Réalisation Grimaud

Alignement des sites sacrés de la terre

 

Sur des lignes énergétiques telluriques

 

Depuis l'espace, la Terre nous apparaît comme une boule ronde et lisse très légèrement aplatie aux pôles. Nous distinguons facilement les mers et les continents, mais à première vue aucune structure régulière, aucun réseau, aucun treillis n'y sont apparents. Si un réseau de lignes structurées existe, il faut chercher d'autres indices.

 

 

On peut tout d'abord noter que puisque la Terre tourne autour d'un axe qui traverse les pôles, ces points se distinguent des autres parce qu'ils ne bougent pas. Ils auront donc un statut particulier dans un réseau.

 

A partir de ces 2 pôles, on peut également construire l'équateur, comme cercle équidistant des 2 pôles. Toutefois il en est déduit par réflexion, il n'est pas apparent concrètement par des caractéristiques physiques reconnaissables sur le terrain. De même, par construction sur le globe, on peut tracer des cercles qui passent par les pôles et entourent la Terre. Ce sont les méridiens. Puis, si on trace les cercles horizontaux, donc perpendiculaires aux méridiens, appelés parallèles, on obtient une grille de repérage et de géolocalisation au moyen de laquelle on peut désigner n'importe quel point de la Terre par ses coordonnées.

 

Ce sont ces coordonnées, par exemple, qui sont utilisées par les satellites géostationnaires GPS.

 

La géodésie est la science qui a pour objet de mesurer la surface de la terre et de définir un système de repérage tel que la longitude et la latitude. Toutefois, cette grille semble être une convention choisie arbitrairement par quelques spécialistes qui ne correspond pas à une réalité physique.

 

Il existe effectivement un treillis de lignes entrelacées qui se révèlent par leurs traces physiques sur la Terre. Ce treillis est différent du système de méridiens et de parallèles, mais par certains aspects, il présente quelques rapports avec lui. Des pionniers l'ont redécouvert à partir de la fin du XIXe siècle. 

 

LES ALIGNEMENTS DE SITES ANCIENS EN ANGLETERRE OU LIGNES DE LEY

 

Une ligne de Ley à Saintbury, en Angleterre emprunte un ancien chemin qui passe par une croix médiévale, une église saxonne, et un tumulus.

 

Au XIXe siècle, à peu près en même temps, plusieurs personnes en Europe sont intriguées par la disposition de certains lieux antiques ou lieux de culte qui commençaient à susciter de l'intérêt, et font quelques investigations rudimentaires avec leurs propres moyens.

 

Ainsi, en Angleterre, William Black s'intéressait au réseau subsistant des anciennes routes romaines. De fil en aiguille, il se rend compte qu'il existait un filet de lignes droites qui couvrait la Grande-Bretagne et au-delà. Des lignes radiales et polygonales reliaient des points et édifices précis du paysage, dont certains constituaient des bornes de comtés. En 1870, il fait une conférence à la British Archaeological Association où il expose sa théorie. Il énonce qu’entre les monuments existe un marquage fait de lignes géométriques qui couvrent l'ensemble de l'Europe occidentale.

 

En 1882, G. H. Piper fait une causerie où il énonce que Si on trace une ligne depuis la montagne Skirrid-fawr vers la Pierre d'Arthur au nord, elle passe par Hatterall Hill, et les châteaux de Oldcastle, Longtown Castle, Urishay et Snodhill.

 

Dans notre culture occidentale contemporaine, le concept d'alignements de sites est généralement attribué à l'anglais Alfred Watkins dans les années 1920, bien qu'à la même époque d'autres aient eu la même idée, tel l'astronome anglais Norman Lockyer. En 1921, en se promenant à cheval dans les collines de Blackwardine situées dans le Hereforshire, Watkins remarque que de nombreux sentiers semblent relier une colline à une autre en ligne droite.

 

En examinant ensuite une carte, il a l'intuition soudaine de l'alignement de sites préhistoriques. Recherchant des preuves visuelles de cette théorie, il découvre que des sites tels que des pierres levées (menhirs), des collines rondes artificielles ou tumulus sont situés en ligne droite sur des kilomètres à travers la campagne. Il prend de nombreuses photographies sur le terrain et constitue un club de recherche, le Straight Track Club. Watkins produit conférences, articles et livres.

