Bryan Moore et la Prêtresse Heather Saenz.

 

En décembre 2007, l'Associated Press parle d'une histoire relative à un adolescent qui avait envoyé un courriel à l'administration de l'Église dans lequel il disait vouloir tuer au nom de notre Seigneur profane Satan. L'institution rappela à cette occasion qu'elle condamne les activités illégales et dénonça le jeune homme au FBI qui mit au courant la police locale qui l'arrêta plus tard.

 

Les membres

 

Il y a deux types de membres au sein de l'Église de Satan :

  • Les membres inscrits ;
  • Les membres actifs ;

N'importe qui peut devenir membre inscrit alors qu'il faut être actif au sein de l'Église et au contact des autres membres pour pouvoir devenir membre actif. Il y a cinq types de membres actifs :

 

Les membres actifs commencent au Premier échelon. Pour cela, il faut postuler et être accepté après avoir rempli un long questionnaire. On ne peut pas postuler aux échelons suivants et les préalables pour chaque échelon ne sont pas connus du public. La promotion à l'échelon suivant se fait par cooptation. Les membres appartenant aux 3°, 4° et 5° échelons constituent la prêtrise et reçoivent le titre de Reverend. Les membres du 5° échelon peuvent également recevoir le titre de docteur, même si Le Docteur fait référence à LaVey.

 

Les individus souhaitant adhérer doivent être majeurs dans leur pays de résidence. La seule exception concerne les enfants de membres qui font preuve d'une certaine compréhension à l'égard de la philosophie et des pratiques de l'Église. Leur rôle est limité jusqu'à ce qu'ils deviennent majeurs.

 

Adhérer

 

L'Église de Satan ne sollicite personne. Les individus qui souhaitent devenir membres doivent payer une cotisation unique de 208 $ environ 185 €. Les membres reçoivent à cette occasion une carte rouge prouvant leur affiliation.

 

Exclusion

 

Les membres peuvent être exclus par les instances décisionnelles, le Grand Prêtre, la Grande Prêtresse et le Conseil des Neuf nommé Council of Nine. Le membre exclu est généralement remboursé de la moitié de sa cotisation, selon ce qu'en dit le Grand Prêtre, l'autre moitié étant utilisée pour couvrir les diverses dépenses.

 

Agents

 

L'Église de Satan peut nommer certains membres actifs en tant qu’agents, qui peuvent alors parler de la philosophie du satanisme aux médias et aux parties intéressées.

 

Prêtrise

 

Les membres de la prêtrise sont les porte-parole de l'Église de Satan. Ils sont Prêtre, Magister, Magus.

 

Les membres de la prêtrise forment le Conseil des Neuf, le corps décisionnaire de l'Église. L'Ordre du Trapèze est constitué d'individus qui font partie de l'administration de l'Église. Le Grand Prêtre et la Grande Prêtresse sont les directeurs administratifs et les représentants les plus importants. Chaque rôle n'est assumé que par une seule personne à la fois. Il n'y a qu'un seul Grand Prêtre, par exemple.

 

L'Église de Satan évalue les membres actifs et leurs rapports à la prêtrise en fonction de leurs savoir-faire en société et de l'avis de leurs pairs à leur égard. La connaissance de l'occulte ne compte pas. Même si on attend d'eux qu'ils sachent parler du satanisme, on ne demande pas aux membres de la prêtrise de parler au nom de l'Église. Ils peuvent garder leur affiliation et leur rang secrets s'ils préfèrent.

 

Anciens membres et membres actuels de la Haute Prêtrise

 

Anton LaVey

1966 – 1997

Fondateur et Grand Prêtre

 

Photo & Signature d'Anton Szandor LaVey

 

Anton Szandor LaVey, de son vrai nom Howard Stanton Levey, surnommé dès son plus jeune âge Tony Lavey, né le 11 avril 1930 à Chicago et mort le 29 octobre 1997 à San Francisco, est le fondateur de l'Église de Satan et l’auteur de l'ouvrage La Bible satanique, publié en 1969 et traduit en français en 2006.

 

Lavey prônait un satanisme basé sur le pouvoir de l'individu et l'indulgence à l'égard des plaisirs terrestres. Il voyait Satan non comme une entité d'essence spirituelle, mais comme un symbole littéraire des valeurs terrestres de ce monde. Il proclama l'an premier de l'ère satanique le 30 avril 1966, pendant la nuit de Walpurgis. Cette même année, il fonda l'Église de Satan.

 

LaVey est le fils de Gertrude Augusta Coulton et de Michael Joseph Lavey, un marchand d'alcool originaire du Nebraska. Sa famille déménagea alors qu'il était encore enfant en Californie, ainsi il passa la majeure partie de son enfance à San Francisco, ville qu'il quitta ensuite pour Globe dans l'Arizona. D'après sa biographie, ses ancêtres sont originaires de France (Alsace), d'Allemagne, de Russie et de Roumanie. Cependant sa biographie officielle est contestée par certains généalogistes. Ses parents ont essayé de développer ses capacités musicales en lui faisant essayer divers instruments, notamment l'orgue. Son grand-père, Léon Levy, marchand de cigares né à Paris, émigra en 1886, où il épousa Emma Goldsmith, également ashkénaze.

