La culture Amérindienne

Réalisation Ayana


Les Populations significatives par région

Mexique

25 000 000 (21.5%)

 

Bolivie

6 755 532 (60%)

 

Pérou

14 712 018 (45%)

 

Guatemala

9 509 137 (55% ~ 60%)

 

Équateur

4 236 828 (25%)

 

États-Unis

5 000 000 (2.2%)

 

Colombie

1 989 658 (3.4% ~ 4%)

 

Chili

2 312 358 (10.8%)

 

Brésil

900 000 ( ~1%)

 

Canada

1 800 000 (4.9%)

 

Honduras

660 612 (7%)

 

Venezuela

812 651 (2.8%~3%)

 

Argentine

500 000-700 000(1.49%~1.5%)

 

Nicaragua

314 682 (5%~6%)

 

Panama

529 739 (13%~14%)

 

Paraguay

138 167 (2%)

 

Guyana

78 200 (10.5%~11%)

 

Salvador

641 604 (10%)

 

Costa Rica

149 417 (2.4%~3%)

 

Belize

40 000 (10.6%~11%)

 

Suriname

22 759 (3.8%~4%)

 

Guyane

11 000-13 000 (5%)

 

Population totale 81 millions

En 2018

Peinture de groupes ethniques en Amérique au début du XXe siècle

 

Les Amérindiens, Indiens d'Amérique, Indiens, Autochtones ou encore membres des Premières Nations, aborigènes, natifs américains ou Autochtones américains, comme revendiqué par certains d'entre eux, sont les premiers et seuls habitants de l'Amérique avant la colonisation européenne.

 

Ils occupent alors la totalité du continent, Amérique du Nord, Amérique centrale, Amérique du Sud, ainsi que les Caraïbes.

 

Leur origine ne remonte évidemment pas à leur découverte par les premiers explorateurs espagnols arrivés en 1492, mais est beaucoup plus ancienne, d'après les découvertes récentes effectuées en divers endroits du continent.

 

La colonisation européenne a été un événement central et dramatique pour les différents peuples amérindiens. Souvent réduits en servitude ou esclavage, chassés de leurs territoires, victimes d'épidémies apportées par les colons, ces peuples furent également tragiquement confrontés à la disparition de leur organisation sociale traditionnelle et de leur mode de vie, et à la transformation par les colons des paysages, de l'occupation des sols, de l'architecture urbaine ou rurale dont ils étaient les concepteurs et qui traduisaient le génie propre des civilisations précolombiennes. Les effectifs de leur population ne cessèrent de diminuer depuis le XVe siècle, et de nombreux peuples disparurent entièrement, et avec eux leur langue et leur culture.

 

Depuis les années 1960, les Amérindiens revendiquent leur identité (politique, culturelle, linguistique), et interviennent de plus en plus souvent pour défendre l'environnement des petits territoires qui leur ont été laissés au terme de la conquête.

 

Terminologie

 

L'ethnonyme Amérindien dérive d'Indien d'Amérique. Le mot a été formé à la suite de l'erreur de l’explorateur Christophe Colomb qui, en 1492, pensait avoir atteint les rivages des Indes orientales, nom sous lequel on désignait alors l'Asie du sud et du sud-est, alors qu’il débarquait en Amérique. C'est dans ce contexte que les Européens ont nommé ce territoire les Indes occidentales, pour les différencier de celles dites orientales (qui donnèrent aussi leur nom à différentes entités coloniales européennes nommées Compagnie des Indes orientales). À cause de cette confusion, on continue d’utiliser le mot Indiens pour parler des populations d'un Nouveau Monde. Le mot pouvait naguère être utilisé pour les aborigènes d'Australie.

 

En l’absence d’appellation qui fasse consensus, on utilise parfois les expressions de peuples autochtones ou aborigènes, ou plus précisément, Premières Nations ou Premiers peuples dans la traduction littérale de l'anglais. 

 

L'expression Peaux Rouges est ancienne, mais péjorative et n'est plus beaucoup utilisée en Amérique. Le géographe grec Pausanias le Périégète aurait décrit une terre située au-delà de l'océan Atlantique, qu'il nomme terre d'outre-océan, peuplée par des hommes à peau rouge, à chevelure noire et raide comme le crin d'un cheval.

 

On parle aussi de peuples précolombiens pour les territoires américains de l'Empire colonial espagnol, qui incluent la Mésoamérique et la cordillère des Andes. En anglais, au Canada comme aux États-Unis, on utilise les expressions Native Americans se traduisant par Américains d'origine, American Indians ou Native peoples signifiant peuples d'origine.

 

L’on trouve aussi des termes comme :

  • First Nations

Première Nation

  • First Peoples

Premier Peuple

  • Aboriginal Peoples

Peuples autochtones

 

Toutefois, ces termes s’ils sont politiquement corrects sont souvent rejetés par les intéressés qui préfèrent être appelés en fonction des noms originels de leurs peuples.

 

Au Québec, le terme autochtone est de loin le plus courant, à côté de Premiers peuples, et Premières Nations quand cela concerne des revendications territoriales ou spécifiques. Dans le contexte québécois le terme englobe également les Inuits, qui ne sont pas des Amérindiens, et les Métis reconnus.

 

En Guyane, on parle d'Amérindiens répartis en six ethnies.

 

Au Mexique, on préfère dire indígena signifiant indigène que le mot indio voulant dire indien, qui prête à confusion avec les citoyens de l'Inde et qui est ressenti comme une insulte.

Carte des groupes ethniques

Composés d'Amérindiens aux États-Unis

 

Amérique du Nord

 

La concurrence nationaliste entre les pays d'Amérique du Nord, et plus particulièrement entre le Mexique et les États-Unis, qui se sont disputé la suprématie sur le continent américain jusqu'à la guerre américano-mexicaine, ont suscité des traditions historiques différentes et une distinction devenue commune entre les groupes amérindiens établis en Mésoamérique y compris parfois certains d'Oasis Amérique et d'Acidimétrique avec les groupes établis plus au nord. Les recherches archéologiques, historiques et anthropologiques ont pourtant établi qu'il existait des échanges culturels entre ces différentes aires culturelles qui, de ce fait, s'influençaient mutuellement et partageaient certains traits culturels.

 

Mésoamérique

 

Entre le Sud de l'Amérique du Nord et le Nord de l'Amérique centrale, les Mésoaméricains ont développé de véritables civilisations, tant dans la construction des villes que par l'écriture ou la connaissance astronomique. Parmi les principales ethnies, on peut citer en particulier :

  • Les Olmèques ;
  • Les Mayas ;
  • Les Purépechas ;
  • Les Mixtèques ;
  • Les Zapotèques ;
  • Les Huaxtèques ;
  • Les Totonaques ;
  • Les Nahuas, dont les Aztèques ;

 

Amérique du Sud

 

Les Chibchas aux confins de l'Amérique centrale et du Sud, les nations Quechuas, la nation aymara, les Mapuches, peuples d'Amazonie, peuples Patagons. Les derniers Amérindiens contactés hors du bassin amazonien sont les Totobiegosodes ou Ayoreo-Totobiegosode dont le territoire forestier est illégalement et rapidement détruit par deux compagnies forestières brésiliennes. Les Totobiegosodes ont déjà perdu 6 000 hectares de leur forêt au profit des éleveurs de bétail.

 

Histoire

 

Les spécialistes ont dans un premier temps pensé que l’arrivée des premiers humains en Amérique remontait à 12 000 ans environ, mais des découvertes archéologiques récentes feraient remonter les premières migrations à plus de 40 000 ans. Venant de Sibérie, ils auraient traversé le détroit de Béring, alors au-dessus de la ligne de rivage maritime en période glaciaire. Après une période d'habitation en Béringie, et après la disparition des masses glaciaires d’Amérique du Nord, ils auraient pu continuer la colonisation du nouveau continent.

 

D’autres théories parlent de peuples océaniens ayant traversé l'océan Pacifique.

 

Une peuplade serait venue d'Europe entre - 12 000 et - 36 000 ans et correspondrait aujourd'hui à un groupe très restreint d'autochtones que sont :

  • Les Ojibwés ;
  • Les Nuu-Chah-Nulth ;
  • Les Sioux ;
  • Les Yakamas ;

Les Amérindiens, s'appuyant sur leur tradition orale, soutiennent que leurs ancêtres ont toujours habité là. Quoi qu'il en soit, la diversité des milieux naturels du continent a engendré des cultures très différentes.

On notera cependant des découvertes qui remettent en cause le schéma général de la colonisation de l'Amérique par les Amérindiens. Certains spécialistes estiment que le peuplement du continent américain n'a pas une seule origine :

 

Un squelette entier de type europoïde, l'homme de Kennewick, datant de plus de 9 000 ans a été découvert dans l'État de Washington, sur les bords de la Columbia.

 

Les ossements de la femme de Peñon, environ - 13 000 ans, découverts près de Mexico présentent aussi des caractéristiques europoïdes.

 

Des momies furent exhumées sous plusieurs mètres de dépôts de guano dans la caverne de Lovelock étaient du type europoïde. Elles furent datées d'environ - 5 000 ans.

 

75 crânes, dont le crâne de Luzia, ont été mis au jour au Brésil datés de près de - 35 000 ans, soit plus que le site de Clovis, au Nouveau-Mexique, considéré jusqu'alors comme le plus ancien du continent. Ces cranes sont d'aspect africain ou aborigène australien.

 

250 crânes et squelettes du site de Cerca grande, sont âgés entre - 9 000 ans et - 1 000 ans et sont également de type mélanésien et africain.

 

Génétique

 

Les Amérindiens d'aujourd'hui sont étroitement liés aux Asiatiques de l'Est. Toutefois 14 à 38 % de l'ascendance amérindienne provient clairement de population semblable à celle qui vivait en Sibérie il y a 24 000 ans. L'étude de l'ADN d'un garçon sibérien du Paléolithique supérieur découvert près du village de Mal'ta, le long de la rivière Belaya en Sibérie a démontré qu’une grande partie de son génome se retrouvent chez les Eurasiens occidentaux, chez les Amérindiens et sont uniques aux Amérindiens aujourd'hui. L'ADN du garçon est absent en Asie centrale et en Asie de l'Est. Le scénario le plus probable est celui d'une population telle que celle qui vivait en Sibérie il y a - 24 000 ans qui s'est mélangée aux ancêtres des Asiatiques de l'Est. Ainsi, les Amérindiens sont formés par la réunion de deux populations.

 

Préhistoire et histoire

Pétroglyphes amérindiens Nevada

 

L'utilisation de l'écriture, par opposition à la tradition orale, est habituellement la ligne de démarcation entre l'histoire et la préhistoire et les années 1500, époque des premiers contacts, représentent plutôt cette ligne séparatrice. Il faut donc adapter constamment le concept de vérité historique, car les autochtones contemporains fondent une bonne partie de leurs revendications sur cette antériorité historique, sur la période que l'on qualifie habituellement de préhistorique.

 

L'histoire, chez les peuples indigènes des Amériques, se transmettait le plus souvent oralement, même si l'usage de supports mnémotechniques plus ou moins semblables à des systèmes d'écriture furent développés en Mésoamérique via les codex en grande partie détruits et dans les Andes grâce aux quipu, peu déchiffrables.

 

Légendes, contes, aventures de chasse et faits historiques ont voyagé à travers le temps et se sont transformés dans la bouche des conteurs.

 

Contrairement aux historiens contemporains, les Inuits et les Amérindiens accordent à la valeur mythique et symbolique des événements, dans le cadre de leur conception cyclique du temps, une place plus importante que l'exactitude des lieux, des dates et des acteurs. Ces différences perceptuelles de l'histoire n'ont pas toujours facilité les relations passées et présentes entre les Amérindiens et les allochtones.

 

L'arrivée des Européens au XVe a bouleversé la vie des peuples d'Amérique. Parmi les centaines de nations qui peuplaient le continent, beaucoup ont disparu, déculturées ou exterminées. Le désastre démographique est dû aux épidémies principalement, mais aussi aux guerres, au travail forcé, aux déplacements de tribus entières. La population indienne en Amérique latine est passée, selon les estimations, de 30 à 80 millions d'habitants lors de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb à 4,5 millions un siècle et demi plus tard, pour remonter à 44 millions à l'aube du XXIe siècle.

 

Au Mexique, Hernán Cortés débarque à proximité de Veracruz en 1519 est tout d'abord bien accueilli par Moctezuma, empereur aztèque. Les Espagnols entrent dans Tenochtitlan le 8 novembre 1519. Mais le 30 juin 1520, ils sont chassés par une révolte de la population. Cortez, soutenu par les autres peuples amérindiens, remporte la bataille d'Otumba et vient assiéger la capitale qui finit par tomber. Le dernier empereur, Cuauhtémoc, fait prisonnier pour éviter une nouvelle révolte, est exécuté, tandis que Tenochtitlan est rasée pour laisser la place à Mexico.

