Ouverture du Cercle

Réalisation Belfégor

L’Ouverture du Cercle

 

Le Cercle est maintenant tracé et consacré. Il garantit une sécurité énergétique pour la célébration.

 

Toutefois, tant pour y pénétrer que pour en sortir, il se faudra pratiquer une ouverture.

  • Elle se pourra être provisoire nécessitant une manipulation à chaque passage.
  • Elle se pourra durable, durant tout le temps de vie du Cercle, donnant le risque d’une brèche énergétique importante, mais ne nécessitant pas d’autres travaux complexes, à chaque passage.

L’Entrée des hôtes

 

Nous ne reviendrons pas sur la notion de préparation et la sincérité qu’il se faudrait avoir pour pénétrer un Cercle Rituel …

 

En ces lignes il sera plutôt abordé l’aspect d’ouverture à l’autre, le pénétrant.

 

De tous temps, l’entrant doit plus ou moins montrer patte blanche et faire état de ses aptitudes à rejoindre un groupe ou un cercle, quel qu’il soit, il est tout autant démontrer que le cercle se doit en des rites d’accueil, plus ou moins complets et chaleureux.

 

L’on pourrait évoquer les bizutages, les rites d’adhésions maçonniques, les rituels initiatiques, les clans des chasseurs, les professions de foi, etc.

 

A ce titre l’on citera :

  • La Grèce ancienne avec des rites de passage à l'adolescence, notamment la cryptie à Sparte, le rapt de l'éromène par l'éraste dans les cités crétoises, ou l'éphébie à Athènes.
  • Chez les Batammariba (Togo-Bénin) le difwani est le rituel initiatique des jeunes garçons et le dikuntri le rituel initiatique des jeunes filles.
  • Chez les juifs, pour les garçons c'est la Brith milah (circoncision) puis la Bar Mitsva à l'âge de la puberté, pour les filles le Zeved habat, la Bat Mitsva puis le mariage.
  • Chez les amish, le Rumspringa par lequel le jeune amish est amené à quitter sa communauté pendant quelques mois et à aller vivre de façon moderne. 
  • Chez les Baruyas de Nouvelle-Guinée, les jeunes garçons sont brutalement séparés du monde féminin pour être initiés aux secrets des hommes. 
  • Dans les îles Salomon (Océanie), le Maraufu qui consiste à apprendre l'art traditionnel de la pêche à la bonite, poisson réputé sacré. 
  • Chez les hindous, la cérémonie de l'Upanayanam ou cérémonie du cordon par laquelle l'enfant de 7 à 8 ans est investi par le cordon brahmanique qu'il doit porter et par laquelle il est initié au mantra.
  • Au Japon, le genpuku pour les adolescents de 12 à 16 ans et le Seijin shiki, cérémonie qui a lieu à 20 ans.
  • Chez les Amérindiens, le rite de la Quête de vision, généralement précédée d'un jeûne et par l'absorption d'enthéogènes.
  • En Basse-Casamance (Sénégal), le boukout … 

Dans certaines sociétés traditionnelles, l'adolescent doit accomplir certaines épreuves telles que courir nu à travers un troupeau, participer à des combats de groupe ou sauter de la cime d'un arbre. Dans d'autres sociétés, le rite est effectué par un marquage corporel, des tatouages ou des scarifications. Dans beaucoup de sociétés traditionnelles la circoncision, qui s'effectue à la puberté ou juste avant, marque le passage du statut de garçon à celui d'homme.

 

C’est, en fait ce qui distingue l’appartenance à une fratrie et la pratique solitaire. Pratique faite d’auto-initiation sans réelle contre mesure, ni véracité. Débouchant le plus souvent sur une forme d’autosatisfaction pouvant conduire à toutes les dérives, intolérances et sectarisme d’isolement. C’est ainsi que l’on se pourra citer : « On peut tout acquérir dans la solitude, hormis du caractère. » d’Henri Beyle, dit Stendhal extrait de l'amour (1822).

 

Ainsi l’entrée des hôtes, sans être réellement une initiation renouvelée, reste un rite d’acceptation du plus grand nombre, composant le cercle déjà en place, à accepter et faire entrer l’impétrant.

 

C’est ainsi, que le plus souvent, chacun entré fait lui-même entrer le suivant.