 

Jeune, il développe un intérêt pour la littérature noire telle que Dracula ou Frankenstein. Il dévore également les pulps. Les pulps, abréviation de pulp magazines, sont des publications peu coûteuses et de piètre qualité matérielle, très populaires aux États-Unis durant la première moitié du XXe siècle. Ces magazines publient principalement de la fiction (très souvent présentée comme la narration de faits réels) et les thèmes abordés sont très divers, allant de la romance au récit fantastique, en passant par les enquêtes criminelles de détective et aux histoires de science-fiction. Les rares pulps encore publiés aujourd'hui sont, pour la plupart, orientés vers la science-fiction et le fantastique. C'est le faible coût des pulps, en général 10 cents, qui leur vaut l'immense succès qu'ils rencontrent auprès des masses populaires américaines.

 

Il deviendra plus tard ami avec les auteurs de ces bandes dessinées. Il regarde aussi des films noirs et s'éprend pour l'expressionisme allemand des années 1930.

 

Peu studieux, il abandonne les études à 16 ans, il fréquentait le lycée du Mont Tamalapais à Marin County, fréquente le milieu du cirque, et joue de l'orgue ou du piano dans les maisons burlesques à Los Angeles. Il prétend avoir eu une courte relation à cette époque avec Marilyn Monroe alors que celle-ci n'était pas encore connue. Lorsqu'il revient vivre à San Francisco, il travaille brièvement comme photographe pour la police, puis s'inscrit au City College de San Francisco en criminologie pour éviter l'appel à la guerre de Corée, deux éléments biographiques qui n'ont pas pu être vérifiés. Il lui arrive alors de jouer les enquêteurs psychiques pour la police sur les cas les crimes semblant relever d'une forme de spiritualisme.

 

Il mentionna que le fait de voir tant de personnes attendre avec impatience la nuit du samedi soir en pensant aux écarts de conduite qu'ils allaient faire et de les voir le lendemain prier à l'église, lui donna une vision très cynique de la religion.

 

LaVey se marie avec Carole Lansing avec qui il eut sa première fille, Karla LaVey, née en 1952. Ils divorcèrent en 1960 après que LaVey eut commencé une relation avec Diane Hegarty. Hegarty et LaVey ne se sont jamais mariés mais ils ont vécu ensemble pendant plusieurs années. Il eut avec elle une seconde fille, Zeena Galatea LaVey, née en 1963.

 

Devenu une célébrité locale grâce à ses recherches sur le paranormal et à ses prestations d'organiste, il essaya d'attirer les notables de San Francisco à ses soirées.

 

LaVey commença à présenter le vendredi soir des lectures sur le thème de l'occulte dans un cercle appelé le Magic Circle. Un membre de ce cercle proposa de jeter les bases d'une nouvelle religion. Le 30 avril 1966, il déclarait la fondation de l'Église de Satan. Cet événement attira l'attention des médias qui se mirent à le surnommer le pape noir. LaVey commença à présider des cérémonies de baptêmes sataniques, ce qu'il fit sur sa fille Zeena et de funérailles sataniques.

 

À la fin des années 1960 et au début des années 1970, LaVey s'inspira des idées de Ayn Rand  et Aleister Crowley [voir note de fin] pour écrire la Bible satanique, livre qui rassemblait les thèses de l'Église de Satan. Il réside dans le quartier du Richmond à San Fancisco où il héberge un lion nubien. En 1967, il y baptise sa fille dans un rituel satanique impliquant la présence d'une femme nue. Il est également consultant spiritualiste et conseille sur les phénomènes surnaturels. Anton Szandor LaVey affirme également avoir joué le diable dans la scène de viol du film Rosemary's Baby.

 

Diane Hegarty

1966 – 1984

 

Elle est la cofondatrice de l'Église de Satan avec Anton LaVey. Elle est née le 10 juillet 1942. Elle a été Grande Prêtresse pendant environ 20 ans. Elle eut une relation avec Anton LaVey qui dura de 1962 à 1986. Ensemble, ils ont eu une fille Zeena LaVey. En tant que Grande Prêtresse de l'Église de Satan, Blanche Barton lui succéda.

 

Blanche Barton

1997 – 2002 

 

Née Sharon Densleyon le 1er octobre 1961 grande-prêtresse américaine de l'Église de Satan, poste dont elle a hérité en 1997 à la mort de son mari Anton Szandor LaVey, fondateur de l'église. Elle est restée haute prêtresse jusqu'au 30 avril 2002, quand elle a nommé Peggy Nadramia en tant que haute prêtresse et a assumé le rôle précédent de Nadramia des chairmistress. Elle a mené en 1999 une campagne d'appel aux dons, pour lever les 400 000 dollars nécessaires au rachat de la chambre noire, où plusieurs des rites notoires de l'église avaient été exécutés. Elle est la mère du seul fils de LaVey, Satan Xerxes Carnacki LaVey, né le 1er novembre 1993. Elle a écrit plusieurs livres sur le satanisme. A présent Magistra Templi Rex assistante de LaVey et Grande Prêtresse.

