Ouverture du Sabbat

Réalisation Belfégor

L’Allumage des feux

 

Depuis des millions d’année le Feu symbolise à la fois, la puissance, le soleil, la lumière, et le lien avec le cosmique, ne serait-ce que par la fumée qui s’en dégage et créé ce fil fin et odorant qui de par son élévation symbolise (on ne peut mieux) le pont entre le monde d’ici et celui d’en-haut, la voûte céleste … Mais aussi avec le monde d'en-bas, où séjourne l'éternel Feu du magma en fusion.

 

L’allumage, par le cierge (qui se voit symboliser la prise du feu solaire pour le conduire sur terre) du Feu de Sabbat reste le moment le plus chargé en symbolique énergétique.

 

C’est la prise de puissance solaire que l’on porte (rapporte) sur la terre.

 

C’est cette capacité à ne plus devoir attendre le bon vouloir du cosmos pour bénéficier du Feu rédempteur, mais en être à même (avec l’accord de la puissance du levant, point de naissance du jour, donc du soleil) de le quérir et de se l’approprier pour en faire briller une fraction en l’Âtre Divin. Âtre qui servira à toutes les crémations (fumigations, charmes, exercices) durant le rituel.

 

Ce rite s’accompagne de trois tours (au sens des temps, avec le cierge) afin d’en conduire et montrer la puissance et la beauté à tous les participants. Il se traduit par une évocation appel, afin non seulement de détenir le Feu en tant qu’élément, mais aussi le vibratoire et l’énergie solaire.

 

C’est le : « Io Evohé, Io Evohé, Viens Ici ».

 

Si il semble simple à identifier et à traduire « Io » en « JE », le sens et la traduction d'« Evohé » reste bien plus délicate.

 

Pour certains, le mot « Evohé » est d'origine étrusque ou grecque, plus tard latinisé signifie quelque chose comme « vivre sa vie ».

 

Pour Éliphas Levi, dans son livre « Rituals of High Magic », se serait le mystère de la haute initiation qui était également connu des Grecs, qui donnaient parfois à Pluton les attributs de Jupiter.

 

Pour les Égyptiens, ils invoquait le Sérapis noir et concernerait les images de Bacchus dans lesquelles le Dieu, cria à sa fête : Io Evohé !

 

Pour les Juifs, cela proviendrait de Moïse (pendant de Bacchus) et serait la compression de Youd-He-Vau-He, tétragramme de Yod Hé Wav Hé יהשוה, Y H W H, le nom de Dieu en hébreu Jéhovah, divinité à deux faces, comme Janus l'une jeune et belle comme celle d'Apollon, l'autre grotesque comme celle de Silence.

 

Ainsi l’on arrivera (sans grande étymologie) à une traduction (plus ou moins intègre) de :

 

« Io (Je) Evohé (vivre sa vie) » … Devenant en la symbolique des trois tours de cercle avec le cierge :

 

« Je vis sa vie » faisant référence à la course solaire par trois fois répétée (une fois par cercles concentriques marquants les sentiers) et se concluant par le « vient ici » demandant au vibratoire et à la force solaire, (devenue bien plus tard multiple divinités Hélios , Râ  ou Rê, puis Jéhovah  et Jésus), de venir, d’être présent et de rester durant les célébrations sabbatiques.

 

Le Vibratoire tellurique

 

Seconde partie importante post ouverture du sabbat, le vibratoire tellurique a pour fonction, alors que la puissance et l’énergie solaire est en place dans le cercle, d’éveiller et de convoquer l’esprit et la force de Gaïa, notre mère, au sens parentale par l’aspect nourricier et géniteur de toute chose (vies).

 

En frappant le sol, en entrant en vibration avec le magma, l’on éveille la matière dont nous sommes issues (au physique) et on unit (sorte de mariage céleste) la terre mère au père solaire.

 

La Déclaration de Sabbat

 

La proclamation de l’ouverture vient non seulement sceller la phase préparatoire et primordiale (l’union solaire et terrestre), mais évoque clairement que l’unisson, l’infinie liaison entre les espaces, les mondes et les temps est réalisée.

 

Par la phrase : « Honneur aux morts, honneur aux vivants, honneurs aux célébrants, ici, partout ailleurs, aux esprits du monde, par et avec tous les Êtres sans liens ». Il se stipule inconditionnellement l’interface entre tous et chacun, vivant ou morts, ici ou ailleurs.

 

Ce rite clos la partie première des célébrations. C’est l’instant où chacun peut exprimer ses joies à partager l’énergie universelle.

 

C’est aussi à compter de ce moment, puisque les charges sont définitivement établies entre les deux notions astrales (Soleil/Terre) et que donc l’équilibre des polarités est stabilisé, que tous et chacun se peuvent reprendre leurs apparats (y compris métalliques) ne risquant plus, ni d’offenser la Lumière solaire en se prétendant plus « brillant », ni de déséquilibrer le magnétisme terrestre en faussant le champ par quelques métaux.