 

Lorsque Pizarro arrive au Pérou en 1532, il est perçu comme un dieu. Il enlève l'empereur Atahualpa et encourage la révolte des peuples soumis aux Incas. L'empire se morcelle et l'empereur est finalement exécuté par les Espagnols. Les conquistadors contrôlent le territoire inca au milieu du XVIe siècle, même si des résistances ont encore lieu. La formation de l'Empire colonial espagnol s'accompagne de pillages, de maladies nouvelles qui font des ravages, de la famine, de l'asservissement des Amérindiens dans les encomiendas et de l'évangélisation de la population.

 

Les Amérindiens étaient utilisés pour exploiter les ressources en Amérique du Sud (sucre, rhum, café). Les Espagnols récoltaient ces ressources, qu'ils exportaient en Europe. Les Espagnols partaient d'Europe avec des marchandises (armes, tissus, métaux en lingots), qu'ils échangeaient en Afrique contre des esclaves qu'ils transportaient en Amérique pour exploiter les ressources. Ce système se nomme le commerce triangulaire.

 

Langues amérindiennes

 

Les langues amérindiennes sont les langues indigènes d'Amérique, parlées par les différents peuples amérindiens depuis l'Alaska et le Groenland jusqu'à la Terre de Feu. Les linguistes qui en sont spécialistes sont appelés américanistes.

 

Les langues amérindiennes ne forment pas une famille de langues unique, mais comprennent de nombreuses familles de tailles très variables, ainsi que des langues isolées. Diverses hypothèses rassemblant ces divers groupes en un plus petit nombre de superfamilles ont été formulées, avec un niveau d'acceptation très variable parmi les américanistes. Les Indiens des Plaines avaient développé une langue des signes auxiliaire pour communiquer par-delà la variété de leurs langues maternelles. Beaucoup de langues amérindiennes sont aujourd'hui menacées de disparition.

 

Techniques de communication

 

Les Amérindiens utilisent des tambours, qui permettent de communiquer à distance à l'instar des appareils modernes. Ainsi, en frappant sur un tambour, un chaman peut échanger des informations avec un autre chaman ou localiser le gibier.

 

Musique amérindienne

 

La musique amérindienne comprend la musique précolombienne, mais aussi celle que les Amérindiens ont continué de pratiquer après et malgré les premiers contacts, ou en marge de ceux-ci. Elle se caractérise par une grande variété d'aérophones, de membranophones et d'idiophones, et de lorophone avec de très rares cordophones. On ne connaît aucun traité ou système musical amérindien. La musique est aussi variée que le nombre de peuples l'est et a justement une fonction sociale, identitaire voire culturelle essentielle. Elle est souvent associée à des interdits ou des tabous, étant réservée parfois aux hommes, aux célibataires. Si elle est en général très simple et monophonique, il existe néanmoins des exemples de musique polyphonique ou orchestrale. L'instrumentarium est très riche du fait des variations linguistiques, culturelles et naturelles, grande variété de végétaux utilisés, mais les cordes sont très rares du fait de l'absence de métal.

 

Les Paléoaméricains

 

Les Paléoaméricains sont une population d'hommes modernes qui aurait peuplé les Amériques pendant la dernière période glaciaire, avant l'arrivée des Paléoindiens, ancêtres des actuels Amérindiens. Les Paléoaméricains auraient été de type australoïde, tandis que les Paléoindiens sont d'origine nord-asiatique et de type mongoloïde.

 

La faune américaine du Pléistocène supérieur comprenait une mégafaune aujourd'hui disparue. Parmi ces animaux vivaient des herbivores comme :

  • Les équidés (Equus caballus) ;
  • Les camélidés (paléo-lama et guanaco) ;
  • Les mastodontes (mammouths) ;
  • Les paresseux géants (Megatherium et Mylodon) ;
  • Les tatous géants (Glyptodon) ;
  • Les carnivores (Smilodon - tigre à dents de sabre) ;

Les Paléoaméricains auraient vécu en Amérique à la fin du Pléistocène supérieur, et représenteraient la population du Paléolithique supérieur américain. C'était des chasseurs-cueilleurs. Ils auraient précédé les Paléoindiens.

 

Près des rivages côtiers, les paléoaméricains se nourrissaient de coquillages. Fruits et végétaux entraient dans leur alimentation : baies, tubercules et plantes sauvages de téosinte et de maïs.

 

Les enseignements des Amérindiens

Tout ce que fait un Indien il le fait dans un Cercle. Il en est ainsi parce que le Pouvoir de l'Univers opère toujours en cercles et que toute chose tend à être ronde. Dans les temps anciens, lorsqu’ils étaient un peuple heureux et fort, le pouvoir leur venait du cercle sacré de la nation et tant qu'il ne fut pas brisé, le peuple a prospéré.

 

Tout ce que fait le Pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle.

 

Le cercle est rond ainsi que la Terre est ronde, toutes les étoiles le sont aussi.

 

Le vent, dans sa plus grande puissance, tourbillonne. Les oiseaux font leur nid en rond, car leur religion est la même que la nôtre.

 

Le soleil s'élève et redescend dans un cercle. La lune fait de même, et ils sont ronds l'un et l'autre.

 

Même les saisons, dans leur changement, forment un grand cercle et reviennent toujours où elles étaient.

 

La vie d'un homme est un cercle d'enfance à enfance, et ainsi en est-il de toute chose où le Pouvoir se meut.

 

Aussi nos tentes sont rondes comme les nids des oiseaux et toujours disposées en cercle, le cercle de la nation, nid fait de nombreux nids où nous couvions nos enfants selon la volonté du Grand Esprit.

 

La Spiritualité

 

La Spiritualité occupait une très grande place dans la vie de toutes les tribus amérindiennes.

 

Ils croient qu’une Puissant, appelé Grand Esprit, habite toute les choses de la Vie, les plantes, les animaux, les herbes.

 

On se rend compte que dans leurs activités quotidiennes, il faisait très attention à respecter la nature et le monde qui les entourait.

 

Ils vivaient selon 3 pratiques importantes dans leur vie de tous les jours : 

  • Les croyances ;
  • Les légendes ;
  • Les mythes ;

Pour les amérindiens, la vénération de la nature occupait une place primordiale dans la vie spirituelle. Elle écoute, comprend et respecte les innombrables Esprits de la nature.

 

Ils ont une spiritualité bien vivante qui repose sur la Communication Profonde de l’être humain avec les différents aspects de la Vie animale, la Nature et la Terre Mère.

 

Les 7 Principes du Chamanisme

 

Le monde est ce que vous croyez qu’il est

Tout n’est que rêve, tous les systèmes sont arbitraires.

 

Il n’existe pas de limites

Tout est relié, tout est possible, relié mais autonome.

 

L’énergie circule là où vous concentrez votre attention

Tout est Énergie.

 

Maintenant est le moment de pouvoir

Tout est relatif, le pouvoir augmente avec l’attention des sens.

 

Aimer implique être satisfait avec l’Amour

L’Amour augmente à mesure que nous cessons de juger. Tout est vivant, conscient et sensible.

 

Tout pouvoir provient de l’intérieur

Tout a du pouvoir, le pouvoir provient de l’autorité.

 

L’efficacité est la mesure de la vérité

Il existe toujours une autre façon de faire les choses.

 

Les 7 fondements de la tradition Amérindienne

 

Nombreux sont les ouvrages qui, depuis quelques années, introduisent à l’univers aussi riche que méconnu de la tradition amérindienne. Cela n’est certes pas étranger à l’évolution des préoccupations et d’un nouvel intérêt pour une spiritualité plus globale, associé à un souci environnemental. Ainsi, tout à coup, se trouve mis en évidence la culture et la sagesse amérindienne. L’on réalise, que ce que l’on cherchait à instaurer comme nouvelle spiritualité ou comme nouvelle approche avec l’environnement, trouvait ses sources dans l’héritage amérindien.

 

Il n’en fallait pas plus pour que tout ce qui touche, de près ou de loin, à l’interrelation existant entre tous les éléments de la nature et de l’univers, mais aussi à l’interrelation entre chaque être humain et ce même univers, inspire chacun personne qui souhaite assumer autrement sa nature humaine.

 

Mais, tant de choses furent dites et écrites, parfois erronées, qu’une fois encore l’on a dû emprunter les chemins de travers, alors que la tradition amérindienne est pourtant quelque chose que l’on peut tous comprendre, mieux, que l’on peut tous appliquer dans le quotidien.

 

Voici les 7 fondements de cette tradition qui, étrangement, c’est probablement ce qui lui donne toute son intensité, sont toujours d’actualité dans notre vie moderne.

 

L’Air

 

L’air, aussi appelé le souffle ou le vent, est sans conteste le premier fondement de cette tradition. Non seulement l’air est partout autour de nous, mais, sans lui il n’y a pas de vie possible. C’est notre premier lien avec l’univers, et c’est le dernier à s’éteindre au moment de notre mort terrestre. A notre dernier souffle, notre esprit s’envole.

 

Pour les amérindiens, c’est là, la meilleure preuve que nous sommes une partie, si petite soit-elle, de cette chose vivante qu’on appelle l’univers.

 

Les Esprits

 

Rien ne se perd, rien ne se crée, et c’est la raison pour laquelle les amérindiens croient tant aux esprits des ancêtres qu’ils considèrent, ni plus ni moins, comme étant la semence de notre propre chair. Il importe peu qu’on ne sache pas exactement qui ils sont, d’où et comment ils viennent, ou comment nous les rencontrons ou les ressentons. Ce qui importe c’est, qu’aujourd’hui, ils nous font ressentir leur présence et qu’ils nous guident vers le chemin à suivre. Croire en eux, c’est croire en nous.

 

Les Points Cardinaux

 

Les points cardinaux que sont le Nord, le Sud, l’Est et l’Ouest, de même que le haut et le bas, sont autant d’enseignements pour le chemin que nous avons à suivre et les directions que nous avons à emprunter. Les phases du soleil, celles de la lune et la direction des vents y sont directement associés. C’est à partir des points cardinaux, des références qu’on y attache, que s’organisent les cérémonies et les rituels qui sont au cœur de la culture et de la tradition.

 

La Terre

 

Dans la tradition amérindienne, nous ne faisons qu’emprunter la terre où nous vivons, laquelle n’appartient de droit qu’au Créateur, appelé Manitou, Grand Manitou ou Grand Esprit. De là, d’ailleurs, l’importance de bien l’entretenir, afin de la remettre, en bon état, aux générations à venir, de façon à ce qu’elles aussi puissent en profiter et la remettre ensuite aux générations qui suivront. Les amérindiens l’appellent la Terre Mère, car elle est la Mère de tout ce qui vit sur la terre.

 

Le Cycle

 

Dans la tradition amérindienne, tout est lié de façon circulaire et cyclique. De là, d’ailleurs, le fameux mandala de la vie. Du moment de notre naissance, à celui de notre mort, nous ne faisons qu’accomplir un parcours qui nous ramène à notre point de départ. C’est de là que provient la notion de l’esprit des anciens qui nous rejoint.

 

La vie, dans la tradition amérindienne, est tributaire du Cercle sacré de la vie, dont elle n’est qu’un élément. Il faut y ajouter la forme et le mouvement de la terre, du soleil, de la lune et autres planètes. Sans compter que tout ce qui est significatif est aussi cyclique. Les jours et les nuits se succèdent, les saisons se suivent et reviennent invariablement, les oiseaux migrent, les poissons fraient. L’homme n’échappe pas à cette règle, il vit et meurt, et revient en esprit auprès des siens.

 

Les Invocations

 

Les invocations amérindiennes sont aussi courtes que simples et elles n’ont pas pour but l’obtention de choses matérielles, de biens, ou même d’un nouvel amour, mais, simplement une bonne santé, une bonne vie. Plus encore, dans cette tradition, on invoque les forces cosmologiques d’abord pour les autres, ensuite seulement on fera quelques évocations (souhaits) pour soi. Voilà qui est révélateur de l’interrelation entre les hommes. D’ailleurs, quiconque enfreint ces règles simples, selon cette même tradition, ne trouve que la mort et l’errance dans un monde vide et stérile, et ce, jusqu’à ce que quelqu’un invoque pour lui et sauve son âme.

 

Le Nom

 

Vous ne trouverez pas de Pierre, Paul, Jean, Jacques, ou autre nom subitement devenu à la mode, car les amérindiens ne prennent pas les noms à la légère. Il leur est habituellement donné en l’honneur d’un parent ou d’un ami récemment disparu, d’un rêve ou d’une vision, d’une expérience de guerre ou encore par un homme-médecine un chaman ou après une maladie. À l’âge de la puberté, ils s’isolent généralement pour une période de trois à sept jours, sans nourriture et sans eaux afin de découvrir quel sera leur nom d’adulte (la quête de vision). Tout cela, parce que le nom, selon cette tradition, leur permettra de trouver leur propre chemin.