 

Peter H. Gilmore

Grand Prêtre depuis 2001 - 5° échelon, Magus

 

Peggy Nadramia

Grande Prêtresse depuis 2002

 

Les textes principaux du satanisme

 

Les satanistes suivent ces quelques règles de vie sans toutefois les prendre au pied de la lettre. Il s'agit plutôt de truismes, d'orientations philosophiques.

 

Les neuf affirmations sataniques

 

  1. Satan représente l'indulgence, plutôt que l'abstinence.
  2. Satan représente l'existence vitale, et non des promesses spirituelles irréalistes.
  3. Satan représente la sagesse immaculée, au lieu de l'hypocrisie dans laquelle se complaisent les hommes.
  4. Satan représente la bonté pour ceux qui la méritent, au lieu de la prodigalité gaspillée pour des ingrats.
  5. Satan représente la vengeance, plutôt que le pardon.
  6. Satan représente la responsabilité à ceux qui savent l'assumer, plutôt que de se soucier des vampires psychiques.
  7. Satan représente l'homme simplement comme un animal parmi tant d'autres, parfois mieux, souvent pire que ceux qui marchent à quatre pattes, qui, grâce à son prétendu « développement intellectuel et spirituel, » est devenu le plus vicieux de tous les animaux.
  8. Satan représente les prétendus péchés, puisque ceux-ci mènent à la gratification physique, mentale, ou émotionnelle.
  9. Satan est le meilleur ami que les églises aient eu, puisqu'il les a maintenues en affaires depuis si longtemps.

Les publications d’Anton Szandor LaVey

 

1969 : The Satanic Bible, la Bible Satanique, publié en français en 2006, l'ouvrage pose les bases du Satanisme LaVeyen.

 

1971 : The Compleat Witch, réédité sous le nom The Satanic Witch, la Sorcière Satanique en 1989 et publié en français en 2009, ce livre est destiné aux femmes désirant mettre à profit leurs dons magiques naturels.

 

1972 : The Satanic Rituals, les Rituels Sataniques, publié en français en 2007, le livre développe les différents rituels sataniques.

 

1992 : The Devil's Notebook, les Carnets Du Diable, publié en français en 2010, ce livre est une suite de La Bible Satanique où A. Lavey développe les principes sataniques au travers de ses observations sous forme d’essais.

 

Posthume 1998 : Satan Speaks, Paroles de Satan, introduction par Blanche Barton, avant-propos par Marilyn Manson, publié en 2008, le livre regroupe ses observations sur le monde.

 

La Bible satanique

 

La Bible satanique est un essai sur le satanisme écrit par l'Américain Anton Szandor LaVey en 1969.

Il a été traduit pour la première fois en français aux éditions du Camion Noir en 2006. Cet essai contient un ensemble de règles et rites censés rythmer la vie du sataniste.

 

Lavey voulait avec ce livre jeter les bases doctrinaires de l'Église de Satan, renouvelant le satanisme par des principes matérialistes, athées et individualistes.

 

Contrairement à la plupart des livres religieux, les règles qui y sont édictées ne sont pas une codification rigide de rites. LaVey expose seulement les grandes lignes de sa vision du satanisme avec quelques illustrations de son application au quotidien. Pour son auteur, la Bible satanique ne contient donc pas toute la Vérité du monde, c'est une grille de lecture du monde pour le sataniste. Ainsi, la Bible satanique n'est pas à comparer à un livre religieux délivrant un dogme, elle est plutôt un essai philosophico-théologique, faisant un éloge de l'Ego et attaquant toutes les autres religions censées brider l'individu, l'appeler au renoncement, et lui faire accepter d'intolérables restrictions sous prétexte de salut pour l'au-delà.

 

LaVey était un personnage exalté, passionné et caractériel. On retrouve dans cette principale œuvre une renonciation profonde aux standards de la société et une recherche d'explications des côtés obscurs de la condition et de la pensée humaine. D'autres titres suivront tels que The Devil's notebook, The Satanic Witch ou encore, œuvre semi-posthume Satan Speaks. Textes dans lesquels on retrouve des exemples plus concrets des préceptes énoncés dans la Bible satanique.

 

Le livre contient quatre grands chapitres, nommés selon les quatre princes de l'enfer :

  • Satan (feu) ;
  • Lucifer (air) ;
  • Léviathan (eau) ;
  • Belial (terre) ;

Ces quatre chapitres sont appelés des livres et chacun des princes de l'enfer symbolise un des quatre éléments.

 

Au début du livre, l'auteur cite les 9 représentations sataniques, qui sont aussi les 9 commandements de l'Église de Satan.

 

Les Chapitres

 

Prologue

Les 9 Représentations Sataniques

Le Livre de Satan (La Diatribe Infernale)

Le Livre de Lucifer (La Connaissance)

Dieu Mort ou Vif

Le seul dieu à sauver devrait être vous

L'avènement d'un nouvel âge : celui du satanisme

L'enfer, le diable, et comment vendre votre âme

les quatre princes de l'enfer

Les noms infernaux

Aimer et détester

Sexe et Satanisme

Des vampires qui ne sucent pas le sang

Complaisance... pas contrainte!