 

Watkins remarque que ces lignes traversent des lieux dont les noms comportent le suffixe Ley. Cet ancien mot anglo-saxon signifie espace dégagé, tel que clairière, prairie ou couloir de dégagement. C'est pourquoi il les nomme lignes de Ley. Plus tard, il abandonne cette terminologie pour le terme piste ancienne rectiligne. Mais le terme Ley a été repris tel quel par d'autres et a subsisté dans l'usage.

 

Les jalons des lignes de Ley

 

Quand ils détectent une ligne de Ley, Watkins et ses collaborateurs la remarquent par des éléments du paysage physiquement repérable. Puis en l'examinant plus attentivement sur le terrain, ils trouvent d'autres éléments moins visibles, parfois enterrés.

 

Les jalons de ces lignes sont des éléments soit naturels, soit construits de main d'homme: lieux liés à l'eau (mares, sources, puits), tumulus, dolmens, menhirs, cromlechs (cercles de pierres), cercles et ouvrages de terre, châteaux, églises, collines de forme particulière.

 

Pour Watkins, il semblait logique que ces lignes étaient les traces d'anciennes voies de transport existant avant l'occupation romaine. Les sites seraient alors des points de repérage pour les voyageurs, des points de mire et de halte à travers le paysage, de colline en colline. Sans plus d'éléments, il lui était difficile d'imaginer leurs véritables fonctions.

 

Par la suite, ces lieux auraient été utilisés pour y construire des temples et constructions sacrées. On sait effectivement que les chrétiens ont construit leurs églises, les grandes cathédrales et autres sites sacrés à l'emplacement de cultes anciens préexistant. Les lignes de Ley existaient indéniablement aux temps préhistoriques.

 

Après une période de vague oubli de l'existence des lignes de Ley, John Michell leur apporte une contribution majeure dans son livre The View Over Atlantis (1969). Il y fait connaitre les observations de Watkins, les resitue dans un contexte plus large qui fait appel aux connaissances anciennes, à l'énergie, la radiesthésie, les OVNI, et donne l'impulsion pour d'autres investigations.

Il met en évidence une ligne qui traverse tout le sud de l'Angleterre sur 600 km. Elle démarre à la pointe sud-ouest, en Cornouailles, au Michael's Mount, une ile de forme pyramidale située dans Mount's Bay. La ligne traverse des sites célèbres comme Glastonbury et Avebury, et passe par de nombreux bâtiments religieux dédiés à St-Michel. C'est pourquoi elle est nommée la ligne St-Michel. Bien entendu, ce n'est là qu'un nom relativement récent, car elle existait bien avant la christianisation, et son nom était ligne Atlas.

 

La ligne St-Michel est orientée sur le rayon du soleil levant du 8 mai qui est justement la date de la fête printanière de St-Michel.

 

LA LIGNE SAINT-MICHEL

 

Triangles et polygones

 

De nombreuses lignes sont progressivement découvertes, et en se croisant et s'entrecroisant, elles forment un tissu géométrique. Comme le signalait déjà en 1939 le Major H. Tyler dans son livre The Geometric arrangement of Ancient Sites, beaucoup de lignes rayonnent à partir d'une intersection commune. Ainsi 8 lignes divergent depuis l'église de Wooburn (Buckinghamshire).

 

Le tissu géométrique est composé de triangles, quadrilatères et autres polygones. Les triangles ont souvent leurs côtés égaux: isocèles ou équilatéraux. Sir Norman Lockyer (1836-1920), un astronome royal, remarque que Stonehenge, le château de Grovely (Grove-ley) et Old Sarum (Salisbury) forment un triangle équilatéral de 10 km de côté.

 

Dans d'autres cas se sont des triangles avec un angle droit. Glastonbury,Stonehenge et Avebury forment un triangle rectangle parfait, qui est orienté approximativement vers le nord. Le côté Glastonbury /Avebury est situé sur la ligne St-Michel. Le côté Glastonbury /Stonehenge de ce triangle est aussi l'un des côtés d'un décagone (polygone à 10 côtés) mis en évidence par John Michell.

 

Dans certains cas, des sites sont situés sur des cercles concentriques autour d'un centre de rayonnement.

 

Dans d'autres endroits, des Leys sont parallèles sur plusieurs kilomètres. Cela pose question sur leur interprétation en tant que pistes anciennes. Où mèneraient-elles? Pour Tyler, les alignements étaient présents avant les pistes et marquaient une division géométrique rectangulaire du terrain.

