Création du Cercle

Réalisation Belfégor

 

Le Traçage du Cercle

 

Édification du tracé

 

Il est à noter qu’en la notion de Cercle, il faudra entendre, bien plus la notion de cercle de famille plus que celle de courbe plane fermée. En clair on parle d’une forme à mi-chemin entre le cercle et l’ovale, non d’un cercle géométriquement parfait. La perfection n’existant pas !

 

Sans en arriver au patatoïde ou au Carré arrondi il se pourra avoir une forme ovulaire plus que circulaire.

 

Sa taille reste dépendante du nombre de convive, partant d’un simple principe d’espace vital (un peu comme la prise de distance en sport).

 

Les puristes définiraient à 4 coudées (environ 1,76 m) le rayon du cercle propre à chacun.

 

Ceci semble délicat à réaliser, en effet pour 10 Praticiens cela porterait le Cercle complet à 110 m² soit 35 m de diamètre. Pour rester réaliste, 10 m² (environ 3 m de diamètre) suffise pour un demi coven (6 personnes).

 

Libre à chacun d’en faire les multiples, d’en adapter les dimensions en fonctions des réelles possibilités.

 

Le marquage se fera triplement et se matérialisera par du sel, du gruon, des feuillages, des sillons.

 

Certains, à ce stade, estiment l'obligation d'un pré traçage à l'outil (Doigt, Bâtons, Athamé). Cet aspect importe peu, la fonctions ici étant de placer l'intention et la visualisation de l'Espace Consacrer, non d'en sceller l'Énergie.

 

Seront marqué aussi les 4 cardinaux, clairement exprimés et bien lumineux. D’autant plus que le cercle se voit être important en taille.

 

Un premier tracé verbal marquant l’intention, convoquant les vibrations, exorcisant les lieux sera effectué.

 

L'utilisation ou réutilisations des orientations cardinales dans les religions monothéistes n'est plus à démontrer, voici quelques informations les concernant.

 

Orientation des bâtiments religieux

 

L'église originelle du Saint-Sépulcre de Jérusalem était composée de deux bâtiments : à l'Est du rocher du calvaire s'élevait une basilique (le Martyrium), et à l'Ouest du rocher se trouvait la rotonde (l'Anastasis) abritant le tombeau de Jésus. Cette basilique fut orientée Est-Ouest, comme le Temple de Jérusalem alors en ruines, faisant de cet édifice chrétien le nouveau Temple du Christ. Trois des quatre basiliques majeures de Rome ont gardé cette orientation avec l'entrée à l'Est et l'autel à l'Ouest :

  • La Basilique Saint-Pierre ;
  • La Basilique Saint-Jean-de-Latran ;
  • La Basilique Sainte-Marie-Majeure ;

La plupart des églises adoptent l'orientation réciproque, avec la façade à l'Ouest et l'autel vers l'Orient (Est). Près d'un tiers des églises sont orientées à l'origine (avant la période byzantine) il apparaît que l'orientation des églises reste la règle.

 

Depuis les origines et jusqu'au XVe siècle, dans tous les pays chrétiens, l'édifice de l'église était adapté à une prière communautaire dirigée vers l'Orient. Car l'attente du soleil levant (symbole du Christ ressuscité) est un trait essentiel de la prière et de la spiritualité chrétiennes.

 

De même, le soleil signifie d’abord lumière et lumière suprême selon saint Eusèbe d'Alexandrie, les chrétiens jusqu'au Ve siècle adoraient Dieu le visage tourné vers le soleil levant.

 

À l'intérieur des églises, les fidèles étaient traditionnellement répartis des deux côtés de la nef, les hommes au Sud (à droite en regardant vers l'autel) et les femmes au Nord.

 

L'orientation traditionnelle du chœur vers l'Orient (le chant représentant le souffle … L’air).

 

Les cathédrales sont orientées vers l'Est, point cardinal où se lève le soleil. L'Est représente donc la naissance, la vie, mais aussi la résurrection du Christ. Au contraire, l'Ouest est symbole de mort. Quand une personne s'avance vers ou dans une église, elle avance vers l’Est, donc en direction du Christ.

 

Derniers points, aux vus de ces orientations. Si le parvis est à l’Ouest, l’on y retrouve l’Eau via les fonds baptismaux. Officiellement c’est afin de permettre de baptiser l’enfant sans qu’il ne rentre dans le lieu sacré.

 

On peut tout autant y voir le placement juste de l’élément à son cardinal. Le tabernacle, où brûle une lampe rouge (anciennement une neuvaine) constamment (feu des feux) est à droite de l’Autel, soit au Sud second élément placé au point correspondant. Au Nord, c’est le plus souvent le seul mur sans porte, où souvent se plaçaient les tertres. L’on place les femmes au Nord. La symbolique avec la terre est en place … L’air (par le chant) a été évoqué.

 

La mosquée est en revanche très strictement orientée en direction de la Mecque. Dans bien des villes balkaniques il existait des musalas, lieux de prière en plein air, pourvus d’un mihrab sanctuaire, décoré avec deux colonnes, orienté au Sud, vu par les historiens de l'art comme l'héritier direct du tabernacle (feu) et d’une fontaine à côté à l'Ouest. Ceci orientant les lieux sans la moindre équivoque.