Sur le choix du sacrifice humain

La vie après la mort, l'accomplissement de l'égo

Fêtes religieuses

La messe noire

Le Livre de Belial (Le Maître de la Terre)

La théorie et la pratique de la magie sataniste

Les trois types de rituels sataniques

Avertissement! À ceux qui pratiqueraient ces arts

Le rituel ou chambre intellectuelle de décompression

Les ingrédients utilisés pour la magie satanique

Le rituel satanique

Objets utilisés dans un rituel satanique

Le Livre de Léviathan (La Mer en Furie)

Invocation à Satan

Invocation employée lors des rites de luxure

Invocation employée lors des rites de destruction

Invocation employée lors des rites de compassion

Les clés énochiennes

 

Satanisme théiste

 

UN SIGIL, NOMME ERRONÉMENT « SCEAU DE LUCIFER »

INVENTE EN 2007 PAR UN GROUPE SATANISTE THEISTE APPELÉ L'EGLISE DES AINES

BASE SUR UNE PARTIE D'UN SCEAU ANTÉRIEUR DU GRIMORIUM VERUM

 

Le satanisme théiste, satanisme traditionnel, ou encore satanisme spirituel est un courant religieux qui vénère les anciens anges déchus et leur chef incontesté, Satan. Il est à différencier du satanisme LaVeyen, représentant Satan comme une force de la nature.

 

Le satanisme peut également être un mot conçu à partir d'une réflexion intellectuelle sans aucune référence à une religion mais inspirée du vocable hébreu, mot qui signifierait opposé à.

 

Doctrine

 

Le sataniste traditionnel croit en Satan, tel qu'il apparait dans la Bible, mais mettent en avant son rôle de Porteur de Lumière, sous le titre de Lucifer Lux se traduisant par la lumière et fere par porter, en latin. Il honore ainsi ce Premier parmi les anges déchus du Paradis, prince du monde ici-bas, comme son dieu personnel. Il pratique des rituels dans un but d’élévation spirituelle ainsi que pour faire avancer son royaume sur Terre.

 

Le satanisme traditionnel, souvent très lié au gnosticisme et à l'ésotérisme, plus particulièrement à la magie noire et à la goétie. 

 

Il puise ses sources dans différentes civilisations : 

  • Mésopotamienne ;
  • Babylonienne ;
  • Égyptienne ;

Ainsi que dans la longue lignée de mages et occultistes ayant emprunté la voie de la main gauche. C'est ainsi qu'il progressa et se développa au cours des siècles.

 

Historique

 

Les origines du satanisme sont liées aux différents courants des débuts du christianisme, regroupés sous le terme de gnosticisme ou ésotérisme qui trouvent leurs origines dans les croyances des civilisations antiques du Proche-Orient et de l'Europe. Dans cette optique le terme de satanisme désigne les croyances qui s'acharnent à détruire la doctrine officielle de l’Église chrétienne à l'intérieur même du contexte géographique et culturel chrétien.

 

Durant le Moyen Âge en Europe, on appelle le satanisme sabbat ou sabbat des sorcières et semble être pratiqué exclusivement en-dehors des villes, à la campagne par les classes paysannes.

 

La première mention d'un sabbat urbain en France, désormais appelé satanisme, date selon Massimo Introvigne [voir note de fin] du XVIIe siècle et de l'affaire des poisons dans laquelle sont impliqués des proches de Louis XIV. Des morts suspectes, dues aux poisons de l'avorteuse La Voisin et de son acolyte l'abbé Quibourg. Le satanisme existe désormais au cœur de la capitale et au cœur du pouvoir. Introvigne indique que des messes noires sont pour la première fois avérées en ville, liées à des rassemblements sataniques dans la chapelle de l'abbé Quibourg. Les produits des avortements, les fœtus morts, seraient utilisés lors de messes noires. Des infanticides auraient également eu lieu en présence de membres de l'aristocratie.

 

Des choses similaires ont lieu ailleurs en Europe à la même période, en Angleterre, Russie, Italie. L'Europe chrétienne génère aussi une Europe anti-chrétienne.

 

La Révolution française sera qualifiée par Joseph de Maistre d'intégralement satanique. Il estime qu’une notion consubstantiellement satanique, représente le mal générée par ce qui représente le mal pour les catholiques monarchistes : la philosophie des Lumières, le rationalisme, puis la Franc-maçonnerie.

 

À cette époque des écrits sont publiés afin d'établir les origines de ces influences néfastes en France et en Allemagne. Les écrits de l'abbé Fiard de Dijon, La France trompée par les magiciens et démonolâtres du XVIIIe siècle, influence des maçons, des illuminés et des ventriloques. Ceux de Joseph Görres, La mystique divine, naturelle et diabolique, ainsi que Mœurs et pratiques du démon de Gougenot des Mousseaux et Les rapports de l'homme avec les démons de Joseph Bizouard, cités par François Angelier.