Dans son livre Megalithic Sites in Britain (1967), le professeur Alexander Thom observe :

 

Il est remarquable que 1000 ans avant les premiers mathématiciens de la Grèce antique, des gens de ces iles avaient non seulement une connaissance pratique de la géométrie et étaient capables de mettre en place des dessins géométriques élaborés, mais savaient aussi installer des ellipses basées sur les triangles pythagoriciens.

 

UN TRIANGLE RESULTANT DE L'INTERSECTION DE TROIS LIGNES

DELIMITE PAR AVEBURY, STONEHENGE ET GLASTONBURY

 

Alignements de sites sacrés dans toute l'Europe

 

Les membres du Straight Track Club de Watkins étaient très actifs et certains ont recherché l'existence des lignes de Ley dans d'autres pays. Par ailleurs, au même moment, dans ces pays mêmes, des investigateurs locaux s'intéressaient également au sujet.

 

Au cours des années suivantes et jusqu'à nos jours, plus on recherche ces lignes, plus on y porte attention, et plus on en découvre partout en Europe. De plus l'évolution technique a apporté des moyens supplémentaires de détection de ces alignements par des photos aériennes et encore mieux par des photos satellites qui ont rendu cette tâche beaucoup plus facile.

 

En effet, on s'est rendu compte que certaines lignes visibles d'en haut sont difficilement repérables sur le terrain. Parfois, elles sont signalées seulement par une couleur différente des végétaux, ou soulignées par des bordures de champ, un chemin de campagne, une route ancienne.

 

Les découvertes des Romains

 

Les chroniqueurs romains rapportent qu'au moment de leurs conquêtes, ils ont trouvé des lignes droites dans presque tous les pays en Europe, en Crête, dans la région de Babylone et en Afrique du Nord. Ces tracés existaient donc bien avant eux. Ils ont également constaté la présence de menhirs alignés dans la campagne toscane en Italie, une région occupée par les Etrusques.

 

En Allemagne

 

En 1929, Wilhelm Teudt, un prêtre allemand, publie un livre intitulé Germanische Heiligtümer(Sanctuaires germaniques) où il rapporte l'existence de lignes sacrées en Allemagne centrale. Ces lignes relient des sites antiques sur des centaines de kilomètres en ligne droite et forment des figures géométriques.

 

Toujours à cette époque, le géographe allemand Joseph Heinsch était intrigué par la cathédrale de Xanten et par sa mosaïque au sol qui représentait une carte orientée des églises de la région. En 1939, dans une conférence intitulée Principles of Prehistoric Cult-Geography, il explique que les centres sacrés étaient situés sur des figures géométriques en lien avec les constellations. Certaines lignes orientées à l'ouest reliaient des centres dédiés au culte de la lune à d'autres orientées à l'est reliaient des centres dédiés au soleil. Les unités de mesure employées étaient des fractions simples des dimensions terrestres.

 

En France

 

En France aux alentours de 1910, Xavier Guichard (1870 - 1947) étudie l'origine des noms de lieux (toponymes). Il se concentre particulièrement sur le toponyme Alesia qui revient de façon récurrente sur tout le territoire français (plus de 400 sites). Ses déductions sont rapportées dans son livre Eleusis Alesia, Enquête sur les origines de la civilisation européenne (1936).

 

Selon lui, on retrouve le nom Alesia sous les formes indo-européennes Alaise, Alès, Alis ou Alles. Il signifie : point de rencontre, lieu de halte lors des voyages. Il est étonnant de remarquer la consonance phonétique entre alaise et Ley. Mais Guichard n'avait probablement pas connaissance des travaux de Watkins.

 

Alésia est apparenté au mot grec Eleusis. Éleusis était une ville de Grèce située à 20 kilomètres d'Athènes, célèbre pour son culte consacré à Déméter et à sa fille Perséphone. Dans la religion grecque antique, les mystères d’Éleusis célébraient ces déesses-mères et sont à l'origine des cultes liés aux vierges noires qui se sont répandus en Europe.

 

Ces lieux sont presque systématiquement associés à une colline dominant une rivière, à un puits ou à la présence de sel. D'après Guichard: Ces villages ont été établis dans les temps anciens selon des lignes astronomiques immuables, déterminées d'abord dans le ciel, puis transférées sur Terre à intervalles réguliers, chacun valant un 360e du globe.