 

Que cela s’effectue par intervalles sexué :

  • Un homme faisant entrer une femme, qui elle-même fait entrer un homme.

Ou par intervalle logique :

  • Le dernier entré fait entrer le suivant, qui fera à son tour entrer le suivant.

Cette symbolique se retrouve en société (les présentations dans le monde professionnel), les fiançailles (qui présente la promise à sa belle-famille), etc.

 

Tous ces rituels qui consistent à présenter le nouveau comme admissible et donc admis par le groupe.

 

Phrase d’accueil

 

La phase d’accueil en soit est assez simple, même si elle reste lourde de conséquences.

 

N’étant ni une épreuve réelle, ni même une vérification de capacités, elle devient l’acceptation de voir un nouvel entrant (même s’il est déjà, et c’est le plus souvent le cas, connu du groupe) pénétrer à cet instant précis, pour ce rite précis.

 

Le prérequis de connaissance ne permettant nullement de certifier, avec certitude, ni de la bonne et conforme préparation de l’entrant, ni même, à dire vrai, de ses intentions mentales exactes.

 

Aussi, ne faudrait-il pas prendre trop à la légère ce rite, et peut-être (au besoin) refuser un accès en cas de doutes avérés.

 

Les Salutations des Forces

 

Une fois entrer en le Cercle, il appartient à tous et chacun de saluer les Forces et Puissances qui siègent et gardent l’espace.

 

Ces salutations, si elles sont « intimistes » et « personnelles » (chacun restant théoriques libre de saluer et nommer (ou non) les représentations cosmologiques qui lui sied), elles se doivent toutefois rester en adéquation avec le vibratoire environnant et formé lors de la matérialisation du Cercle.

 

Il serait en effet mal venu (et mal intentionné) sous le seul prétexte que tels rites ou traditions correspondent mieux à une personne, de venir saluer et mettre en vibration (par représentation mentale, orale ou symbolique) une puissance par trop éloignée ou contraire à celles initialement figurées.

 

Ainsi il serait délicat (par exemple) en un sarclage amérindien de vouloir saluer et faire vibrer des puissances karmiques, bouddhistes ou angéliques, par trop éloignées des représentations beaucoup plus animales et telluriques de la culture chamanique.

 

Ceci pouvant déboucher sur trois risque majeurs :

  • Une faille dans l’intégrité de l’enceinte de protection au point de friction.
  • Un déséquilibre entre les membres du groupe étant à l’unisson et ceux ou celui s’étant démarqué.
  • Une déconnexion du vibratoire cosmique, se traduisant par l’isolement et l’absence d’intérêt tout au long du rituel chez les membres décalés du continuum …

Aussi appartient-il, tant au célébrant de clairement indiquer l’axe et la teneur de la célébration, des Forces évoquées, que de tous les participants à prendre la mesure juste et d’adhérer totalement au vibratoire mis en place, ou de s’abstenir d’entrer, en cas de trop fort éloignement ou méconnaissance de la fréquence du vibratoire mis en place.

 

La curiosité, l’essai, l’apprentissage n’ayant ici plus aucune place pour en être admit.

 

Quel pourrait être l’interaction, la communion et la symbiose entre un chrétien qui serait spectateur (admit) dans une mosquée ? Quel serait alors le regard des fidèles musulmans face à cet élément décalé et non participant puisque ne connaissant aucun des uses et coutumes (pas même la langue). Quel serait la réelle implication de ce chrétien en des rites auxquels il n’entend rien ? Quels se pourraient être la résonance divine en ce cas ?

 

Scellement personnel

 

Chacun des hôtes, se devrait de réaliser son propre scellé.

 

Ceci le plaçant à la fois en son « Propre Cercle » de sa  « Propre Protection » , mais en fusionnant aussi, tant avec les Cercles des autres hôtes qu'avec celui (plus grand) concrétisé et consacré.

 

Le plaçant en adéquation avec tous les autres présents, mais surtout et avant tout en lui permettant « La Fusion » avec le « Vibratoire Tellurique » et « L’Émanation Cosmique » .

 

Ce scellement personnel se réalisant simplement en parcourant par trois fois la périphérie du Cercle Initial en posant « Sa Volonté » d'isolation et de fusion. Un ressenti intimiste et personnel, forme d'entrée en vibrations avec les lieux, les présents et les circonstances.