 

Cérémonie de Purification

 

Dans le processus de Purification, les 4 éléments sont représentés :

  • La coquille, qui sert de réceptacle, symbolise l'EAU ; 
  • Le FEU tient son propre rôle ;
  • Les herbes et la cendre représentent la TERRE ;
  • La fumée symbolise l'AIR ;

Toutes les Nations ont pour Tradition de faire brûler du cèdre, du foin d’odeur, du genévrier ou de la sauge, pour purifier un lien, une personne ou un objet. Elles procèdent à cette Purification avant une Cérémonie ou une Méditation. Cette Purification sert également dans les habitations pour éliminer les mauvaises énergies laissées par la maladie et les émotions néfastes.

 

La marche à suivre est simple. On place des feuilles de sauge dans la coquille, puis on y dépose de la poudre de cèdre et quelques brins de foin d'odeur. Après avoir allumé les herbes, on offre la fumée aux 4 directions à l'aide d'une plume d’oiseau, on débute par l'Est et on se déplace dans le sens des aiguilles d'une montre jusqu'au Nord, puis on projette la fumée vers le Sol puis vers le Ciel.

 

On rapproche ensuite la coquille près de soi et on s'entoure de la fumée qui s'en dégage. On peut également déposer la coquille sur le sol et attirer vers soi la fumée avec une plume ou les mains.

 

Les invocations que l'on récite à ce moment sont alors transportées vers le monde Spirituel par la fumée. On remercie l'Esprit pour la Vie qu'il nous a accordée et on demande son Aide pour recevoir la Pureté dans son Esprit et son Cœur.

 

Lors de la Purification, il faut ouvrir toutes les portes et au moins une fenêtre par pièce afin que les Énergies négatives puissent sortir. Les cendres sont conservées pour être remises à la Terre.

 

Les Herbes Sacrés

 

Les amérindiens utilisent énormément les herbes ou les plantes pour se purifier et dans leurs invocations. Ils pensent que de cette façon leurs remerciements seront guidés vers le Grand Esprit, par la fumée provoquée lorsqu’ils brûlent l’herbe ou les plantes. Les plus fréquemment utilisées sont la sauge, le foin d'odeur, le cèdre et le tabac. Ils les utilisent comme encens ou, déposent ces herbes dans les rivières ou sur le sol en guise d'Offrande au Créateur et à la Nature lorsqu'ils doivent abattre un arbre ou tuer un animal.

 

Chaque cueillette avait un rituel. L’indien commençait par s’asseoir à côté de la plante qu’il allait choisir. Il regardait autour de lui et prenait de temps de respirer calmement pour s’imprégner de son esprit. Ensuite, il lui parlait afin de lui expliquer les raisons pour lesquels il avait besoin d’elle. Seulement après avoir communiqué avec la plante, il la coupait ou la cueillait en laissant une offrande à la place, en signe de respect et de gratitude envers son Esprit, il prenait seulement ce dont il avait besoin. De retour au camp, il lassait sécher la plante ou l’herbe pendant quelques jours dans un endroit sombre et bien aéré. Lorsque celles-ci étaient bien séchées, il coupait les plantes de façon à pouvoir les mêler et les nouer ensemble. Après, il ne restait plus qu'à l’utiliser en fonction de la cérémonie, de la danse, des chants.

 

Quelques significations

 

Cèdre : (Thuya occidentalis) symbolise l’équilibre.  Il est un excellent purificateur qui prédispose à l’invocation, au calme et à la Sérénité. Il attire les Énergies Bénéfiques. Sert à soigner les infections très variées et éloigne les mauvais rêves. Il est surtout utilisé lors de cérémonies où la Pureté, l’Harmonie et la Sérénité sont essentielles et le cèdre apporte ces trois symboles.

 

Chèvrefeuille : (Magnoliophyta) utilisé pour soigner diverses affections liées à l’élément de l’Eau, comme le rhume, les engorgements du foie, de la rate. Son odeur très rassurante permet de créer une ambiance qui favorise la détente des émotions. L’arôme sucré suscite le bonheur, la sécurité et l’amour lors de rencontre familiale et communautaire.

 

Érable : (Acer Sapindacé) symbolise la générosité du cœur. Il est utilisé pour mettre une ambiance chaleureuse et purifier les éléments indésirables et nocifs de l’air lors de rencontre et événement heureux.

 

Foin d'odeur :(Hierochloe odorata) appelé aussi les cheveux de la terre mère, c’est une plante féminine. Elle attire les Énergies propices à l'Harmonie, elle invite les énergies bénéfiques et favorise les ambiances agréables. Mais elle est aussi très bénéfique pour les hommes car elle incite l’ouverture et la réception de l’esprit a des ondes positives.

 

Pin : (Pinus pinophyta) utilisé pour soigner diverses affections liées à l’éléments de l’air, les affections pulmonaire, laryngites, asthmes. Elle stimule la joie, l’enthousiasme. Elle favorise aussi l’inspiration dans le travail, dans la création et créer une ambiance saine pour toutes sortes d’activités. Son odeur évoque les grands espaces.

 

Romarin : (Rosmarinus officinalis) symbolise la pureté et la force. Les huiles essentielles du romain, son utilisées pour nettoyés les objets devant être utilisé par les hommes et les femmes médecine. Il a aussi des effets bénéfiques sur la peau et les cheveux. Sert aussi à mettre une ambiance propice aux activités thérapeutiques.

 

Sauge : (Salvia Lamiacé) & (Salvia apiana) plante très importante pour les amérindiens elle les accompagne dans beaucoup de rituels. Elle est employée dans toutes les Traditions Indiennes. Elle possède une action purificatrice très puissante. Ils l’utilisent pour purger l’ambiance, les êtres, les objets. Sa fumée est réputée purifier l'atmosphère et même les fibres de l'aura. Elle transforme les énergies négatives en énergies positives. Elle peut aussi servir pour accueillir le nouveau jour.

 

Sapin : (Abies procera) utilisé pour soigner diverses affections liées à l’élément de la Terre, pour la cicatrisation des plaies, l’élimination du mucus du corps. Le sapin est une plante antiseptique et bactéricide. L’odeur provoque un sentiment de bonheur tranquille. Permet de créer une ambiance naturelle comme celle rencontrée dans les forêts canadiennes.

 

Tabac : (Nicotiana tabacum) utilisé fréquemment sous forme d'offrande, pour protéger la santé des Peuples, pour assurer leur sécurité dans des tempêtes, pour demander l'aide du Grand Esprit ou pour exprimer sa gratitude pour des faveurs obtenues. On peut aussi offrir du tabac à une pierre, à l'esprit animal ou d'un arbre que l'on vient d’abattre. On dépose un peu de tabac sur le sol avant de faire une invocation de Remerciement. Gratitude, savoir donner pour recevoir.

 

Un objet une Légende

Il y a longtemps, lorsque le monde était jeune, un vieux Sioux du Lakota, dirigeant Spirituel, était sur une haute montagne et eut une vision. Dans sa vision, Iktomi, le grand professeur de sagesse, paru sous la forme d'une araignée. Iktomi s'adressait à lui dans une langue sacrée que seulement les dirigeants spirituels du Lakota pouvaient comprendre. Pendant qu'il parlait, Iktomi l'araignée, prenait un cerceau de saule avec des plumes, de la chevelure d'un cheval et des perles et ainsi, il commençait à tournoyer et à tisser une toile.

 

Il parlait au saule des cycles de la vie ... et de quelle manière ont commencé nos vies, comme nourrisson puis vient l'enfance et l'âge adulte, enfin, nous allons vers la vieillesse où nous devons être soignés comme des nourrissons, complétant ainsi le cycle.

 

Mais Iktomi dit, pendant qu'il continuait à fabriquer sa toile :

 

« Dans la vie, il y a beaucoup de forces, en bien et en mal. Si vous écoutez les forces du Bien, elles vous dirigeront dans la bonne direction. Mais si vous écoutez les forces négatives, elles vous blesseront et vous dirigeront dans la direction fausse ». 

 

Il continuait :

 

« Il y a beaucoup de forces de directions différentes qui peuvent aider ou interférer avec l'harmonie de la nature, et aussi avec le Grand Esprit et ses enseignements merveilleux ».

 

Il tissa sa toile de l'extérieur vers le centre. Quand Iktomi eut fini de parler, il donna au Sioux son travail et dit :

 

« Vois, la toile est un cercle parfait mais il y a un trou dans le centre du cercle. Employez la toile pour vous aider ainsi que votre peuple à atteindre vos buts et à faire bon emploi des idées de votre peuple, rêves et visions. Si vous croyez dans le Grand Esprit, la toile attrapera vos bonnes idées et les mauvaises seront dirigées dans le trou du néant ».

 

Le Sioux refit le même objet qu'il avait vu dans sa vision et le donna à la tribu. Maintenant, les Sioux et les Indiens emploient le « Dream Catcher » comme toile de leur vie. Il est pendu au-dessus de leurs lits ou dans leur logement pour purifier rêves et visions. Les forces du Bien de leurs rêves sont capturées dans la toile de vie et de cette façon, ils pourront en profiter ... Et les forces du mal sont captées et éjectées par le trou dans le centre de la toile. La légende du Dream Catcher détient le Destin de l'avenir et procure protection.

 

En application avec les coutumes Amérindiennes. Le Dream Catcher sera employé afin de bénéficier des forces positives. Il vous permettra de ne pas descendre dans le creux de la vague et vous protégera. Vos idées seront claires et vos idées noires s'atténueront. Les forces du mal seront éjectées dans le trou du Néant.

 

Dans la culture amérindienne le capteur de rêves est l’un des objets le plus important. Il est surtout utilisé par les tribus Ojibwas, les Sioux, les Creek, les Zunis, les Tinglits. Mais les tribus du sud tel que les Apache, les Cherokee, les Natchez, les Napochi Algonquin et même les Hopis évoquent eux aussi des légendes concernant l'Araignée Femme.

 

Le capteur de rêves servait à filtrer les bons des mauvais rêves. Celui-ci laissait passer à travers les mailles les bons rêves et les songes utiles et emprisonnait dans ses mailles les cauchemars et tout ce qui pouvait perturber le dormeur et lorsque venait le jour grand père soleil détruisait toutes les mauvaises énergies à l’aide de ses rayons du soleil. Selon la culture amérindienne le rêve est le véhicule qui permet l’échange entre les hommes et le grand esprit et l’expression des besoins de l’âme. Il est essentiel de satisfaire les besoins de son âme comme ceux de son corps. Le rêve permet de se libérer et assurer l’équilibre.

 

Le capteur de rêves est principalement de forme ronde mais dans certaines tribus comme chez les iroquois ils étaient en forme de goutte. Le capteur de rêves était tressé d’une toile en fibre d’ortie ou de tendons d’animal, qu’ils teignaient ensuite en rouge à l’aide d’écorce de prunier sauvage. On note que cette façon de faire concernait la période du début IVe siècle car de nos jours la méthode de tressage est a bien changé et les matériaux aussi surtout avec l’arrivée des hommes blancs.

 

Au XXe siècle, la fibre d’ortie et les tendons d’animal ont été remplacés par de la fibre d’autres plantes puis quelques années plus tard par des matériaux synthétiques. Lors de l’arrivée des hommes blancs les perles de verres sont venues ajouter une touche de couleur, mis sur des lacets de cuir elles ont d’abord servi de décors. Puis les Amérindiens y ont inséré des plumes pour aider à guider les bons rêves sur le dormeur.

 

Il n’y a pas eu que l’aspect du capteur de rêves qui a changé mais aussi sa signification. Chacun interprète le capteur à sa façon, porte bonheur, aide à décrire l’avenir etc. Certaines personnes disent aussi que le capteur de rêves doit être surtout placé devant une fenêtre pour qu’il puisse fonctionner, mais faut bien se rappeler que les Amérindiens n’avaient pas de fenêtre dans leur tepee. Celui-ci doit être placé de façon à avoir les premières lueurs du soleil pour que les mauvais rêves prise aux piège soient brûlés. Il ne faut pas oublier que le capteur de rêve sert de filtre pour empêcher les cauchemars de venir trouble les dormeurs.

 

Roue de Médecine

Les Mandalas Amérindiens sont des Symboles Sacrés de l'univers. Dans beaucoup de tribus, ils sont ornés avec des plumes et décorations qui ont des significations spécifiques pour le possesseur et qui sont utilisées pour leur apporter joie et prospérité. Certaines utilisations du Mandala Amérindien sont aussi la méditation et à l’invocation.