 

Ils sont placés le long de lignes nord-sud parallèles s'étendant dans toute l'Europe, équidistante de 1° d'arc. Cela implique que les constructeurs antiques de ces villages connaissaient les pôles et l'équateur, les mouvements des astres, le partage du cercle en 360°, la longueur du degré terrestre, enfin les coordonnées géographiques, longitudes et latitudes.

Les lieux sont également répartis sur 24 lignes géodésiques qui rayonnent à partir d'un centre, Alaise, près de Besançon. Ce centre serait le centre rituel et mythique de l’Europe pour le culte des vierges noires.

 

LA CARTES DES TOPONYMES D’ALÉSIA, ALAISE ET LEURS DÉRIVES EN FRANCE

 

La Grèce

 

Dans les années 1950, le français Jean Richer installé en Grèce fait des investigations à propos des temples grecs, qu'il publie dans son livre Géographie sacrée du monde grec. Il remarque que les temples et les Oracles sont souvent situés à des emplacements difficilement accessibles, ce qui n'était pas compatible avec l'objectif d'une fréquentation populaire. Il se demande donc quelle en est la raison. Il pressent que ces centres étaient reliés, mais il ne sait pas pourquoi.

 

C'est en rêve qu'il obtient la réponse. Une statue d'Apollon lui montre la connexion entre les sanctuaires qui le représentaient à Delphes et Athènes. A Delphes se trouve l'ancien Oracle de la Terre-Mère et Athènes abrite le temple de l'Acropole dédié à Athéna. Une fois réveillé, il prend une carte, trace la ligne Delphes - Athènes, et constate qu'elle se prolonge sur l'île de Délos, le lieu de naissance d'Apollon, et au temple d'Apollon de Kamiros sur l'île de Rhodes. La ligne traverse d'autres sites sacrés dédiés à Artémis tel que le Temple d'Agra.

 

Un peu plus tard, Lucien Richer, le frère de Jean, poursuit cette recherche, prolonge la ligne vers le nord-ouest et vers le sud-est où il trouve bien d'autres correspondances. Dans un article daté de 1977 intitulé L'axe Saint-Michel Apollon, il décrit cet alignement qui s'étend jusqu'à l'extrémité de l'Irlande, à l'ile sacrée de Skellig Michael, traverse de nombreux sites célèbres dédiés à St-Michel comme Saint Michael's mount déjà nommé à la pointe de la Cornouailles en Angleterre; le Mont Saint-Michel en Normandie; La Sacra di San Michele dans les Alpes italiennes et Monte Sant'Angelo dans la péninsule italienne Gargano, sanctuaire ancien dédié à Saint-Michel ; le temple d'Artémis à Corfou; Delphes; Délos, et se prolonge jusqu'au Mont Carmel en Israël, couvrant ainsi une distance d'environ 4000 km. Là, il se divise en Israël et en Égypte, puis rejoint La Mecque en Arabie Saoudite.

 

Si le nom de Saint-Michel est chrétien, les sites qui lui sont dédiés sont d'origine pré-chrétienne. Ils ont été auparavant dédiés par les druides aux dieux du soleil et aux déesses-mères de la terre. Puis ils ont été absorbés par les chrétiens et renommés.

 

Une ligne droite de l'Irlande à Israël traverse des sites consacrés à Saint-Michel et Apollon

Jean Richer découvre aussi, par l'examen de monnaies anciennes, que des lignes marquées par des temples rayonnent de Delphes, Délos et Sardes, et forment la roue d'un zodiaque.

 

 

Depuis les années 1930, la popularisation du concept d'alignements de sites sacrés a permis d'attirer l'attention sur ce phénomène dans d'autres pays et beaucoup d'autres ont été repérés. Par exemple au Portugal, le double cromlech d'Almendres, dans le complexe d'Evora, est aligné avec deux autres sites anciens sur 50 km: le dolmen de Anta Grande dans le site de Zambujeiro ; le cromlech de Xuarez de forme rectangulaire près de Monsaraz.

 

ALIGNEMENTS ASTRONOMIQUES

 

Evora au Portugal, Xanten en Allemagne, Delphes en Grèce, la ligne St-Michel anglaise, il devient clair que l'astronomie joue un rôle important dans la conception de certains sites. Plus on cherche à comprendre ces rapports et plus on trouve de liens.