 

Eugène Vintras et l'abbé Joseph-Antoine Boullan prétendront connaître le démon et les moyens de lutter contre lui, notamment en péchant à la place des pécheurs.

 

Cette atmosphère est le terreau de croyances diverses qui, au XIXe siècle, peuvent être rapprochées de près ou de loin de manifestations sataniques rappelant la profusion des débuts de l'ère chrétienne nommé plus haut ésotérique ou gnostique :

  • Le paraclétisme de Joachim de Flore est réinvesti à cette époque qui se voit comme l'émergence du règne de l'esprit, après la fin du règne du père et du règne du fils qui vient de tomber selon les joachimites ;
  • Les apparitions de la Vierge générées par la lutte anti-satanique ;
  • Le naundorffisme, qui désigne le courant des partisans de Karl Wilhelm Naundorff, le plus célèbre des personnages qui ont prétendu être Louis XVII, ce qu'on appelle le survivantisme. Naundorff, connu surtout comme le plus célèbre des faux Louis XVII, a aussi essayé de fonder une nouvelle religion ;

Dénonciations

 

Roger Morneau dénonça et partagea son expérience dans plusieurs ouvrages au sein du satanisme élitiste durant sa jeunesse à Montréal, jusqu'en 1946, date à laquelle il se convertit au protestantisme au sein de l'Église adventiste du septième jour. L'ésotériste Franz Bardon dans une nouvelle autobiographique dénonça certaines loges maçonniques pour leurs pratiques de l'assassinat rituel et du satanisme.

 

Paul Copin-Albancelli dénonça certaines sociétés maçonniques dont il a pu étudier les statuts qui professent le satanisme sous la forme d'un culte à Lucifer, et dont les ateliers ne travaillent pas selon la formule à la gloire du Grand Architecte de l'Univers, mais selon la sentence Gloire et amour à Lucifer ! Haine ! Haine ! Haine ! au Dieu maudit ! maudit ! maudit ! et pratiquant la luxure et l'assassinat rituel dont il affirme que cela ne concerne qu'un nombre réduit de membres.

 

Dans la littérature

 

Avant l'époque contemporaine, le satanisme se confond avec la question du mal et ce sont surtout les théologiens qui se préoccupent de cette question.

  • Racine évoque également ce sujet.
  • La quasi-totalité de la bibliographie du marquis de Sade ;
  • Baudelaire, Les Fleurs du mal ;
  • Joris-Karl Huysmans, Là-bas ;
  • Georges Bernanos, Monsieur Ouine ;
  • Les écrits du philosophe Georges Bataille ;

Démonologie

 

LA TENTATION DE SAINT ANTOINE PAR JEROME BOSCH

 

La démonologie est un terme désignant l'étude des démons ou les croyances liées aux démons. Le mot démonologie provient du grec δαίμων- daimōn, signifiant divinité, pouvoir divin, Dieu et de λογία - logia.

 

Jusqu'à la fin du XIIIe siècle, peu d'intérêt était porté aux démons. Le Traité sur le mal de saint Thomas d'Aquin en 1272 rappelle que le diable est un hérétique, la sorcellerie un crime d'hérésie. Les théologiens vont alors se pencher sur les entités du Mal. La démonologie était conduite sous les auspices et avec les encouragements des plus hautes autorités catholiques et du pape lui-même.

 

Définition

 

Les objectifs de la démonologie sont d'opérer une classification hiérarchique des démons, de connaître leurs histoires et de comprendre leur façon d'opérer. À cela, il existe deux parties le Bien représenté par Dieu et le Mal représenté par le diable.

 

Satan, Léviathan, Bélial et Lucifer sont quatre êtres différents. Le nombre 666 est couramment associé à Satan. Il provient de la Bible et symbolise ce qui est humain. Les démons bibliques répondent à une hiérarchie bien déterminée semblable à celle des militaires.

 

D'après Richelmus de Schental, abbé cistercien de Wurtemberg au XIIIe siècle, les démons se comptent par centaines de milliards. En 1467, Alphonsus de Spina en calcule 133 306 668. Au XVIe siècle, Jean Wier n'en enregistre que 44 435 556, divisés en 666 légions commandées par 66 princes. D'autres savants démonologues contestent ces chiffres incluant Pannethorne Hugues, qui en recense 1 758 064 176, Martin Barshaus 2 665 866 746 664 et Jean Oswald 14 400 000. Chaque démon possède ses propres caractéristiques. Certains ont un nom tiré de leurs façons de se manifester, Belzébuth le seigneur des mouches, par exemple.