 

C'est un des symboles les plus puissants et les plus connus de la culture amérindienne. Cette roue, qui désigne le cycle de la vie, est aussi présente dans bien d'autres cultures, que l'on pense à la roue du karma ou aux chakras, qui sont de petites roues d'énergie dans notre corps. La roue représente l'être humain et son environnement familial, ses amis, sa maison, sa nation, les animaux qui y habitent, les plantes et les minéraux.

Construire sa propre roue

 

Les roues les plus simples sont construites avec des pierres, des roches ordinaires que vous pouvez trouver n'importe où. Pour concevoir une roue, vous avez besoin au minimum de 32 pierres :

  • Une grosse ;
  • Dix-neuf moyennes ;
  • Douze petites ;

Il est préférable de faire votre roue à l'extérieur. La roue est régie par les quatre grandes puissances, les quatre directions, les quatre points cardinaux. 

 

Au Nord

 

C'est la direction de la connaissance et de la sagesse, sa couleur est le blanc et son animal totem, le buffle. 

 

Au Sud

 

C'est la direction de l'innocence et de la pureté, sa couleur est le vert et son animal totem, la souris ou le lièvre. 

 

A l'Ouest

 

C'est la direction de l'introspection et de la vision intérieure, sa couleur est le noir et son animal totem, l'ours. 

 

A l'Est

 

C'est la direction de l'illumination, de la compréhension, sa couleur est le jaune et son animal totem, l'aigle.

 

 

Sac Médecine

Les sacs-médecines font partie d'une vieille Tradition et sont utilisés par plusieurs personnes encore aujourd'hui pour la protection personnelle. Nous vivons depuis quelques années un courant nouvelagiste qui entraîne une foule de gens dans un tourbillon de mysticisme, de magie et de tradition qui apporte plus de confusion que d'éclairage au sujet de nos traditions Amérindiennes. De même, le mot médecine est souvent galvaudé et mal compris.

 

Le terme de médecine a été traduit par les blanc du mot wakan qui, en langue Sioux fait référence au Sacré, au Spirituel tel qu'employé dans le terme Wakan Tanka ou Être Suprême. Le mot médecine a d'abord été utilisé pour désigner les chamans et les guérisseurs, on les appelaient les hommes-médecines. Au fil des années, l'appellation s'est étendue à tout ce qui concernait la Protection et la Guérison. Nous avons donc des hommes-médecines, des roues de médecines, des sacs-médecines etc. 

 

Les sacs-médecines qu'on retrouve aujourd'hui dans les boutiques sont une représentation symbolique de ceux qu'on utilisait autrefois. Certes, ils sont toujours faits de cuir et remplis de petits objets mais leur pouvoir de protection n'est pas inclus dans le prix.

 

La signification et l'usage de ces petites poches de cuir sont souvent mal connus même de ceux qui les fabriquent. Il en résulte que les renseignements qu'on nous en donne doivent être vérifier si on veut vraiment connaître l'origine amérindienne de ces derniers. Je dis bien l'origine AMÉRINDIENNE puisqu'on utilisait de petits sacs semblables dans plusieurs autres cultures. Je pense notamment à l'époque médiévale sur le vieux continent. De petits sacs de cuir étaient remplis de poudre et de gris-gris de toutes sortes utilisés à des fins magiques pour jeter des sorts ou pour en conjurer.

 

Certaines personnes qui fabriquent des sacs-médecines supposément amérindiens, en fait ils ne font que revendre des sacs fabriqués en Chine ou aux Indes, disent qu'ils étaient à l'origine remplis de Sauge, une herbe grandement utilisée en magie noire ou blanche pour ses propriétés purifiantes. Cette explication est tirée du dictionnaire des symboles qui est un livre de référence pour les magiciens en herbe. 

 

Ce qui porte à confusion ici, c'est que la Sauge fait aussi partie des herbes considérées comme sacrées par les autochtones et qui sont utilisées comme offrande au Grand Esprit ou pour se purifier. La Sauge dans ce cas, peut être utilisée seule ou mêlée aux autres herbes sacrées que sont le tabac, le foin d'odeur et le cèdre.

 

Je crois qu'il est important de ne pas mélanger Magie et Spiritualité Amérindienne. Les 2 ne vont pas nécessairement ensemble et il est faux de penser qu'on peut appliquer la magie à toutes les traditions.

 

Il existait autrefois 2 catégories de sacs-médecines :

  • Les sacs individuels ;
  • Les sacs appartenant à une Tribu ou à un Clan ;

Selon l'anthropologue Larry J. Zimmerman le sac-médecine est une sacoche contenant des objets sacrés auxquels se rattachent certaines significations et certains souvenirs et censés être la source médecine (Force Spirituelle) pour un individu, un clan ou une tribu.

 

Dans le cas des sacs individuels, la fabrication était généralement à un individu lors d'un Rêve ou d'une Vision. Chez les Indiens Crow par exemple, une personne ayant rêvé d'un castor, fabriquera son sac de la peau de cet animal. Elle y placera différents objets tels :

  • Des os ;
  • Des pierres ;
  • Des griffes ;
  • Des herbes ;

Dont elle croit qu'ils pourront renforcer son Pouvoir Spirituel et sa Capacité de communiquer avec le Créateur. Le contenu du sac individuel pouvait, comme les détails d'un récit, être modifié à l'occasion selon les nouvelles révélations reçues par les possesseurs. Le sac-médecine individuel devait rappeler à son propriétaire la Relation Personnelle qu'il entretenait avec le Monde des Esprits.

 

Le sac-médecine pouvait être porté autour du cou ou encore être cousu sur les vêtements. Par contre, en Colombie Britannique, certaines tribus accrochaient le sac à l'endroit où dormait son possesseur, il devait ainsi exercer une forte influence sur les rêves, Chez les Blackfeet, les femmes avaient la garde des sacs-médecine. Elles étaient les seules à pouvoir les ouvrir pour confier momentanément les objets sacrés aux hommes. De même, les Motowolon où hommes ou femmes ayant le pouvoir de communiquer avec les Esprits, chez les tribus Malécites avaient avec eux des sacs de guérisseurs contenant des os, des cailloux, des figurines sculptées et d'autres objets sacrés. Certaines tribus possédaient aussi des sacs-médecines communautaires qui étaient transmis de générations en générations. Un de ces sacs appartenant aux Indiens Pawnees, appelé Skidis était censé contenir le crâne du premier homme. Lorsque le crâne se brisa, il fut remplacé par celui d'un Chef Renommé. L’importance de nombreuses sociétés religieuses étaient fonction du sac-médecine confié à leur garde par un clan ou une tribu.

 

Certaines traditions tendent à rester présentes parmi nous pour que nous puissions les transmettre à nos enfants. Le sac-médecine en est un bon exemple. Pour ceux d'entre vous qui auraient le goût de posséder un de ces sacs, il y a toujours les artisans et les boutiques spécialisées mais, pour qu'il soit authentique et qu'il remplisse vraiment ses fonctions, il faudra le fabriquer vous-même, selon la Tradition.

 

Tambour Amérindien

Représentation du cosmos, les battements du Cœur de la Terre ... Il est nécessaire à tous ceux qui veulent entreprendre un voyage chamanique et découvrir leur animal de pouvoir ou animal totem. Avec le rythme du tambour, vous pourrez obtenir l'altération de conscience et ainsi faire des voyages, obtenir des visions ou des prophéties. Certains rythmes rapides permettent également de purifier l'atmosphère des ondes négatives ainsi que des mauvaises entités.

 

Bâton de parole

J’adore ce geste qui incite le respect … 

 

Le bâton de parole, originaire des traditions nord-amérindiennes, est un outil servant à réguler la parole au sein d'un groupe.

 

Lors d'un conseil de la tribu, le bâton de parole est passé d'un des membres de l'assemblée à un autre, seul celui qui tient le bâton ayant droit à la parole. Ceci permet d'assurer que tous les membres du conseil seront entendus, et notamment ceux qui pourraient craindre de prendre la parole. Le conseil peut, de façon consensuelle, décider de faire passer le bâton de parole à un autre membre pour éviter que le débat ne soit dominé par les plus prolixes. D'autre part, celui qui tient le bâton peut autoriser d'autres membres du conseil à intervenir. Plusieurs symboles y sont associés, représentant tour à tour des aptitudes dont le porteur doit faire preuve pour être digne de prendre la parole :

  • Parler avec courage et sagesse : par la plume d’aigle.
  • Se montrer doux et chaleureux : par la fourrure de lapin.
  • Être en lien avec le Grand Esprit : par la pierre bleue.
  • Avoir conscience de l’impermanence du monde : par le coquillage irisé.
  • Être en lien avec les forces de l’univers : par les pierres aux quatre couleurs des éléments, les points cardinaux.
  • Parler avec pouvoir et force : par les poils de grand bison.

Calumet de Paix

Avant de parler des choses sacrées, nous nous préparons nous-mêmes par des offrandes. L’un de nous remplira son fourneau et le tendra à l'autre qui l'allumera. Puis l'offrira au ciel et à la Terre, ils fumeront ensemble, alors, ils seront prêts à parler.

 

Le calumet est une sorte de pipe utilisée par les Amérindiens pour fumer du tabac (pétun). Il se compose de deux partie distinctes :

  • Le fourneau ;
  • Le tuyau ou Bâton creux ;

Il est utilisé dans la vie courante, mais aussi lors de tabagies, et pour décréter la paix entre deux tribus ou deux puissances ou dans le cadre de la médecine traditionnelle.

 

Le terme calumet et son synonyme pétunoir apparaissent dans l'Histoire de la Nouvelle-France de Marc Lescarbot dès 1612.

 

« Noz Sauvages font aussi grand labourage de Petun, chose tres pretieuse entr'eux, et parmi tous ces peuples universelement. C'est vne plante de la grandeur de Consolida major, dont ils succent la fumée avec vn tuyau en la façon que je vay dire pour le contentement de ceux qui n'en sçavent l'vsage. Apres qu'ils ont cuilli ceste herbe ils la mettent sécher à l'ombre, et ont certains sachets de cuir pendus à leur col ou ceinture, dans lesquels ils en ont toujours, et quant et quant vn calumet ou petunoir, qui est vn cornet troué par le côté, et dans le trou ils fichent vn long tuyau duquel ils tirent la fumée du petun qui est dans ledit cornet, après qu'ils l'ont allumé avec du charbon qu'ils mettent dessus. »

 

Le terme calumet est repris en 1625 - 1655, dans La Muse normande de David Ferrand, texte écrit en patois rouennais (purinique), langage proche du cauchois. Dans cet ouvrage, il a le sens de roseau pour fabriquer des pipes. En fait, il s'agit d'une graphie fallacieuse pour calumè, variante de calumel, avec chute de la finale. Calumel est la forme normanno-picarde de chalumeau.

 

Marc Lescarbot décrit l'usage du calumet en signe d'amitié :

 

« Mais pour les Sauvages il est plus excusable, d'autant qu'ils n'ont autre plus grande délice en leurs Tabagies, et ne peuvent faire fête à ceux qui les vont voir de plus grand' chose : comme pardeça quand on présente de quelque vin excellent à un ami : de sorte que si on refuse à prendre le petunoir quand ils le présentent, c'est signe qu'on n'est point adesquidés, c'est à dire ami. Et ceux qui ont entre eux quelque ténébreuse nouvelle de Dieu, disent qu'il petune comme eux, et croyent que ce soit le vray Nectar décrit par les Poètes. Cette fumée de Petun prise par la bouche en succant comme un enfant qui tette , ils la font sortir par le nez, et en passant par les conduits de la respiration le cerveau en est rechauffé, et les humiditez d'icelui chassées. Cela aussi étourdit et enivre aucunement, lâche le ventre, refroidit les ardeurs de Venus, et endort, et la fueille de cette herbe, ou la cendre qui reste au petunoir, consolide les playes. »

 

Marc Lescarbot en 1612

 

Le calumet était utilisé à l'origine par les Indiens des Plaines, comme autel portatif pour permettre, en s'élevant avec la fumée, de pouvoir communiquer avec wakan-tanka, le grand esprit ou tunkashila, appelé respectueusement grand-père. Il accompagne tous les gestes importants de la vie des Amérindiens qui, contrairement à l'image de sauvages projetée sur eux, étaient des êtres très pieux et religieux et c'est pour cela qu'on a souvent cru par erreur qu'il ne servait qu'à conclure la paix, d'où son nom commun inexact et inapproprié de calumet de la paix.

Fourneau en stéatite noire

 

En lakota, on l'appelle canunpa wakan. Wakan veut dire grand ou sacré. On doit le manipuler avec grand respect. Pour le ranger, il y a un sac en cuir abondamment décoré généralement de perles ou de tissages d'épines de porc-épic teintées et c'était un acte de grand respect et de confiance que faisaient les Amérindiens en signant des traités et en faisant fumer le calumet à leurs interlocuteurs blancs pour en montrer ainsi la valeur à leurs yeux. Leur loyauté n'a pas vraiment été récompensée et les Amérindiens se sont vu déposséder de leurs terres malgré les traités signés qu'ils ont de façon unilatérale, quasiment tout le temps respecté.