 

On entre là dans le domaine de l'archéoastronomie. L'archéoastronomie résulte de l'association de l'astronomie et de l'archéologie pour déterminer les connaissances et les représentations des anciens, à partir des inscriptions qu'ils ont laissées dans leurs monuments. Elle est née dès les années 1960 avec des chercheurs de terrain qui en ressentaient l'évidence. Mais elle était rejetée alors par les universitaires. Cette situation est en train de changer peu à peu alors qu'arrivent à la fois de nouvelles générations plus ouvertes et de la matière archéologique plus abondante pour l'attester. Elle est maintenant reconnue par l'université avec prudence, et même étudiée.

On constate que de nombreux sites archéologiques présentent un ou des axes orientés dans des directions précises. Ces directions sont généralement en rapport avec le soleil ou la lune. Par exemple avec leur lever au moment de l'équinoxe ou du solstice ou à une autre date significative. Citons quelques exemples supplémentaires.

 

En France

 

L'ouverture de la grotte de Lascaux en Dordogne est orientée face au soleil couchant du solstice d'été. Au château cathare de Montségur, le premier rayon de soleil à l'horizon du solstice d'hiver traverse le château dans sa longueur par une petite ouverture. Au solstice d'été, il traverse les quatre archères du donjon au nord-ouest avec une précision millimétrique. A Carnac, en Bretagne (France), l'orientation des alignements de menhirs correspond au soleil levant du solstice d'été. Autrement dit, le rayon solaire balaie à cet instant tout l'alignement jusqu'au cromlech à l'extrémité sud-ouest.

 

ALIGNEMENT DE CARNAC

 

 

En Allemagne

 

L'Allemagne est aussi dotée de centres préhistoriques, tels le cercle de Goseck et le cercle de Goloring. Le cercle de Goloring, situé en Rhénanie Palatinat proche de Coblence, a été étudié dès 1948 par le Dr. Röder. Il est composé d'un fossé circulaire de 175 mètres de diamètre, 80 cm de profondeur environ et une largeur maximum de 6 m. Autour se trouve un talus circulaire de 190 m de diamètre, 7 m de large et 80 cm de haut. Ses proportions sont similaires à celles de Stonehenge. Dans des études récentes, le Dr Zack avance que le Goloring est une horloge solaire géante.

 

Le cercle de Goseck situé en Saxe-Anhalt a été découvert en aout 2003 par survol aérien et étudié par Wolfhard Schlosser. Ce ne sont pas ici des constructions en pierre, mais des talus en terre et des palissades de bois qui ont difficilement survécu au temps. De 75 m de diamètre, il comprend 3 cercles concentriques de terre et d’épieux de bois avec chacun 3 ouvertures qui coïncident avec les levers et couchers du soleil aux solstices d’hiver et d’été. On peut le mettre en rapport avec le disque de Nébra trouvé à moins de 30 km de là, et avec le cercle de culture de Grasdorf qui est apparu en 1991 près de Hildesheim à 150 km plus au Nord-Ouest.

 

CERCLE DE GOLORING

 

En Angleterre et en Écosse

 

Au début du XIXe siècle, N. Lockyer déjà nommé plus haut repère une ligne d'importance astronomique issue de Stonehenge, longue de 35 km, qui trace la course du lever de soleil de milieu de l'été.

 

En 1965, le professeur Gerald Hawkins suggère que les constructeurs de Stonehenge avaient des connaissances astronomiques poussées.

 

En 1967, un professeur de technologie en retraite, Alexander Thom, publie un livre Megalithic Sites in Britain qui a un retentissement important. Il relate ses mesures sur plus de 500 pierres qu'il a étudiées sur le sol écossais et brittanique. Il énonce que les monuments mégalithiques tels que que Stonehenge, Avebury, Long Meg, mais aussi bien d'autres de taille plus modeste dont les pierres semblent placées au hasard, suivent en réalité un plan précis au millième, basé sur des figures géométriques (cercles, ellipses ou autres). La géométrie des cercles de pierres dérive des positions extrêmes du soleil, de la lune et des étoiles au moment de leur lever à l'horizon.

 

Le site du Calanais ou Callanish en Écosse se présente comme un vaste champ de pierres levées. Pour Alexander Thom, ses pierres forment un calendrier basé sur la position de la Lune. Il suggère que l'alignement des pierres, lorsqu'on regarde vers le sud, pointe vers la pleine Lune du milieu de l'été derrière une montagne lointaine appelée Clisham.