 

L'excavation des anciennes synagogues montre qu'elles avaient été conçues pour se conformer à la règle talmudique de la direction de la prière. Les synagogues excavées à l'Ouest de la terre d'Israël à Milet, Priène, ou Égine sont toutes orientées à l'Est.

 

Le Talmud et la Mishna enseigne, que si l'on trouve à l'Est du Temple, il faut se tourner vers l'Ouest, si l'on est à l'Ouest, il faut se tourner vers l'Est, au Sud l'on tournera vers le Nord et au nord, vers le Sud. ces directives correspondent points par point à la marche deosil.

 

La Tossefta demande que l'entrée de la synagogue se trouve du côté oriental de l'édifice et que la congrégation fasse face vers l'Ouest. Ceci est probablement basé sur l'orientation de la Tente d'assignation, dont les portes se trouvaient du côté oriental ou sur celle du Temple de Salomon, dont les poteaux étaient également à l'Est. Moïse Maïmonide tente de réconcilier la position de la Toessfta avec les ordonnances du Talmud en écrivant que les portes de la synagogue fassent face vers l'Est, tandis que l'Arche serait placée au Sud … L’arche étant souvent comparée au Tabernacle.

 

 

Symbolique du Cercle

 

Le cercle est parfait, immuable, sans commencement ni fin. Symbole fondamental de perfection et d'harmonie. Au centre du cercle, tous les rayons coexistent et un seul point contient en soi toutes les lignes droites. Au centre leur unité est parfaite. Le cercle signifie unité, complétude, illumination, cycle de vie et de renaissance, roue de la vie, et dans de nombreuses traditions religieuses, œil qui voit tout et sait tout.

 

Il est le symbole le plus répandu, et d'une signification universelle. Il est l'une des premières formes tracées par les humains. Il n'a ni commencement ni fin, ce qui en fait un symbole universel d'éternité, de perfection, de divinité, d'infini. Il représente les cycles du monde naturel. Signe d'unité, le cercle est la forme préférée pour l'égalité. Le cercle, probablement la plus significative des formes, est présent partout dans la nature, alors que le carré est une invention humaine. Le cercle représente l'union du terrestre et du divin. La croix cerclée, présente sur de nombreuses peintures religieuses, est tenue pour un exemple de quadrature du cercle. 

 

Carl Jung pensait que le cercle symbolise les processus de la nature, le cosmos et les cycles de l'univers, alors que le carré représente l'univers tel que l'homme le conçoit et le projette.

 

La symbolique du cercle est de tous temps :

  • Union
  • Unité et dualité
  • La circulation de l'énergie
  • Le féminin
  • La vie
  • La protection
  • L'énergie
  • Les astres

Depuis des million d’année le Cercle à des valeurs symboliques. Ce n’est pas le fruit du hasard s’il a été (et l’est encore) utilisé par de multiples civilisations depuis des millénaires.

 

Outre sa valeur concentrique, il porte divers symboles, puisqu’en étant placé en cercle tous les participants :

  • Se font face sans affrontements réels.
  • Tournent le dos à un extérieur.
  • Deviennent la quadrature énergétique.
  • Forment la chaîne ascendante ou descendante du cycle.
  • Composent la périphérie du centre (où se peut être concentrer l’énergie).

Ses représentation abstraites ou concrètes se retrouvent dans une multitude de civilisations :

 

 

 

 

Le Calendrier Aztèque 

 

 

 

Le disque BI 

 

 

 

Le Yin et yang - Unité et dualité  

   

Le shen - Symbole d'éternité

Ce hiéroglyphe en forme de boucle sans commencement et sans fin était tenu pour protecteur. Le Brenda Mallon, ce cercle symbole de l'unité, de la fusion, de l'harmonie, alors que la ligne droite, ou le segment représente la dualité des principes (pôle nord/sud ; amour/haine ; joie/tristesse ; masculin/féminin). 

   

L'ankh

Qui est probablement le plus connu des symboles égyptiens, signe de la vie tant divine qu'humaine. Il personnifiait la clé de la connaissance des mystères et de la sagesse cachée. L'ankh est associé aux deux éléments indispensables à la vie : l'air et l'eau. 

   L'Ouroboros - Le monde serpent

Comme les gnostiques appelaient ce symbole, représente l'humanité prise au piège dans la Terre, bloquée dans un système empêchant la connexion divine. Le serpent était un symbole très important pour la secte des naséens dont le nom vient de naas : serpent. Il est un symbole de renaissance, d'éternité, et incarne le cycle sans fin du changement. Ce symbole est retrouvé dans de nombreuses cultures, et est par ailleurs un symbole maçonnique anglais d’éternité, de renouveau, d'amour, et de science. 


La Polarité ...


Quand les hommes se rassemblent en cercle ...

 

Nous pouvons noter une tendance grégaire des êtres humains à se rassembler en cercle.