 

Le fourneau est parfois en terre cuite ou en os, mais en général en pierre stéatite noire, grise ou verte, ou plus souvent en catlinite, pierre marron-rouge extraite d'un lieu sacré dans le Minnesota. Aucun conflit ne pouvait avoir lieu à cet endroit et les tribus qui n'avaient pas accès à cette carrière obtenaient la catlinite par troc. Seuls les Amérindiens étaient habilités à extraire cette pierre qui représente le sang de la terre. Le fourneau et le tuyau ne sont assemblés que lorsqu'on va fumer le calumet, sinon, la plupart du temps, ces deux parties sont séparées. Le fourneau pouvait donner lieu à des formes d'une extrême beauté épurée, comme à des formes sculptées extrêmement élaborées (animaux, personnages, scènes de vie).

 

Le tuyau est, aux yeux des Amérindiens, la partie la plus importante car il représente toutes les parties du corps et la couleur rouge du sang est très souvent utilisée parmi les teintes qui contribuent à sa décoration. Il est souvent décoré avec des perles, du tissu, de la fourrure et des plumes.

 

Un rituel immuable accompagne son utilisation. On situe le calumet dans les quatre directions (tate topa) pour s'unir avec le monde qui vous entoure et le calumet ne doit jamais être présenté avec le fourneau vers l'invité, sinon c'est un signe de rejet de celui-ci. On utilise pour fumer un mélange aromatique de tabac et d'herbes de type sweetgrass, écorce de cornouiller, sauge, menthe appelé quiniquinick qui peut sembler un peu âcre à l'usage et qui faisait abondamment tousser les Blancs lors des signatures de traités. Les Amérindiens utilisent le bout d'une branche en feu ou d'une braise pour l'allumer ainsi qu'un cure-pipe en os ou en bois pour le nettoyer. Ces accessoires sont souvent très décorés de perles ou de plumes.

 

Vu le respect que portaient les Amérindiens à cet objet, les missionnaires ont tenté vainement d'en faire disparaître la pratique en le rangeant dans les idoles ou les objets du diable. Mais son enracinement culturel était trop profond pour qu'on puisse l'éradiquer. Il existe actuellement aux États-Unis un dernier gardien du calumet, le Sioux Hehaka Sapa, gardien des traditions religieuses qui entourent cet objet. Selon la légende, cet objet serait l'original donné aux Amérindiens par la femme bison blanc qui aurait donné le calumet aux Amérindiens pour qu'ils puissent communiquer avec wakan tanka ainsi que tous leurs rites religieux.

 

Messages des Plumes

 

Les plumes chez les Amérindiens ont une signification sacrée, représentant l'essence sacrée. Elles sont un symbole de Paix et de Liberté d'esprit. Elles servent aussi lors des rituels de purification et de guérison pour disperser les énergies néfastes et attirer les énergies bénéfiques dans le corps de la personne malade.

 

Les plumes d'aigle mènent nos pensées et prières vers le Grand Esprit. Avec le don d'une plume, nous recevons une partie de son essence.

 

Ainsi quand une personne reçoit une plume d'aigle, c'est le cadeau la plus grande distinction honorifique. Le peuple Amérindien ainsi que d’autres peuples, reconnaissent depuis longtemps, les propriétés médicinales et curatives des plumes d’oiseaux. Ils les utilisent entre autre comme outils servant à diriger et faire pénétrer chez une personne blessée ou malade, l’énergie de guérison, car elles sont reconnues pour capter et redistribuer les énergies bénéfiques.

 

Avez-vous trouvé une Plume ?

 

Les plumes représentent pour les amérindiens un Cadeau venant du Grand Esprit, mais aussi de l'oiseau qui offre une partie de son essence.

 

Pour les Amérindiens, ces plumes ont une propriété médicale. Elles permettent de faire pénétrer et diriger l'énergie de guérison car celle-ci capte et redistribue les énergies bénéfiques. Certaines plumes ont aussi des valeurs de protections, il suffit de porter celle-ci sur soi afin d'attirer l'Énergie

Voici quelques significations des plumes.

 

Aigle : Ses plumes jouissent d’un statut particulier dans les pratiques magiques et religieuses amérindiennes. Elles représentent l’essence sacrée de tous les oiseaux. Elles symbolisent la paix. Elles servent aussi lors de rituels de guérison, particulièrement pour disperser les énergies néfastes et pour attirer l’énergie bénéfique dans le corps d'une personne. De plus, les plumes d’aigle poussent nos pensées et nos invocations à s’envoler vers le Grand Esprit.

 

Canard : Elles symbolisent le passage de l’enfance à l’âge adulte, lorsqu'on devient capable de trouver sa propre voie. Elles sont utilisées lors de cérémonies initiatiques, que cela soit pour indiquer le passage de l’adolescence à l’âge adulte ou lors des initiations chamaniques.

 

Colombe : Elles sont utilisées pour les rituels de paix mais aussi pour des déclarations d’amour, les révélations de l’être cher, face à l’amour qu’il éprouve pour vous. Elles jouent un rôle important lors de négociations de paix, car elles sont souvent attachées au calumet de paix.

 

Coq : Elles symbolisent le courage et la victoire du jour sur la nuit. Ses plumes sont donc réservées aux guerriers chamaniques.

 

Corneille : Ses plumes symbolisent le deuil. On les utilise lors des cérémonies mortuaires. Les Lakota Sioux prient avec des plumes de corneille pendant 4 jours lors d’un décès. Elles ne sont utilisées que pour cet usage et on les conserve dans un endroit sacré.

 

Cygne : Elles symbolisent la grâce, la bonté et la beauté. Mais aussi pour certains peuples amérindiens et surtout pour les Creek, elles représentent l’union du mariage et sont prisées lors des cérémonies et aussi pour les rituels de fertilité. Elles sont le plus souvent utilisées par les femmes chamanes.

 

Faucon : Elles servent à aider aux diagnostics des maladies du corps. Elles sont essentiellement utilisées par les chamans et sont très réputées pour accroître la compréhension des malaises ainsi que les connaissances des chamans.

 

Fauvette :  Semblable à la poule, elle est protectrice de nos habitats ainsi que de notre famille.

 

Geai bleu : Elles apportent la clarté dans certaines situations sombres ou troubles, elles apportent aussi la lumière qui fait disperser les nuages de la dépression et de la tristesse. 

 

Hibou : Elles sont utilisées pour des rituels ésotériques impliquant des connaissances secrètes transmises de générations en générations, les connaissances que nos ancêtres nous ont transmis.

 

Moineau : Elles sont utilisées pour la construction et fabrication d'amulettes de chance.

 

Mouette : Le symbolisme de trouver une plume de mouette, liberté de faire ce que vous voulez.

 

Oie blanche : Cet oiseau marque l’arrivée et le départ de l’été. C’est un grand migrateur. Ses plumes sont utilisées par les peuples du Nord pour les cérémonies de guérison. C’est aussi la marque d’un chaman dans plusieurs tribus.

 

Oiseaux aquatiques : Elles possèdent une double symbolique. Elles sont en effet tant de l’air que de l’eau. Elles procurent une double protection aux chamans qui les possèdent et sont de puissants outils de rituels. De la même façon que pour les plumes d’aigle, ces plumes aquatiques entraînent les invocations et les pensées vers le Grand Esprit mais ceux-ci, par les cours d'eau.

 

Oiseaux nocturnes : hibou, chouette - Leurs plumes sont utilisées lors de rituels ésotériques impliquant des connaissances secrètes. Tous les chamans en possèdent pour faire appel aux gardiens des connaissances sacrées.

 

Oiseau-mouche : Elles symbolisent la rapidité d'action et la grâce des mouvements. Elles sont très reconnues pour apporter la beauté et la joie avec rapidité. Elles sont très populaires auprès des tribus du Sud-Ouest américain.

 

Perroquet : Comme cet oiseau peut apprendre n’importe quel langage, ses plumes symbolisent la communication et sont réputées pour faciliter la traduction ainsi que la communication entre les humains (tribus). Elles sont plutôt rares et très convoitées pour orner les costumes lors des danses, des cérémonies et des rituels. Les couleurs vives rouge, vert, bleu, jaune servent à recréer l'arc-en-ciel qui est un symbole de paix et de prospérité essentiellement chez les Lakota Sioux.

 

Pic bois : Elles sont très réputées lors de cérémonie de guérison seulement utiliser afin de prévenir ou de guérir contre des problèmes de santé liés au foie.

 

Pie : Elles sont utilisées pour les rituels de guérison. Étant un charognard, cet oiseau contribue à nettoyer l’environnement. Par conséquent, ses plumes servent à nettoyer et à purifier un corps malade. Dans la culture des indiens du Lakota, ces plumes noire et blanche du bout des ailes représentent une jeune indienne aux cheveux de jais vêtu d'une tunique blanche.

 

Poule : Ses plumes sont utilisées lors de la construction d’une nouvelle maison ou chez les peuples migrateurs. Elles sont transportées et font partie de la structure même des habitations temporaires. Le chaman les distribue à chaque famille, car ces plumes sont garantes d’un foyer harmonieux et confortable.

 

Rouge-gorge : Elles symbolisent le renouveau chez la personne, dans une situation ou dans son Esprit. Comme c'est l'un des premiers oiseaux à revenir lors du printemps. Les amérindiens les utilisent beaucoup lors de rituel de fertilité ce qui les rend particulièrement importantes. Trouver une plume de rouge-gorge par terre signifie une nouvelle.

 

Rossignol : Ses plumes possèdent une signification mystique très importante. Elles aident à comprendre plus clairement la complexité des rituels et à assimiler les grandes connaissances des choses sacrées. Elles possèdent donc une signification mystique importante.

 

Road-runner : Nous connaissons tous cet oiseau grâce aux bandes dessinées américaines de Bugs Bunny et de ses aventures avec le coyote. Malgré tout, cet oiseau du désert américain existe vraiment et sa vitesse est légendaire. Ses plumes symbolisent l’énergie chaotique et imprévisible du coyote, le joueur de tours par excellence. Elles servent aussi pour accroître les habiletés naturelles de magie du praticien ou du chaman ainsi que son intuition.

 

Scissor-tailed : Ses plumes sont utilisées pour honorer les mères au sein de toutes les nations amérindiennes. Elles sont particulièrement prisées pour indiquer le soleil et les quatre points cardinaux lors de cérémonies.

Animal Totem

 

L’animal totem est un guide choisi pour aider, dont les qualités correspondent aux besoins en matière d’initiation chamanique.

 

Le mieux est de chercher l’animal totem et de converser avec lui. Il apprendra ses caractéristiques et enseignera comment l’on peut les adapter et s’en servir dans la vie de tous les jours.

 

Ce guide est un allié, pas un serviteur. Il se faut conserver une attitude respectueuse envers lui. Le guide animal ne règlera pas les problèmes, il jouera parfois même le rôle contraire en plaçant devant des problèmes dont l’on n’était pas conscient. C’est le premier pas sur la voie du chaman.

 

Voici un bref résumé des pouvoirs et des capacités des animaux totems.

 

ABEILLE : représente la communauté, la fête. Elle nous invite à célébrer les événements heureux, ou tout simplement l'existence mystérieuse et merveilleuse de la vie. Elle nous murmure qu'une vie harmonieuse en communauté existe.

 

AIGLE : représente le Pouvoir de l'Esprit, la grande sagesse, l'autorité et le pouvoir, le courage. Ses plumes sont souvent utilisées dans des rituels sacrés. Il aide à prendre du recul pour analyser notre vie. Il offre l'objectivité et la clarté d'esprit nécessaires aux prises de décisions et à la recherche des priorités. Il peut voyager dans le royaume spirituel tout en restant lié à la terre et à la matière. Ses facultés d’observation et son courage sont légendaires. C’est un guide exigeant qui nous demandera de nous surpasser continuellement, d’aller loin et toujours plus haut. Il enseigne à regarder vers les hautes sphères pour que votre coeur atteigne le Soleil et que vous appreniez à aimer l'ombre aussi bien que la lumière. L'aigle incarne la force divine. Il peut aller très haut dans le ciel, plus haut que n'importe quel être vivant et, il est assimilé au Grand Esprit. Il domine du regard l'ensemble de la vie. L'aigle enseigne qu'il est nécessaire de considérer aussi bien les événements positifs que les événements négatifs, les faces d'ombres et de lumière, ce qui aide à poursuivre le développement de son moi propre.  Les plumes d'aigle sont utilisées par les chamans pour guérir l'aura des personnes malades. Venez au bout de vos peurs, regardez au-delà de votre horizon, reliez-vous à l'élément aérien et volez. C'est ce à quoi exhorte l'aigle.