 

Même des églises, pourtant bâties à des époques plus récentes, ont des orientations reliées à l'astronomie. À une certaine date, des rituels avaient lieu pour célébrer le courant d'énergie qui coule selon les lignes qui les traversent, afin de distribuer cette énergie aux alentours et d'en faire bénéficier les récoltes.

 

SITE DE CALANAIS

 

En Irlande

 

Dans les années 1980, Martin Brennan (voir son livre The Star and the Stones) a dépensé une énergie incroyable pour faire admettre sa théorie sur le rapport entre l'orientation des couloirs des tumulus (dolmens recouverts de terre) et le calendrier (solstices, équinoxes et le jour à mi-temps entre les deux). Par la suite, beaucoup l'ont suivi dans ses déductions sur le lien astronomique. Un magnifique exemple est l'entrée sud de New Grange, en ligne avec un menhir et un tumulus, et dont le couloir d'entrée est éclairé au premier rayon du solstice d'hiver. D'autres couloirs sont dans l'axe d'une ligne de Ley.

 

ENTRÉE DU TUMULUS DE NEW GRANGE

 

En Amérique latine

 

Teotihuacan est un site archéologique du Mexique qui était un véritable ville, structurée par sa longue "allée des Morts" rectiligne qui la traverse sur 4 km environ selon un axe presque nord-sud, avec une déviation de 15° 50' vers l'est. Il s'y trouve de nombreuses pyramides à degrés, dont au nord la "pyramide de la Lune", et au milieu la "pyramide du Soleil". L'orientation correspond au lever du soleil du 13 aout. Dans son ouvrage Cycles of the Sun, Mysteries of the Moon: The Calendar in Mesoamerican Civilization (1987), le Dr. Vincent Malmström fait remarquer que cette date représente le commencement du monde dans la mythologie Maya.

 

Plus au sud, en Bolivie, à proximité du lac Titicaca, se trouvent les ruines de la ville de Tawanaku. Elle comporte elle aussi des pyramides à degrés et d'autres monuments tels que la porte du soleil. Son orientation astronomique est précise. Toutefois, elle ne peut être comprise (selon Posnansky) que si elle se rapporte au ciel tel qu'il était en 15'000 avant J.C. D'autres éléments sont en faveur de cette date, par exemple l'existence de quais à une distance du lac actuel qu'il couvrait à l'époque.

 

TEOTIHUCAN

TIWANAKU

 

Motivations des constructeurs de sites mégalithiques

 

Beaucoup de sites sacrés ont un lien direct avec l'astronomie. Pourquoi, dans quel but? Comment comprendre cette volonté de construire en rapport avec les astres? Plusieurs théories ont été avancées pour deviner les intentions des constructeurs, et certaines semblent largement acceptées par la communauté scientifique. Les sites seraient des sortes d'observatoires astronomiques dont l'intérêt serait de repérer des dates importantes de l'année. A partir de là, il y a deux types d'interprétations sur l'objet de cette importance: des objectifs pratiques et des dévotions religieuses.

 

Sur le plan pratique, les dates seraient repérées dans le but de planifier les récoltes et les travaux agricoles en vue de la survie de la population. Ces constructions gigantesques indiqueraient les solstices et les équinoxes comme une sorte de vaste calendrier en pierre. C'est par exemple l'avis de Zack en ce qui concerne Goloring, et de Schlosser pour Gosek. Mais fournir tous ces efforts pour seulement donner des repères de dates, cela semble insensé.

 

En tout cas, ils démontrent effectivement que les constructeurs accordaient à leurs constructions une importance capitale. C'est pourquoi d'autres historiens ont imaginé que ces peuples étaient tellement soucieux d'honorer des dieux pour s'attirer leurs faveurs, ou célébrer des événements marquants, qu'ils ne comptaient ni leur temps ni leurs efforts. Les monuments seraient alors des marques commémoratives d'un événement grandiose, des lieux de cultes solaires ou lunaires (à Carnac, selon Mortillet) ou servaient à prédire des éclipses (à Stonehenge, selon Hawkins).

 

Mais toutes ces théories ne sont que spéculations sans preuves. D'autres explications sont possibles mais ne sont pas envisagées parce qu'elles impliqueraient d'accepter l'idée que ces peuples étaient des savants et techniciens plus avancés que nous sur certains aspects. Or on veut seulement les considérer comme des gens naïfs et incultes, bien qu'on n'en ait aucune preuve. Une explication bien plus simple et plus logique se rapporte au caractère énergétique des alignements. 