 

 

De nombreuses civilisations ont traditionnellement vécu dans des habitations circulaires :

 

 

 

 

Les Igloos

 

 

 

 

Les Huttes Gauloises

 

 

 

  

Les Huttes Préhistoriques

 

 

 

Les Yourtes Mongoles

 

 

 

Les Tipis Amérindiens

 

 

 

 

Depuis peu se développent les dômes géodésiques

 

 

La circularité évoque des notions, telles que la protection, équilibre, la circulation de l'énergie, l'union, un échange équitable entre humains, où chacun peut trouver sa place.

 

Les africains enseignaient par exemple dans des huttes favorisant l'équité entre maîtres et élèves.

 

Nous pouvons également reprendre l'exemple de la table ronde.

 

Les hommes peuvent se mettre en cercle pour s'unir, prier, méditer, discuter, se concerter...

 

De cette union résulte souvent une certaine synergie.

 

Alors que dire et ajouter de plus face à tant d’évidence ancestrales ?

 

Eau de Terre

Feu des Bois


 

Purification de l'Espace Sacré

 

Mêler des élémentaires

 

Vient le temps d’unir les quatre éléments, qui seront les scellements du Cercle, les représentations au niveau des cardinaux.

 

Mêlé de l’Eau de Terre

 

Le simple versement de Sel (gemme) dans un Eau de pureté (de source).

 

Encens au Feu de bois

 

Le simple allumage des Encens (dédiés) au Feu (allumé de bois) d’un combustible.

 

Traçage par les élémentaux

 

Il sera marqué par trois fois la périphérie du Cercle par ces éléments. Une variante parle de marquer chacun des trois cercles (externe, médian, interne) par les 4 éléments encore célibataires.

 

Quoi qu’il en soit, il se faudra marquer les trois cercles concrétisant les chemins de garde et de vigie des 4 éléments, mêlés ou non.

 

Traçage par la Force

 

Par trois fois, de nouveau, s’effectuera le marquage outillé (Doigt, Bâton, Athamé) forgeant tant le lieu où sera pratiqué le rituel, que ses chemins de protections.

 

Si lors de la projection visuelle la matérialisation par l'outils semblait futile, à ce point elle est impérative.

 

Dans la première étape (Visualisation), il s'agit de de dédier un lieu au futur espace sacré.

 

En la seconde étape (Traçage par les Éléments), c'est la purification et l’exorcise des lieux dédiés.

 

En cette troisième étape (Traçage par la Force), on arrive à la phase de concrétisation du lieu.

 

 

Invocation des Gardiens

 

Afin de garantir le Cercle aux cardinaux, il devient utile d’invoquer les Gardiens aux tours de ces-mêmes cardinaux.

 

La tradition se veut que l’on y invoque des représentations des 4 éléments :

  • Air ;
  • Feu ;
  • Eau ;
  • Terre ;

De multiples variantes existes. Certaines y place par invocations des déités, d’autres des angélismes, d’autres encore des compagnons.

 

Une coutume issue de la culture celtique et/ou germanique plaçait en cinquième élément la terre au centre. Comment peut-on placer la Terre au centre d’un cercle où la glace (Eau à l’état solide) serait placée au Nord et venant doubler l’élément Eau (Eau à l’état liquide) de l’Ouest ?

 

De plus, comment faisait les anciens (dans les âges reculés) pour placer de la glace au Nord lors de sabbat de Litha ?

 

Ceci démontre, que les dérives et les inepties sont bel et bien présentes, y compris dans le simple tracé d’un Cercle rituel.

 

Le Stang ou le Pentacle, semblent plus proche des très vieilles origines, que ces apports de divinités, d’angelots et d’éléments non fondamentaux ou déviés.

 

Quoi qu'il en soit, il sera de coutume d'invoquer aux 4 cardinaux, 4 Gardiens. Même si ceux-ci ne sont que de simple représentation des quatre Éléments fondamentaux à la vie terrestre.

 

Il se faut les placer dans l'ordre des Temps, et les orienter non pas vers l'Intérieur du Cercle, mais bien surveillant les Extérieurs contre toutes intrusions Énergétiques indésirables.

 

Traçages des Sigils

 

Tant il est incontournable de placer les 4 éléments fondamentaux au niveau des 4 tours cardinales, autant il parait important de les relier astrologiquement avec les reste de la galaxie.

 

Ainsi, le fait de placer 4 Sigils de 4 planètes en lien avec les éléments permet cette fusion et l’extension de rayons cosmique. Par tradition il se place le sigil :

  • De Mercure au niveau de l’Est ;
  • De Mars au Midi ;
  • De la Lune au point du Couchant ;
  • De Vénus (petite sœur de la Terre) au Septentrion ;

Mercure / Hermès

Mars / Forge

Lune / Marée

Vénus / Verdure


 

Évocations

 

Une évocation d’exorcise se réalisera afin de finaliser l’espace de célébration.

 

En évoquant à la fois les forces Ineffables de la Nature, par la Puissance Cosmique, par le Vibratoire Universel, en appelant les Esprits et Êtres sans liens à venir, l’on chasse tous les autres présences néfastes.