 

Au XIXème siècle

 

Dans le contexte français actuel, la démonologie est souvent vue comme appartenant au passé et fondée sur de rares ouvrages de référence, généralement antérieurs à 1650. Il est nécessaire de faire remarquer que l’étude de l’action dans le monde des esprits infernaux, a été grandement renouvelée à la fin du XIXe siècle par trois auteurs majeurs dont les ouvrages, qui étaient quasiment introuvables au XXème siècle, sont récemment disponibles de nouveau grâce au numérique sur Gallica notamment et réédités aux éditions Saint Rémi. Le plus connu et le précurseur est le chevalier Gougenot des Mousseaux qui a écrit : 

  • Mœurs et pratiques des démons (1854) ;
  • La Magie au dix-neuvième siècle, ses agents, ses vérités, ses mensonges (1860) ;
  • Les Médiateurs et les moyens de la magie (1863) ;
  • Les Hauts Phénomènes de la magie, précédés du Spiritisme antique (1864) ;

Il a collaboré avec le marquis de Mirville qui a écrit : 

  • Des esprits et de leurs manifestations diverses (1863), ouvrage en 5 Tomes ;

Ainsi qu’avec l’avocat Joseph Bizouard qui est l’auteur de l’intéressant ouvrage : 

  • Des rapports de l'homme avec le démon (1863), en 6 tomes ;

Ces trois auteurs sont d’une importance majeure pour comprendre la démonologie, son histoire et les faits qui lui ont donné naissance, car ce sont des érudits qui ont écrit des ouvrages encyclopédiques sur le sujet. Il faut rajouter que ces auteurs maîtrisent le grec et le latin et citent abondamment les très nombreuses sources gréco-latines parlant des esprits mauvais et de leurs actions rapportées par d’abondants témoignages, plus spécialement dans l’Empire romain et dans une moindre mesure en Grèce. Précisons que les sources de ces trois auteurs se croisent régulièrement, car ils se fréquentaient et ont enquêtés ensemble sur le surnaturel à leur époque et dans l'antiquité. Cependant, chacun apporte des précisions et des interprétations qui lui sont propres, s’éclairant l’une l’autre pour aider à appréhender ce sujet si mal connu.

 

Dans la tradition orientale

 

La démonologie orientale s'articule autour de trois piliers :

  • Les djinns, en arabe جِنّ ǧinn, parfois transcrit dgin ou jinn sont des créatures surnaturelles, issues de croyances de tradition sémitique. Ils sont en général invisibles, et peuvent prendre différentes formes, végétale, animale, ou anthropomorphe. Ils sont capables d'influencer spirituellement et mentalement le genre humain par contrôle psychique, la possession, mais n'utilisent pas forcément ce pouvoir. Il ne faut pas confondre le terme djinn جِنّ ğinn avec le terme perse Djans جان ğān qui signifie l’esprit individuel d'un être, et qui est différent des Esprits de Groupe  روح rūḥ, terme d'origine sémitique רוח rox ;
  • Le Sheitan, cheitan, Chaytan ou shaitan est un mot arabe venant d'Éthiopie qui signifie : diable. Dans un sens plus vaste, sheitan peut vouloir dire démon, esprit pervers. Ce terme est étymologiquement issu de l'araméen et de l'hébreu satan. Dans la tradition mystique, le Sheitan n'est pas le diable, mais le juge des morts pour Dieu. C'est lui qui présente aux défunts la vie qu'ils ont vécue telle qu'ils l'ont vécue, sans fards, sans mensonges, sans hypocrisie. De là, la suite peut être paradisiaque comme infernale ;
  • Le shour ou la magie marocaine crainte dans tout le Maghreb. Une sorcellerie est très puissante et peux détruire des familles. Ces pratiques ancestrales sont toujours très répandues au Maroc, plus que dans tout autre pays. Elle prend ses racines dans les contrées où le taux d'illettrisme est très élevé et où les traditions perdurent depuis des siècles. Ce sont les sorciers marocains, qu'on appelle des Talebs, qui pratiquent Le shour. Ce sont des érudits qui possèdent un grand savoir sur l'Islam et dans le domaine des croyances transmises de génération en génération. Ils sont maîtres en herboristerie et les souks des grandes villes regorgent de plantes auxquelles on attribue des propriétés magiques, et pas seulement des plantes, des animaux aussi. Les tortues sont notamment très prisées par les magiciens arabes. Cette sorcellerie du Maroc s'appelle le shour. On pourrait la comparer à la magie noire européenne à cette différence près que, comme tout bon sorcier africain, les Talebs travaillent souvent des deux mains. On veut dire par là qu’ils pratiquent aussi bien la magie noire que magie blanche. Et ce qui peut être bénéfique pour quelqu'un peut toujours être mauvais pour son voisin. Si les Talebs sont des sorciers professionnels, le shour est essentiellement pratiqué par les femmes dans le cadre privé. Les femmes pratiquent la magie shour comme si elles utilisaient un outil qui leur est réservé socialement. Elles font usage de cette magie puissante essentiellement pour résoudre des problèmes de couple ou sur le plan amoureux. Pour faire du shour à un homme, les femmes sorcières sont monnaie courante. Elles peuvent même elles-mêmes aller voir le Taleb. Mais leurs actions restent en général limitées dans le cadre du cercle familial alors qu'un sorcier professionnel va agir à l'encontre de n'importe qui. Si vous êtes victime de shour, il faut donc s'intéresser en premier lieu à votre entourage le plus proche, peut-être votre épouse ou votre maîtresse ;

Sous l'empire néo-babylonien de Nabuchodonosor, les Philistins, peuple païen de Mésopotamie, ont érigé un temple en l'honneur de Belzébuth. La période antique en Orient a été marquée par un abondant culte au démon, qu'il s'agisse des Assyriens, des Philistins ou de la civilisation égyptienne.