 

Plans stellaires

 

Le rapport d'un site avec les constellations peut prendre d'autres aspects. Dans certains cas, le complexe mégalithique est bâti selon le plan d'une constellation.

 

John Foster Forbes (1889 - 1958), auteur avec Iris Campbell de Giants, Myths and Megaliths, est intrigué par des pierres situées sur le territoire britannique, qui sont gravées de cupules. Tandis que certains archéologues ne voient là que des récipients pour recueillir des liquides lors de rituels, voire même du sang, Forbes démontre que les cupules dessinent le plan de situation de l'ensemble du site et que ce plan représente une constellation. Dans le paysage même, le nom des collines et des monts reflète souvent un aspect du soleil, de la lune ou d'une étoile.

 

En Égypte, selon Robert Bauval (Le mystère d'Orion), le Nil est par sa forme la reproduction terrestre de la voie lactée. On retrouve cette correspondance d'espaces géographiques avec la voie lactée dans la vallée de Tepoztlan au Mexique, la vallée de Elky au Chili, et dans le chemin de Saint-Jacques de Compostelle en Europe.

 

Au Pérou, la rivière Vilcanota (ou Wilcamayu, Huilcamayo, Urubamba) dans la vallée sacrée de Cuzco était également considérée par les Incas comme la représentation de la voie lactée. Les espace rituels (huacas) le long de la vallée sont les reflets des constellations situées de part et d'autre de la voie lactée. 

 

Bauval a fait des relevés détaillés des pyramides de Guizeh et à proximité. Il a montré que leur disposition était identique à celle des étoiles d'Orion. L'un des conduits dans la Grande Pyramide, qui est supposé être une aération mais dont on ignore la fonction, pointe vers l'une des étoiles d'Orion. Toutefois, ce pointage n'est strictement réalisé que si on considère le ciel au moment de sa configuration en 10'500 av. J.C., comme à Tianahuaco. Bauval suppose que c'est l'époque de construction des pyramides, à l'encontre de l'avis des historiens qui maintiennent leur conviction de 4000 ans d'âge environ pour ces pyramides. Nous verrons que d'autres observations plaident en faveur de la supposition de Bauval.

 

Roues zodiacales dans le paysage

 

En 1929, Kathryn Maltwood crée un choc avec son livre A Guide to Glastonbury's Temple of the Stars dans lequel elle rapporte les dessins de vastes figures se révélant dans le paysage autour de Glastonbury en Angleterre. Ces figures sont soulignées par les courbes du paysage, les collines, les routes et les cours d'eau et ne sont visibles que sur une vue aérienne.

 

Elles représentent les signes du zodiaque et chacune de ces figures est située à l'emplacement approprié correspondant de la roue zodiacale. Elles forment un cercle de plus de 15 km de diamètre. Les noms des villages situés dans un signe zodiacal sont souvent en corrélation avec ce signe. Par exemple, au Nord de Glastonbury, on trouve Aries Drive (route du Bélier) dans le signe du Bélier. Pour K. Maltwood, le zodiaque de Glastonbury peut également être mis en rapport avec la table ronde du roi Arthur, ses 12 chevaliers, Guenièvre et Merlin, car Glastonbury (situé dans le signe du verseau) est l'île d'Avalon mythique.

 

En fait, Maltwood n'est pas la première à rapporter cette observation car cela avait été révélé par le Dr Dee aux alentours de 1580. Il avançait que le paysage avait été modelé par une population préhistorique. Les anthropologues estiment sa construction à au moins 3000 avant notre ère, d'autres à 7000 avant notre ère.

 

GLASTONBURY N'EST PAS LE SEUL CAS DE ROUE ZODIACALE IMPRIMÉE DANS LE PAYSAGE

EN GRECE, LES DELPHES. MILAN (ITALIE) ET TOLÈDE (ESPAGNE) SONT DES CENTRES ZODIACAUX

 

G.R. Doumayrou (Géographie sidérale) a montré qu'il en existait une autour de Toulouse (France). Les noms de lieux, les blasons des villes ou des régions, sont symboliquement en rapport avec le secteur zodiacal dans lequel ils se trouvent. Selon lui, le nom Toulouse évoque de façon suggestive le grec Thòlos, qui désignait, dans les temps primitifs, la touffe végétale coiffant et liant le sommet des huttes rondes en branchages. Par la suite, le sens s'en est étendu à la coupole hémisphérique en pierres sèches, et enfin plus particulièrement à la voûte des fours et étuves.