 

ARAIGNÉE : C’est la tisserande des rêves de l’humanité. Sa toile englobe tout ce qui est vivant. Elle tisse la destinée des hommes et de toutes les créatures. C’est un guide qui nous permet de maîtriser l’art de tisser les rêves et la réalité dans un amalgame qui s’avérera positif pour vos réalisations. Avec son aide, nous apprenons à matérialiser nos désirs et à rêver notre vie. Le nombre des pattes de l'araignée est de 8, ce qui renvoie à l'infini. Elle est l'infini diversité dans les créations. 8, c'est deux fois 4, qui sont les 4 vents, les 4 point cardinaux. L'araignée symbolise la responsabilité. Nous tissons nous même notre toile du destin.

 

ANTILOPE : L'antilope incite au comportement raisonnable. Elle connaît les ficelles de la vie. Elle peut agir en vérité et sans peur. L'antilope correspond aux personnes qui travaillent dans la médecine.

 

BALEINE : considérée comme le maître de l'océan. Les dauphins sont ses guerriers et les loutres de mer sont ses messagers. Ce mammifère sait mériter beaucoup de respect et symbolise une longue vie et surtout le pouvoir. Le dauphin, quant à lui symbolise le guide. Elle nous ramène au langage originel, le son, qui porte en lui l'ensemble de la destinée. Qui connait son origine, connait son futur. Les dauphins sont ses guerriers et les loutres de mer sont ses messagers. Ce mammifère sait mériter beaucoup de respect et symbolise une longue vie et le pouvoir. La baleine est la gardienne des secrets et de l'histoire de la Terre.

 

BÉLIER : signifie la percée, la réussite. Il représente aussi l'enracinement, le lien, l'équilibre. Il sait rester accroché au sol et nous rappeler aux réalités quotidiennes.

 

BISON : Il est le symbole incontesté de l'abondance. Dans les croyances indiennes, si un bison blanc apparaissait, cela signifiait que les prières étaient entendues et qu'il y allait avoir de l'abondance dans les récoltes. Le bison apportait tout, nourriture, habillement et cuir.   

BICHE : Elle représente la douceur. Elle nous enseigne la vision au-delà des éléments matériel et superficiel de la vie. Elle nous apprend à discerner le cœur des choses et les causes plutôt que les effets. 

 

BLAIREAU : La plupart des animaux évitent de le rencontrer. C'est un animal totem des puissants guérisseurs et des femmes médecins.

 

CERF : signifie la fierté et l'indépendance. Il nous aide à développer notre assurance et renforce notre sentiment de dignité. Il est doux, sa nature révèle un trésor inépuisable de compassion et d’amour qui lui permet d’ignorer la peur. Le cerf perçoit la bonté dans toutes les créatures, dans les situations les plus désespérées. Ce guide enseigne le pouvoir de la douceur. Il permet à son apprenti de connaître la façon d’atteindre le cœur et l’esprit des créatures les plus endurcies et de les aider à guérir. 

 

CHAUVE-SOURIS : Ses qualités sont mythiques. Elle représente la réincarnation, le cycle de la mort et de la renaissance. C’est un guide qui nous aidera à accepter la fin de toute situation et les nouvelles possibilités qui émergent. C’est aussi un allié sûr pour voyager dans l’univers de nos vies antérieures. La chauve-souris symbolise la renaissance. Une chauve-souris est suspendue la tête en bas. Les chauves-souris étaient idolâtrées par les civilisations mayas, aztèques et toltèques.

 

CHEVAL : signifie la terre, le voyage. Il apporte l'énergie et la vitesse, et règne sur le cycle complet de l'existence : la naissance, la mort, la vie dans l'au-delà et la renaissance. Le cheval est très respecté et est lié avec la magie chamanique. Il est le premier animal totem de la civilisation. L'enseignement relatif au cheval dit que l'on ne peut pas obtenir le pouvoir par la force mais que ce pouvoir est attribué à celui qui est capable d'en user avec respect.

 

CHIEN : Ce guide est l’emblème de la Loyauté et considéré comme la Fidélité. Il transmet le sens du service aux autres, la compréhension profonde et compatissante. Il ne peut s’empêcher de venir au secours des autres. Si le chien devient notre guide, nous serons appelés à servir les autres, quel que soit notre travail. Il représente les bénévoles, les philanthropes, les infirmières, les conseillers, les prêtres ou les soldats. Il s'agit de la fidélité envers les autres, mais aussi, et surtout, envers soi.  Il nous apprend l’amitié la plus pure tout en nous permettant de garder ceux qui nous sont chers. Nous apprenons avec lui l’amour inconditionnel. Le chien, bien sûr, est le compagnon fidèle et dévoué. Il sert son maître, pour que celui-ci soit toujours fier de lui. Le chien est considéré, dans certaines traditions, comme le gardien de domaines secrets, le protecteur d'un savoir ancien. Il peut défendre jusqu'à la mort son propriétaire.

 

CHOUETTE : La chouette symbolise la magie, la clairvoyance. C'est l'aigle de la nuit.

 

COLIBRI : Le colibri est attaché à la beauté, à l'esthétique. Il aime les fleurs remplies de parfum, et la vie. Les plumes de colibri étaient utilisées dans la magie en guise de sortilège d'amour.

 

CORBEAU : des légendes autochtones racontent que le corbeau a créé la lumière, le feu et l'eau. Ce héros culturel peut être facilement reconnu par son bec droit. Le corbeau symbolise l'intelligence. C’est un animal sacré pour plusieurs cultures. C’est le gardien de la magie, des connaissances ésotériques, du savoir millénaire. Il nous apprend à vaincre nos peurs de l’inconnu aussi bien que les craintes que nous imaginons dans le fond de notre conscience. C’est le guide qui nous transporte directement au monde des esprits pour atteindre rapidement la conscience. Ce héros culturel peut être facilement reconnu par son bec droit. Le corbeau symbolise l'intelligence. Détient la Magie.

 

CORNEILLE : Elle est la gardienne des grands mystères. Dans la corneille se mélange le passé, le présent et l'avenir.

 

COYOTE : C’est le plus imprévisible des guides. Sa nature est de jouer des tours. Il se perd souvent dans ses stratégies complexes et tombe dans ses propres pièges. Il nous apprend à rire de nos mésaventures et à prendre la vie du bon côté, quelles que soient les circonstances. Il nous apprend à voir au travers de nos propres mensonges, à reconnaître nos modèles. Le coyote est un animal sournois et trompeur. Il aime tromper les autres et lui-même. Il tombe dans ses propres pièges et cela ne lui sert pas de leçon. Le coyote nous montre notre côté fou.

 

CYGNE : Le cygne nous apprend à accepter la grâce du changement.

 

DAUPHIN : Le dauphin nous enseigne tout ce qui a trait avec le souffle qui nous lie avec la vie et la force de vie. Le dauphin nous apprend qu'il faut maîtriser notre respiration pour dépasser, nous libérer des charges qui nous pèsent.

 

DINDON : Le dindon est le symbole de la générosité, du partage, et du don. Le dindon nous enseigne que cela ne sert à rien d'être matérialiste, il faut savoir partager avec les autres.

 

ÉCUREUIL : L'écureuil est un petit animal qui fait ses réserves, qui est collectionneur. Il se fait des stocks dans différents endroits pour pouvoir passer l'hiver sans soucis de nourriture.

 

ÉLAN : Symbolise l'Endurance. Il nous apprend qu'agir avec mesure augmente notre endurance. Il est lié, aussi, à la fraternité, l'amitié qui s'élève au-dessus de la concurrence et de la jalousie. L'élan est le symbole du respect de soi.

 

FAUCON : C’est le messager des dieux, un éclaireur qui survole son domaine afin de savoir ce qui s’y passe. Il porte une attention particulière aux détails et peut saisir toutes les nuances dans n’importe quelle situation. Ce guide nous aidera à développer nos facultés extrasensorielles. Avec lui, nous apprenons que notre pouvoir dépend de l’acuité de nos perceptions.

 

FOURMI : symbolise la Patience. Elle ne s'inquiète jamais de devoir s'en passer car elle a confiance en la providence de l'univers. Elle rappelle qu'il nous faut démontrer patience et confiance dans certaines situations de la vie.

 

GRENOUILLE : La grenouille a le pouvoir d'appeler la pluie avec différents sons. Elle symbolise l'eau, elle a un rapport avec les rites iniatiques qui ont avoir avec l'eau.

 

HIBOU : gardien de la nuit et de la lune. Il peut prévoir l'avenir et le transmettre pendant son sommeil. Il est associé aux facultés psychiques : la clairvoyance, la projection astrale, et ainsi de suite. Il symbolise les pratiques magiques. Avec le hibou comme gardien, nous serons attirés par la pratique de la magie. Il nous aidera aussi à atteindre la sagesse si nous demeurons sur la voie chamanique. Il nous permettra également de percevoir quand les autres tentent de nous duper.

 

LIBELLULE : Il s’agit du messager des rêves, celui qui nous apprend à reconnaître l’illusion que nous nommons réalité. Les ailes de la libellule permettent de reconnaître les niveaux de rêves et d’amener à la surface de notre conscience les souvenirs enfouis. Ce guide permet la communication avec les créatures reliées aux éléments. La libellule symbolise la duperie des sens et de la transformation. Ses ailes scintillantes rappellent les temps magiques et permettent de prendre conscience que ce monde n'est fait que d'une réalité apparente.

 

LIÈVRE : symbolise la renaissance, l'équilibre. C'est l'un des animaux qui se métamorphose le plus aisément. Il représente l'intuition, et apporte l'exaltation qui accompagne la renaissance et une grande fécondité. Il aide à surmonter les périodes de changement et à suivre les orientations de notre intuition. Il représente la peur et la tragédie mais, au fond de lui, il possède la capacité de les surmonter. C’est un guide qui nous fera voyager dans tous les coins et recoins de nos pires frayeurs afin de les confronter. Il permet aussi de détecter les dangers qui nous entourent et de reconnaître les individus qui nous veulent du mal. Il représente l'intuition, et apporte l'exaltation qui accompagne la renaissance et une grande fécondité.   Le lièvre signifie la peur, sa peur d'être tué, mangé par les humains ou les animaux. Il enseigne qu'en fait, on attire ce qu'on redoute le plus.

 

LION : Il nous permet de diriger un groupe de façon positive et sans une soif immodérée de pouvoir. Son courage est souvent un atout lors d’événements difficiles.

 

LOUP : Souvent associé avec le pouvoir spirituel que l’homme devait acquérir afin de devenir un bon chasseur. Le loup symbolise la famille, l'endurance, l'Intuition, l'Apprentissage. C’est l’éclaireur, celui qui va au-devant des autres pour choisir la meilleure route. Il est aussi celui qui innove, qui découvre les nouveaux secrets et les partage. Comme le chien, il est de nature solitaire. Nous apprendrons le détachement tout en conservant des liens serrés avec notre entourage.

 

LYNX : Le Lynx est l'animal qui détient les secrets parmi les animaux-totems. Il préserve les vieux secrets oubliés.

 

LOUTRE : appelle à la joie, la serviabilité. Elle nous invite à redevenir enfant, nous amuser et accepter le flot de la vie et des expériences. Avec elle, nous pouvons prendre le temps de nous reposer et d'oublier les soucis quotidiens. Elle est souvent le totem yin par excellence. Son énergie est féminine, mais elle peut servir de guide tant aux hommes qu’aux femmes. C’est un guide très maternel, qui prend soin de ses apprentis. Sa curiosité est légendaire et elle la partage facilement. Elle apprend à se débarrasser de ses préjugés, de ses préconceptions ainsi que de ses doutes envers les autres.

 

LYNX : Il connaît les secrets et il est difficile de le faire parler. Il possède la faculté de voyager dans le temps et l’espace ; il peut ouvrir toutes les portes du passé. Le plus difficile est de l’apprivoiser, de lui faire comprendre que nous sommes dignes de partager ses secrets, son enseignement. Il nous apprend à voir ce que les autres cachent, leurs peurs, leurs doutes.

 

OIE : appelle à la vigilance, la puissance créatrice. L'Oie montre qu'il est possible d'associer les aspirations matérielles, et spirituelles dans nos vies quotidiennes. 

 

OISEAU-MOUCHE : représente l'élégance et la souplesse. Lorsqu'un oiseau-mouche apparaît, la joie et la guérison suivront.

 

OURS : le grand chasseur représente la force et la sagesse. L'ours est toujours considéré comme un dignitaire. L'ours symbolise la protection. C’est le roi de l’introspection ; il recherche constamment la vérité, il est avide des secrets de la terre, de la nature. Sa façon de les apprendre est de dormir au fond d’une caverne durant l’hiver, là où il est directement en contact avec l’énergie de la Terre. Il est le maître des rêves et des solutions qui nous parviennent par ceux-ci.

