Rites de Célébrations

Réalisation Belfégor


Rites des célébrants

 

Ces rites, composés de deux phase viennent à préfigurer l’opposition cosmique. Celle du masculin et du féminin, du haut et du bas, de la droite et de la gauche, du devant et de l’arrière, du bien et du mal. Cela symbolise les Équilibres Universels. La spirale sans fin du cosmos.

 

Certains n’en comprennent pas le sens profond, estimant que cette opposition réside dans la phase précédente, c’est-à-dire entre le Masculin Solaire et le Féminin Terrestre. C’est oublier un peu, l’astre né de leur rencontre, union, fusion. En effet, très tôt dans l’histoire du système solaire, une collision se serait produite entre la Terre et un autre objet de la taille de Mars, issus du Bigbang donc d’une éjaculation de masse coronale. Cette collision aurait entraîné l’éjection d’une énorme quantité de matière qui se serait agglomérée pour donner naissance à la Lune.

 

Ainsi, cette astre, qui n’est pas la Déesse que revendique les Wiccans, reste bien la fille issue d’un accouplement (éjaculation de masse coronale solaire dans la matrice terrestre) Soleil/Lune. Elle devient la représentation du féminin visible dans le ciel, le second luminaire en reflétant les traits (rayons) de son père le Soleil. Elle s’oppose à lui, (comme tout enfant) en apparaissant que quand il disparaît. Elle le complète (comme tout enfant) en influant sa mère, par les marées et les cycles naturels.

 

Sage-femme de la vie, elle vient aider sa mère en la vie que donne la Terre, l’accompagnant dans toutes les taches du quotidien par son cycle visible et lisible.

 

Aussi, dans les rites des célébrants, qui préfigureront le masculin et le féminin, mais aussi le haut et le bas, le jour et la nuit, la droite et la gauche, il semble naturel d’y voir les deux luminaires et non le Soleil et la terre. Ne serait-ce parce que la Terre ne peut clairement pas représenter la « nuit » ou le « Noir » puisque nous vivons dessus, alors que la lune reste plus symbolique de ces valeurs. 

Certes, des erreurs dans les panthéons ancestraux ont conduit à ces dérives … Ainsi Séléné (en grec ancien Σελήνη / Selếnê, dérivé de sélas signifiant brillant), est fille des Titans Hypérion et Théia, sœur d'Hélios (le Soleil) et d'Éos (l'Aurore). Si elle est une déesse de la Lune, plus spécifiquement de la pleine lune, et second membre de la triade composée d'Artémis (croissant de lune) et d'Hécate (nouvelle lune), elle est souvent assimilée à Artémis, même si elle personnifie plutôt l'astre lunaire lui-même.

 

Ainsi, en ces rites, le célébrant préfigurera (au Masculin) l’astre solaire, alors que la Célébrante en l’image de la Lune symbolisera le féminin sacré, puisque la lune contribue (on ne peut plus) au cycle menstruel de l’ovulation … Donc de la féminité. L’importance de cet équilibre, qui se trouve à la fois cosmique et terrestre semble incontournable et se présente en deux phases distinctes :

  • La charge des célébrants, leur permettant de prendre et de préfigurer respectivement ces oppositions.
  • L’invocation des opposés leur permettant d’exprimer dans le Cercle leurs ressentis et l’axe sur lequel ils entendent voir s’articuler la célébration.

La Charge des Célébrants

 

Acte simple, se résumant en une incantation demandant à l’esprit et à la puissance des deux luminaires d’investir le célébrant et la Célébrante. Il ne faut pas y voir un acte imbu de la part des célébrants, qui exigeraient ce don, mais bien la volonté de simple humains à charger bien au sens d’en avoir la charge (la fonction digne et honorable) non la gloriole. Fonction toute symbolique, qui se verra alors confirmer par les autres participants, puisqu’ils se voient en répéter l’incantation en signe d’acceptation (de ces représentation symbolique) non en signe de dévotion (à des Grands Maîtres se voulant ordonner).

 

Le choix des célébrants qui auront charte de cette tâche, se doit d’être volontaire et disparate, non imposée. En effet, quoi qu’il n’y paraisse, cette fonction, outre qu’elle exige que les désignés porteront l’animation du sabbat, n’est pas sans venir épuiser le potentiel énergétique humain.

 

Aussi, en laissant reposer cette fonction toujours sur les mêmes épaules, cela peut conduire à d’importante carences énergétiques, voire à des séquelles fonctionnelles, y compris bien après la fin des célébrations.

 

Aucune jalousie, controverses ou rivalité ne se doivent être émise lors des décisions de ces rôles.

 

Ils n’ont rien de glorieux, ne sont en fait que des représentations et des fonctions vitales à la bonne tenue de la célébration des sabbats.

 

L’Invocation aux Opposés

 

Suite logique à la charge des célébrants, l’invocation des opposés marque le concept ressenti par les célébrant sur la notion des différences opposées. Ils se peuvent alors adapter leurs formulations, soit en restant en un cadre dès plus généraliste, soit en marquant (en fonctions des temps, des saisons, des circonstances de leurs ressentis) plus ou moins un aspect sur les valeurs opposées.

  • Haut/Bas
  • Droite/Gauche
  • Avant/Arrière
  • Masculin/Féminin
  • Jour/Nuit
  • Lumière/Ténèbres

Les célébrants en appel ainsi les autres participants à les rejoindre et à s’unir (à travers eux et leurs représentations, au cosmos infini). Ils ne prônent pas la divinité, mais appel bien au nom des puissances cosmiques les participant à prendre part pleine et entière au Sabbat. A partager avec eux la grâce et la joie de l’Union entre le cosmos et la vibration individuelle de chacun.

 

Ces rites sont directement issus des figurations que l’on retrouve dans les réalisations des scènes initiant les chasses de la préhistoire, où chacun des participants revivait (en mimant le plus souvent) soit ce qu’il avait vécu lors de la chasse, soit ce qu’il en espérait vivre lors de la prochaine (qu’il en soit aguerri ou novice). L’on retrouve cela, aussi, bien plus tard dans les scénettes de la commedia dell'arte, qui venait (là encore mimer en exagérant) des scènes de la vie traditionnelle en l’embellissant ou en la ridiculisant (façon de la démystifier dans tous les cas).

 

La se termine les phases initiales du sabbat … Ici commence les phases complémentaires de consécrations ...