 

Priape était honoré sous l'apparence d'une divinité au pénis démesuré, apportant force et vigueur à ses fidèles.

 

Dans le Nouveau Testament

 

  • Jésus-Christ expulse sept démons du corps de Marie-Madeleine, après qu'elle eut lavé ses pieds avec ses cheveux et un flacon d'huile précieuse.
  • Jésus ordonne aux démons de se taire car ceux-ci le dénoncent comme Fils de Dieu, alors qu'il tente de guérir un démoniaque.
  • Jésus-Christ est tenté par Satan dans le désert avant sa vie publique.
  • Quand Jésus envoie les démons dans l'abîme sous formes de porcs.

 Autres croyances

 

Selon Rudolf Steiner et sa doctrine anthroposophique, la puissance de Lucifer est décrite comme celle qui excite dans l'homme toutes les exaltations, tous les faux mysticismes, l'orgueil qui pousse l'homme à s'élever au-dessus de lui-même. Il décrit la puissance d'Ahriman comme celle qui rend l'homme aride, prosaïque, philistin, qui ossifie exagérément les corps et qui entraîne l'homme aux superstitions matérialistes. Il explique que la tâche propre de l'homme est de se maintenir en équilibre entre les puissances lucifériennes et les puissances ahrimaniennes; et l'impulsion du Christ aide l'humanité actuelle à garder cet équilibre.

 

Bibliographie

 

Anton Szandor LaVey, traduit de l'anglais par Sébastien Raizer, La Bible, volume 01, Éditions du Camion blanc, collection Camion noir, 2006 – 1° édition 1969

 

Alain Boureau, Satan hérétique, naissance de la démonologie dans l'Occident médiéval, 2004

Jean Bodin, De la démonomanie des sorciers, Paris, 1580

 

Nicolas Rémy, La démonolâtrie, ouvrage écrit par le secrétaire du duc de Lorraine Charles III, qui condamna à mort 900 sorcières en 15 ans

 

Henry Boguet, Discours exécrable des sorciers, Lyon, 1602 - L'auteur de cet ouvrage prononça 600 sentences contre des sorcières. Son livre connut onze rééditions

 

Pierre de Lancre, Tableau de l'inconstance des mauvais anges et démons, Paris, 1612, réédition Aubier-Montaigne, 1982 - Ouvrage dans lequel il est beaucoup question des sorciers et de la sorcellerie

 

Liste authentique des religieuses et séculières possédées, obsédées, maléficiées, le nom de leurs démons, le lieu de leur résidence, avec les signes de leurs sorties, 1634

 

Confessions et histoire de Madeleine Bavent, religieuse de Louviers, avec son interrogatoire, Rouen, 1652

 

Jacques Auguste Simon Collin de Plancy, Dictionnaire infernal, Paris, 1818 - Ce livre recense toutes les connaissances de l'époque concernant les superstitions et la démonologie

 

Walter Scott, Histoire de la démonologie et de la sorcellerie, dans les Œuvres de Walter Scott, traduit par Auguste-Jean-Baptiste Defauconpret, Paris, Furne, Charles Gosselin, Perrotin, 1836, volume 25

 

Gougenot des Mousseaux, 

• Mœurs et pratiques des démons 1854 ;

• La Magie au XIXe siècle, ses agents, ses vérités, ses mensonges 1860 ;

• Les Médiateurs et les moyens de la magie 1863 ;

• Les Hauts Phénomènes de la magie, précédés du Spiritisme antique 1860 ;

 

Jules de Mirville, Des esprits et de leurs manifestations diverses 1860

 

Joseph Bizouard, Des rapports de l'homme avec le démon 1863

 

Alexander Hislop, Les deux Babylones 1916

 

Henry Ansgar Kelly, Le Diable et ses Démons, Paris, édition Le cerf, 1977

 

Kurt Koch, La démonologie dans le passé et aujourd’hui en anglais

 

Weirus, De praetistigiis réédité en 1958

 

Roland Villeneuve, Dictionnaire du Diable, édition Bordas, 1989

 

Laurence Wuidar, Fuga Satanae. Musique et démonologie à l'aube des temps modernes, Genève 2018 

 

André Frossard, 36 preuves de l'existence du Diable, 2000

 

Note de compréhension

 

Edward Alexander Crowley est né le 12 octobre 1875 à Royal Leamington Spa dans le Warwickshire et décédé 1er décembre 1947 à Hastings. Dit Aleister Crowley il est également connu comme Maître Therion, Frater Perdurabo, The Great Beast 666 - La Bête ou l’homme le plus malsain du monde. C'est un écrivain, poète, occultiste, franc-maçon, tarologue et astrologue britannique. Fils d'une riche famille protestante fondamentaliste, du courant darbyste, il abjure la foi chrétienne à l'adolescence, après la mort de son père. À Cambridge, il change son prénom d'Edward en Aleister et commence à s'intéresser à l'occultisme. Initié au sein de la Golden Dawn, il s'en détache rapidement pour poursuivre sa propre voie ésotérique, fondée sur une magie sexuelle. Il dilapide sa fortune au cours de ses recherches qui le mènent partout dans le monde.