 

PAPILLON : C’est un agent de transformation. Il apprend à la personne qu’il guide à transformer ses perceptions du monde et de ceux qui l’entourent. C’est un guide sans pareil pour les chamans qui s’orientent vers les arts de la guérison. Il permet aussi de comprendre les nombreux changements qui s’effectuent au cours de toute existence. Il y a 4 étapes à faire pour devenir un papillon ; la 1 ère est l'œuf, la naissance de l'idée, ensuite, l'état de larve qui est de savoir si on réalise son projet. Ensuite, il y a le cocon où il faut amener ce projet à soi, le relier à notre personne. Et vient l'éclosion, la naissance du projet tant couvé. Ces étapes se répètent tout au long de notre vie, car des idées, des projets nous en avons plusieurs dans une seule vie.

 

PORC-EPIC : Dans la roue de la médecine, le porc-épic représente l'enfant innocent. Il est d'une nature gentille et aimante. Aucune agressivité n'émane jamais de cet animal. 

 

PUMA : Le puma incarne l'énergie du pouvoir à l'état pur. Elle peut être employée positivement chez les sages ou négativement pour les personnes qui abusent.

 

PHOQUE : représente l'amour, le dilemme. C'est l'appel de la mer, des profondeurs, de l'inconscient. Nous craignons cet appel car nous craignons de nous noyer dans les remous de nos sentiments. Acceptez de suivre votre inconscient, votre féminité, vos rêves et vos désirs. Ils transformeront votre vie, l'apaiseront et la rempliront d'amour.

 

PUTOIS : Le putois est très confiant en lui. C'est un animal serein, qui est conscient de sa force et de son pouvoir.

 

RENARD : Le renard est un animal très futé, qui sait être très discret. Il est très rapide et attentionné pour sa famille.

 

SAUMON : symbole d'abondance et de prospérité. Deux saumons ensemble symbolisent la bonne chance. Développe la sagesse, le rajeunissement. Il nous engage à rester ouverts et innocents, en abandonnant toute attitude d'entêtement.

 

SERPENT : représente la transformation, l'énergie vitale. Il symbolise nos morts et nos renaissances successives, ainsi que l'énergie sexuelle. C’est une créature terriblement méconnue qui détient une place importante dans le monde chamanique. Les personnes ayant ce guide sont très rares, car les connaissances du serpent sont mystérieuses : elles ont un rapport à l’immortalité, à l’énergie psychique. Son savoir est le savoir ancien, celui d’avant l’histoire, et son don est celui de la connaissance. Le serpent montre bien le mouvement de la naissance, de la vie et de la mort, vu qu'il change de peau. Les forces qu'il détient sont la transformation, l'immortalité, la création.

 

SOURIS : La souris observe très attentivement ce qui se passe autour d'elle. La force de la souris nous invite à voir les choses dans les moindres détails.

 

TATOU : Le tatou a une cuirasse qui le protège efficacement de ses agresseurs. Il nous apprend qu'il faut se mettre des limites et voir quelles expériences on est disposé à faire dans la vie.

TAUREAU : représente la fertilité, la puissance, l'abondance et la prospérité. Il nous donne l'énergie nécessaire pour surmonter physiquement ou moralement les problèmes qui s'accumulent et nous aide à atteindre notre but.

 

TORTUE : dans l'imaginaire autochtone, la tortue est associée aux grands mythes de la création du monde. Lent et tenace, cet animal symbolise la sagesse et la persévérance. De nobles qualités qui ont permis aux nations autochtones de survivre, depuis des millénaires, en terre d'Amérique. Elle est également le symbole de la santé. C’est le plus ancien symbole amérindien pour la Terre. Possédant une carapace qui le protège, ce guide nous apprend à nous protéger des coups, de l’envie, de la jalousie et de l’inconscience de ceux qui nous entourent. Cela ne signifie pas que nous nous retranchons du monde, au contraire, cette protection nous permet de mieux aider les autres. Elle personnifie la déesse de l'énergie et la Mère éternelle. La tortue représente la Terre-Mère dans la croyance indienne. Sa carapace est son bouclier de protection. Le fait qu'elle fasse couver ses œufs par le soleil enseigne qu'il faut mûrement réfléchir à ses idées avant de les dévoiler. Sa lenteur nous indique qu'il ne faut pas précipiter les choses, que cela viendra en son temps et son heure. Elle nous enseigne qu'il faut protéger nos sentiments et se retirer en soi.

 

TRUIE : développe la générosité, la découverte. Les nombreuses portées de la truie symbolisent l'abondance et la fertilité. Elle rappelle que la vie est généreuse, donnant à tous et régénérant constamment les choses et les êtres.

 

VACHE : relie à la nourriture, à la mère. Elle nous révèle la générosité, la force nourricière et régénératrice qui nous entoure. On la retrouve partout : chez nos amis, nos enfants, dans nos repas, nos rêves et dans la nature.

 

WAPITI : Le wapiti est un animal qui a une grande endurance, et qui connaît ses limites.

 

Tee Pee 

 

Les tentes étaient rondes comme les nids des oiseaux et toujours disposées en cercle, le cercle de la nation, nid fait de nombreux nids où les amérindiens couvaient leurs enfants selon la volonté du Grand Esprit.

 

Le tipi, de l'anglais : tepee, lui-même issu du dakota : thípi, qui signifie habitation, est l’habitat traditionnel des Nord-Amérindiens. C'est une tente de forme conique traditionnellement utilisée par certaines tribus nord-amérindiennes des Grandes Plaines. Des habitats similaires en Asie, notamment chez les Evenks au nord-est de la Chine et à l'est de la Sibérie, y sont appelés tchoums.

Dans les autres langues nord-amérindiennes, on l'appelle différemment. Chez les Crows, niitoy-yiss et chez les Niitsitapii, le nom est ashé signifiant maison ou ashtáale pouvant se traduire par vraie maison. Le terme devient do-heen évoquant la notion de maison pointue chez les Kiowas.

 

Un tipi est composé de longues perches de bois appuyées les unes sur les autres puis recouvertes de peaux d'animaux.

 

Utilisé par les Indiens des Plaines, le tipi est un abri très ingénieux. Il offre un gîte spacieux et propre, qui protège du froid par une isolation adaptée et de la chaleur grâce à un système de ventilation. Il suffit d'environ dix à douze peaux de bisons pour faire un tipi de taille moyenne, soit un cercle de 5,50 mètres à 6,10 mètres de diamètre pour 20 à 25 perches, s'appuyant sur trois à quatre perches de base. Le nombre de perches utilisées change selon les tribus. Les tipis, avant l'arrivée des Européens et des chevaux, étaient de taille beaucoup plus réduite, le seul animal de bât étant alors le chien. C'est d'ailleurs l'arrivée des chevaux qui a permis à certaines tribus d'intensifier considérablement leur pratique du nomadisme.

 

Certains tipis conçus pour abriter les conseils et réunions tribales peuvent être faits de cinquante peaux.

 

Chaque année, les tipis doivent être réparés, voire entièrement reconstitués car la peau s'amincit avec le temps. C'est la femme qui est traditionnellement la propriétaire du tipi. Sa décoration varie suivant la tribu ainsi que suivant l'histoire que l'on veut raconter. Le tipi peut être aussi orné de trophées de chasse et de scalps.

 

On entre dans un tipi par une porte en peau décorée. On dort sur une couchette en peau de bison ou d'ours, étendue sur un sommier de joncs tressés. Le foyer situé au centre est entouré de pierres et chauffe un récipient posé sur un trépied en bois. Le mobilier se compose de sacs en peau, de coffres à viande et de poteries.

Noms des différentes parties d'un tipi, en cheyenne

 

La construction d'un tipi commence en liant ensemble trois perches qui ont pour base le rayon des peaux qui servent de toit, formant ainsi un brêlage tripode. Une extrémité de ce brêlage est laissée pendante jusqu'à la base des perches. Ce tripode est redressé avec ses extrémités non serrées pour former un triangle équilatéral sur le sol. Une douzaine de perches sont alors disposées entre les trois perches de base. Leurs extrémités supérieures s'appuient sur le brêlage des trois premières, tandis que leurs extrémités inférieures sont disposées uniformément pour former un cercle sur le sol en incluant les trois perches d'origine. La corde du brêlage est alors passée trois fois autour de la structure et tendue fermement. Ceci a pour effet de solidariser les nouvelles perches au tripode au niveau de la couronne du tipi. La toile de peau qui sert de toit est alors fixée sur une perche qui est redressée à son tour pour s'appuyer là où les autres perches se rejoignent. La peau est alors déroulée sur la structure des perches. Les bandes de peaux sont suturées par des laçages de bois qui sont constitués de bâtonnets fins d'une trentaine de centimètres chanfreinés à l'une ou aux deux extrémités. Parfois une porte est fixée à l'un des laçages de bois. Dans les vieux tipis de peau ou de tissu primitif, la porte se trouve là où les deux extrémités de la toile de toit se rejoignent. Une pièce de laine, de peau ou de tissu est placée sur l'ouverture pour protéger l'entrée.

 

La partie inférieure de la peau du toit est piquetée dans le sol. Traditionnellement les piquets sont placés dans des fentes au bas de la toile, mais avec l'usage des tissus, des boucles sont cousues au bas de celle-ci, ou bien, en cas d'urgence des cailloux lisses sont placés dans la toile et une cordelette est tendue entre la protubérance ainsi formée et le piquet de bois planté dans le sol. Un espace peut être aménagé au niveau du sol pour l'aération pendant la saison chaude tandis que la partie basse est hermétiquement fermée pendant les saisons plus fraîches, pour cela les perches qui ne font pas partie du tripode peuvent être déplacés vers l'intérieur ou l'extérieur pour tendre la toile afin de créer ou fermer cet espace. À l'intérieur du tipi, une corde, sur laquelle une draperie peut être suspendue jusqu'à la base de l'armature, est frappée entre les perches au-dessus des têtes. Cette draperie joue le rôle d'isolant thermique, de coupe-vent et de protection contre les miasmes. C'est le long d'elle que sont placés la literie et les effets personnels. Une bâche intérieure suspendue au sommet de cette draperie empêche la pluie de tomber sur la literie.

 

Au centre du tipi, un petit feu sur le sol sert à chauffer et à faire la cuisine. La fumée sort par le sommet du tipi et est canalisée par deux déflecteurs orientables, qui se positionnent selon le sens du vent pour prévenir les refoulements. Un courant d'air circulant entre la draperie et la toile augmente l'aspiration ou l'effet cheminée. Cet espace ajoute à l'isolation thermique quand il est garni d'herbe tout en favorisant l'évacuation de l'air vicié vers le haut pendant qu'arrive de l'air frais. Par temps froid, quand le tipi est hermétiquement fermé, le feu est alimenté en air frais par un tuyau enterré.

 

Une structure qui a un trou au sommet n'est pas le meilleur abri en cas de pluie abondante, mais il existe des stratégies pour réduire le problème. Un toit de peau ou de tissu peut protéger contre les pluies fines et réduire les courants d'air. Ce toit intérieur quand il est utilisé couvre seulement la moitié arrière du tipi et penche légèrement collectant l'eau vers l'extérieur et évacuant la fumée du feu vers le haut. De petits bâtons entre la corde qui soutient la draperie et les perches crée un espace pour l'évacuation vers le sol de l'eau de pluie le long de perches, sans goutter sur la corde et à partir de celle-ci. Les habitants des tipis contemporains fixent un seau sous la couronne ou installent une barrière de caoutchouc sur les perches ainsi qu'un collecteur de pluie en tissu qui conduit l'eau de la couronne vers l'extérieur. Une casquette de peau ou de tissu peut, être placée sur le sommet du tipi, mais cela peut créer des problèmes en cas de vents forts. Historiquement un tel type de couverture n'était pas utilisé.

 

En cas de vents forts la corde du brêlage est piquetée au sol derrière le feu. Cela évite aux perches de se promener, en se soulevant sous la force du vent sur la toile et en retombant un peu plus loin. En cas de vents extrêmes, la base des perches peut elle-même être piquetée au sol. Un tipi qui est piqueté et dont la corde de brêlage est tendue est un cône qui résiste remarquablement au vent.

Le tipi possède aussi une symbolique spirituelle. Ainsi la porte est toujours orientée vers l'Est, direction qui représente chez les Lakota, la première des directions sacrées, l'apprentissage, la connexion au Grand mystère, et le commencement de toute chose. Le tipi est érigé en fonction des étoiles, ce qui correspond sur Terre au milieu d'une constellation, ou d'un groupe triangulaire de trois étoiles, représente la connexion Terre-Ciel et forme avec les groupes d'étoiles, une forme de sablier. Il permet ainsi, l'élévation spirituelle, l'envolée des invocations vers le domaine céleste, la connexion avec les ancêtres, et la protection du foyer. Les tentes étaient circulaires comme les nids des oiseaux et elles étaient toujours disposées en cercle, le cercle de la nation, un nid fait de beaucoup de nids où le Grand-Esprit voulait que nous couvions nos enfants.

 

Le tipi appartient, traditionnellement chez les Lakota à la femme et seulement à la femme. Si un homme trouve un jour ses affaires en dehors du tipi, cela signifie un divorce.

 

Tente du Sudation

 

Tout le monde a entendu parler des sweat lodge qui sont, en fait, des cérémonies rituelles de purification. Celles-ci sont communes à la majorité des tribus amérindiennes et sont utilisées à maintes occasions.

 

Il s'agit là d'un rituel de purification physique et spirituelle. Dans la tradition amérindienne, la sueur permet d'expulser les toxines et les maladies. De surcroît, elle calme l'esprit et permet au conscient de renouer avec des réalités plus spirituelles.

 

Ce rituel est souvent observé avant d'accomplir d'autres cérémonies, qui nécessitent une purification en profondeur. Pour le chaman ou l'apprenti chaman, c'est un rituel pour obtenir une vision. C’est la base de tout travail chamanique car le chaman se fie à ses visions, à ses intuitions, pour guider son existence.

 

Utilisée principalement pour les invocations en commun, mais peut aussi servir aux rites de guérison, de la purification des âmes, le jeûne et comme rituel pour obtenir la vision. Suer permet d’expulser les toxines et maladies. Le sweat lodge représente également le ventre de la mère.

 

La loge très souvent en forme d'un igloo d’à peu près 1,50 m de haut. Celle-ci est construite rapidement grâce à des branches de saule recourbées et recouvert de peaux et de couverture.

 

La nuit venue, le Gardien du Feu fait chauffer les pierres que chaque participant a choisies. On rentre ensuite les 4 premières pierres sous la loge.

 

Elle représente les quatre directions sacrées. L'Ancien asperge les pierres d'eau et de certains secrets. Après un certain temps, l'Ancien allume un calumet. C'est alors que les participants à la loge témoignent de sa force.

 

La loge n'est pas immédiatement démontée, souvent on la garde pour une prochaine cérémonie.


Symbolismes

Les fétiches

 

Le mot fétiche a longtemps été utilisé pour définir un certain nombre d'artefacts cérémoniels amérindiens, dont les bâtons de prière, les calumets, les sacs médecine. Aujourd'hui, ce mot est plus couramment utilisé pour désigner un animal sculpté généralement dans la pierre, laquelle abrite l’esprit ou les énergies de cet animal. A travers le continent, les Amérindiens de nombreuses tribus ont utilisé des animaux fétiches pour accompagner leurs invocations et cérémonies, comme talismans pour l’abondance dans la chasse et la pêche, la procréation, l'agriculture, la protection de la jeunesse, la santé et la longue vie, etc.

 

L'utilisation des fétiches peut être personnelle ou communautaire.

 

Tandis que les Amérindiens des différentes nations, des Eskimos aux Navajos, sculptent et utilisent les fétiches, les sculpteurs Zuni de l'Ouest du Nouveau-Mexique sont reconnus pour créer les plus beaux fétiches. Auparavant, ils échangeaient leur travail avec d'autres tribus lointaines. Cette forme d'art a bénéficié d'une reprise remarquable et aujourd'hui de nombreux artisans maîtrisent la connaissance et les techniques traditionnelles, utilisant une grande variété de matériaux comme jamais.

 

Les matériaux traditionnels pour les fétiches sont la turquoise, le lignite, le coquillage, la catlinite, le grès, l'albâtre et la serpentine. Les sculpteurs contemporains ont également appris à utiliser l'ambre, la lapis-lazuli, la sugilite, l’azurite et d'autres pierres semi-précieuses non-traditionnelles.

Certaines pierres ont été associées à des énergies spécifiques ou des éléments de la terre. Par exemple, la turquoise peut représenter le ciel ou l'eau, le lignite peut être utilisée pour signifier l'éternité.

 

Bien qu'il soit important de reconnaître que chaque fétiche individuel a son propre pouvoir et esprit unique, certaines formes animales ont toujours eu une signification particulière.

 

Kokopelli

Le Kokopelli est un personnage mythique souvent représenté comme un joueur de flûte bossu, issu des anciennes croyances amérindiennes du Sud-Ouest des États-Unis, il a plus de 3 000 ans. Kokopelli était une image de la mythologie des Indiens Anasazis et Hohokams, symbole de fertilité, de joie, de fête, de longue vie. C’est aussi un ménestrel, un esprit de la musique, un conteur, un voyageur de commerce, un faiseur de pluie, un guérisseur, un professeur, un magicien farceur, un séducteur, un fertiliseur. Kokopelli possède la sagesse de l’âge.

 

Ce voyageur joyeux a une leçon pour chacun. Sa plus grande leçon semble être de nous montrer que nous ne devrions pas prendre la vie trop au sérieux. Il est plus particulièrement présent dans le pays du Four corners, haut plateau à cheval sur quatre états :

• Nouveau-Mexique ;

• Colorado ;

• Utah ;

• Arizona ;

Dont l’intersection se trouve sur la réserve des indiens Navajos.

 

A l'origine de toutes les religions, on retrouve le même respect pour la terre, la nature. Jamais une religion ne prêchera que l'homme est égal à Dieu et doit dominer la nature. La soumission à la nature est commune à toutes les civilisations.

 

Tout autour d'eux la nature s'offrait en spectacle, les Indiens surent la respecter et l'aimer.   Ils surent l'écouter avec assez d'humilité pour découvrir les liens qui unissent les animaux, les hommes et les plantes. Des liens secrets que la tradition a su conserver jusqu'à aujourd'hui.

 

Les Amérindiens vivaient en communion avec la nature. Pour eux, il y avait des esprits dans les arbres, des esprits dans les plantes, des esprits dans les fleurs. C'est ce que les Catholiques ont voulu détruire. Leur peuple a été détruit et martyrisé au- delà de la limite. Un véritable holocauste.

 

Leur vie est rythmée par les fêtes religieuses.  Le masque est l'élément central de la danse. Lorsque le danseur le porte, il oublie pour un temps sa personnalité et se dévoue totalement à l'esprit qui l'envahit.

 

Les rites et les danses des Indiens expliquent toute l'importance qu'ils accordent à leurs racines, aux liens qui les lient à l'environnement. Les Indiens sont beaucoup plus soucieux de la dimension spatiale que la dimension temporelle ou historique. Ils tiennent toujours à célébrer le lieu qui a vu naître le clan ou l'endroit qui lui a permis de se développer.

 

Certaines tribus ensevelissaient leurs morts avec tous les objets qui leur avaient appartenus tels que leurs bijoux, leurs armes, leurs poteries.

 

L'inhumation était perçue comme l'accomplissement du cycle humain. L'homme était né de la terre et à sa mort, il retournait là d'où il venait. La terre est perçue comme la mère nourricière. L'homme et la nature sont liés. Le même sang irrigue ses fils.

 

Les Mounds, d’immenses nécropoles recouvertes de terre, bâtis par les Indiens du Mississippi sont des tombes collectives énormes. Ce sont des tombeaux reproduisant la forme du ventre d'une femme enceinte. C'est une façon d'honorer la maternité.

 

Après la mort, nous choisissons la forme sous laquelle nous voulons revenir en devenant un esprit. L'un dira : j'aime les arbres, il dira : je serais un cèdre et la tribu pourra se servir de moi. Un autre qui aime marcher dans la montagne dira : je vais me transformer en cerf comme ça, ils pourront utiliser mes bois, mon cuir, mes sabots, manger ma chair. Tous les esprits reviennent ainsi sous une forme ou une autre. Et l'important pour eux, c'est de servir aux autres générations car nous faisons partie d'une même famille. Quand on s'aventure dans les grands espaces, on se retrouve parmi nos frères et sœurs qui veillent sur nous. La nature nous aime, elle nous a toujours aimé.

 

Si je devais changer quelque chose, je m'adresserai aux occidentaux et je leur conseillerai de réfléchir à leurs erreurs et je leur dirai qu'au lieu de nous acheter des plumes, des filtres magiques ou des objets sacrés qu'ils aillent se ressourcer à leur propre histoire.

 

Les Amérindiens ont toujours honoré le cercle, symbole de l'éternité c'est la forme sous laquelle ce sont tenus les conseils des anciens. C'est la forme du soleil et celle de leur tente, les tipis.

 

Tout notre pouvoir provenait du cercle sacré. Tant que le cercle n'a pas été rompu notre peuple prospérait comme un arbre en fleur. Il se tenait en cercle et tira sa vitalité des quatre quartiers du cercle. L'Est lui assurait la lumière et la paix. Le Sud lui donnait la chaleur L'Ouest lui donnait la pluie Le Nord grâce au vent vivifiant lui assurait la force et l'endurance.

 

Les Amérindiens considèrent le tipi comme un don de Dieu. Parfois lorsque vous regardez l'horizon après l'orage, vous voyez un arc-en-ciel à l'Est et des rayons de soleil à L'Ouest. C'est comme si la terre était tenue par des fils qui tissent un manteau pour réchauffer les hommes. Quand les Amérindiens ont vu ceci, ils ont dit : Faisons notre maison à cette image. Le tipi est sans doute l'objet le plus important de notre culture. Il faut que nous soyons aussi solides que les pieux de nos tipis, ils penchent, ils fléchissent mais ils tiennent bon malgré tout.

 

La langue

Chaque tribu avait sa langue, ses traditions, son organisation sociale. Mais toutes entretenaient avec la nature le même respect et le même amour filial.

 

Les animaux, les plantes et les hommes étaient frères de sang. Les Shammans connaissaient tous les secrets de l'univers. Ils veillaient à ce que l'harmonie du monde soit respectée.

 

Pour communiquer entre eux, les Amérindiens ont convenu d'une langue que tous comprennent : La langue des signes.

 

Chaque tribu avait son signe particulier qui lui permettait de se présenter. Mais curieusement les identifications tribales étaient précédées du geste signifiant indien : ils se frottaient deux fois la main d'avant en arrière. Puis ils se présentaient :

  • Les Comanches imitaient le glissement des serpents ;
  • Les Cheyennes faisaient le geste de se couper les doigts ;
  • Les Iroquois imitaient le vol des corbeaux ;
  • Les Pawnees faisaient le signe V ;
  • Les Nez-Percés passaient l'index sous le nez ;

Ils pouvaient ensuite discuter, commercer. C'était surtout une langue imitative fondée sur l'imitation de l'objet dont on parle. Au fur et à mesure, les Indiens y ont rajouté un niveau symbolique.

 

Nous ne voyons pas le monde comme vous le voyez et cela est dû à la langue qui structure notre pensée. Si vous vous servez d'une langue où cette distinction entre vivant et mort n'existe pas mais où la différence est entre animé et inanimé alors tout vous paraîtra vivant. Le monde est vivant autour de nous.

 

Le langage des signes n'a cours que chez les Indiens des plaines. Ceux-ci commercent beaucoup ensemble et doivent trouver un moyen commode pour se comprendre, négocier, acheter et vendre. Au début du siècle, le développement de l'anglais chez tous les peuples autochtones d'Amérique du Nord fait tomber la barrière de la langue et rend complètement caduque ce mode de communication.

 

Les peintures

 

La Peinture sur les visages et les corps est une pratique qui réunit communication sociale et liberté individuelle d'expression. 

 

Quelques exemples : 

  • J'ai déjà tué un ennemi ;
  • J'ai accompli un exploit héroïque ;
  • Je pars pour la guerre ;
  • Je suis en deuil ;

Pour qu'une pluie arrose le maïs. La tradition du maquillage continue aujourd'hui dans les réunions. Là, l’Amérindien en dansant fait le lien entre son passé tragique et son avenir incertain. Plus de mille réunions se tiennent chaque année aux Etats- Unis. On vient y danser, y concourir pour des prix, se rencontrer entre tribus, dans le chant, la danse et la fête.

 

Maisons, costumes, coiffures, artisanat, alimentation, chaque tribu indienne élabore son propre savoir-faire qui témoigne de l'originalité de sa culture et porte une signification précise.

 

Chez les Amérindiens existe une division stricte du travail. Certaines tâches sont réservées aux femmes telle la cuisson du pain au four. Par contre l'homme chasse et construit.

 

Ces coutumes ne peuvent subsister aujourd'hui que dans les réserves.

 

Note importante de conclusion

 

Le chamanisme n'est pas une religion. L'expérimentation du chamanisme permet une élévation vibratoire propice à la cicatrisation des blessures du corps, du cœur et de l'esprit. Celui qui s'intéresse au chamanisme peut tout à fait conserver la pratique religieuse de sa préférence.