 

Crowley devient rapidement très controversé, tant pour ses mœurs sexuelles que pour ses idées occultistes, mais aussi pour ses idées politiques. Germanophile, il devient indésirable en Grande-Bretagne avec la Première Guerre mondiale. Il est chassé de Sicile où il s'était installé, après divers scandales. Il continue ses errances. Il meurt d'une crise cardiaque liée à une bronchite chronique due à sa forte consommation de drogues. Il est incinéré à Brighton et ses cendres ont été perdues.

 

Aleister Crowley est surtout connu pour ses écrits sur l'occultisme, particulièrement The Book of the Law, le livre sacré de Thelema. Crowley était également membre influent de plusieurs autres organisations occultes l'Astrum Argentum et l'Ordo Templi Orientis. Concernant cette dernière organisation, il participa même à la réécriture complète de ses rituels en fonction de la Loi de Thelema.

 

Ayn Rand, de son vrai nom Alissa Zinovievna Rosenbaum est une philosophe, scénariste et romancière américaine d'origine russe, juive athée, née le 2 février 1905 à Saint-Pétersbourg et morte le 6 mars 1982 à New York. Ayn Rand est connue pour sa philosophie rationaliste, proche de celle du mouvement politique libertarien, à laquelle elle a donné le nom d'objectivisme. Elle a écrit de nombreux essais philosophiques sur des concepts tenant de la pensée libérale, comme la liberté, la justice sociale, la propriété ou l'État et dont le principal et l'un des seuls de ses textes partiellement traduits en français, avec La Grève, est La Vertu d'égoïsme. Ses contributions principales s'inscrivent dans les domaines de l'éthique, de la philosophie politique et de l'épistémologie. Populaires hors du champ universitaire, ses idées et leurs supports, ses romans et essais, ne remportent pour autant pas un grand assentiment auprès des philosophes, sans doute rebutés par son style assez polémique et le ton parfois dogmatique de certains de ses soutiens.

 

Ayn Rand a également publié des œuvres de fiction telles que La Grève, La Source vive et Nous, les vivants, qui figurent parmi les romans les plus vendus aux États-Unis. Elle a par ailleurs écrit de nombreux scénarios pour le cinéma, dont des adaptations de ses propres œuvres de fiction.

 

Ayn Rand est considérée comme la théoricienne d'un capitalisme individualiste ainsi que d'un libertarianisme refusant toute forme de coercition et prônant les valeurs de la raison, du mérite et de l'égoïsme rationnel, son concept central. Figure de l'anti-communisme radical, Ayn Rand prône également l'indépendance et le laissez-faire face à toute forme de collectivisme ou de religion établis.

 

De nombreuses personnalités, comme le psychothérapeute Nathaniel Branden, les économistes Alan Greenspan et M. Northrup Buechner, le romancier Terry Goodkind, le président Ronald Reagan, Jimmy Wales, se réclament de ses conceptions. Ayn Rand a aussi profondément nourri la vision libertarienne dite minarchiste, replaçant l'individu au centre de la société et de l'éthique.

 

Elle avait trouvé dans Ludwig von Mises, lui aussi émigré aux États-Unis, le grand théoricien contemporain du laissez-faire qui complétait sa compréhension de l'économie.

 

Selon Alain Laurent, un des spécialistes francophones de son œuvre, Ayn Rand représenterait l'incarnation de la self-made woman immigrée, car elle réussit cet exploit tout en professant un athéisme radical et critiquant violemment l'altruisme au nom de l'égoïsme rationnel. Ayn Rand fut par ailleurs la cible de nombreuses critiques dont la principale s'attache à expliquer qu'en dépit d'une argumentation se voulant rationnelle, elle n'en maîtrisait pas toujours les raisonnements.

 

Massimo Introvigne, né le 14 juin 1955 à Rome, est un sociologue italien, fondateur du Centre pour l'étude des nouvelles religions (CESNUR), organisme critiqué par divers mouvements anti-sectes. Il a été aussi jusqu'à 2016 délégué général du groupement catholique conservateur Alleanza Cattolica. Il est surtout connu pour l'application de modèles économiques à l'étude des religions, du fondamentalisme et du terrorisme. Il a été, du 5 janvier au 31 décembre 2011, le représentant de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) pour la lutte contre le racisme, la xénophobie et la discrimination, spécialement la discrimination contre les chrétiens et les membres d'autres religions. En juin 2012 il a été nommé par le Ministère italien des Affaires Etrangères coordinateur du nouvel Observatoire de la Liberté Religieuse, un organisme créé pour surveiller la situation de la liberté religieuse à l’échelle internationale et aider la diplomatie italienne.