 

Hauts Lieux cosmo-telluriques

 

Il fût un temps où les hommes qui levaient les mégalithes et autres monuments gigantesques de la planète communiaient avec la Nature, avaient accès aux mondes situés dans d'autres dimensions et univers parallèles et parlaient aux dieux ...

 

Abordons donc ici le thème méconnu des Hauts-Lieux terrestres, fortement chargés en énergie vibratoire, utilisés par nos ancêtres pour se soigner, pratiquer l'astrologie ou la spiritualité, fêter les rythmes de la Nature, de la vie et de la mort. Retenez, que les vibrations d'un Haut-Lieu d'énergie varient dans le temps et dans l'espace, et il n'est nul hasard si les Anciens pratiquaient leurs rituels ou leurs fêtes à des moments bien précis comme au lever et coucher de Soleil aux équinoxes et aux solstices. 

 

À savoir que notre planète est tissée d'une toile de réseaux énergétiques dénommés réseaux Or et Argent, Hartmann et Curry, reliés entre eux par des capteurs et émetteurs : cromlechs, abbayes, cathédrales ... Les croisements de résilles d’énergie servaient initialement à soigner les gens. Selon la résille de métal considérée, ou les résilles elles-mêmes, différentes pathologies pouvaient être soignées… par l’énergie !

 

 

Ainsi, un Haut-Lieu d'énergie vibratoire cosmo-tellurique est un lieu privilégié où l'être humain peut capter les puissantes vibrations bénéfiques, à la fois cosmiques et terrestre. Ces Hauts-Lieux d'énergie, souvent placés sur les antiques sites privilégiés de la Tradition Primordiale, augmentent généralement l'amplitude des corps subtils, et de ce fait, amplifient l'aura des personnes qui les fréquentent. Certains de ces endroits offrent en outre une exposition à des énergies vibratoires propres à améliorer et augmenter les facultés psychiques, élevant de fait le niveau de conscience ; c’est là une réalité surprenante et providentielle dans notre ère contemporaine informatisée et de plus en plus robotisée. 

 

Que reste-t-il aujourd’hui, à l’époque des manipulations génétiques et de la résonance magnétique nucléaire, de ces antiques thérapeutiques vibratoires, sachant qu'il existe effectivement une interdépendance entre les particules d’atomes de la Terre et celles qui composent les molécules de nos organismes ?

 

Voilà pourquoi certains lieux, méconnus du grand public, ont préservé leurs pouvoirs régénérateurs et guérisseurs, et de nombreux témoignages attestent que les vertus du cosmo-tellurisme n’ont pas sombré dans l’oubli. Souvent transmise de bouche à oreille, la connaissance de ces Hauts-Lieux est restée SECRÈTE, uniquement réservée aux initiés. Nous vous offrons l'opportunité exclusive d'en vérifier la véracité en vous proposant la découverte de plusieurs sites triés sur le volet, dits sacrés, accompagné(es) d'un guide compétent, en lesquels vous vous rapprocherez sensiblement du SENS DE LA VIE par l'immersion en ces énergies régissant notre équilibre physique, mental et spirituel, sachant que tout être humain possède, en plus du corps physique, un corps énergétique, véritable champ électromagnétique aussi appelé aura ; ce champ peut être scientifiquement mesuré et matérialisé sur une plaque photographique par le procédé Kilian (haute fréquence) ou celui de la spectroscopie (basse fréquence), et, en radiesthésie, les hauts-lieux d'énergie pouvant se mesurer et être comparés dans le temps et l'espace. 

 

D'innombrables fois, il nous est arrivé d'entrer dans des lieux sacrés où régnait une telle vibration que nous avons ressenti une irrésistible sensation de fourmillements et picotements dans tout le corps, car nos corps, physique et énergétique, réagissent bel et bien aux énergies de notre environnement. Les expériences sur l’influence de la qualité énergétique d’un lieu sont aisément réalisées dans les habitations qui rendent malades, c’est-à-dire où sévissent des micro-énergies pathogènes dues à l’interférence de courants telluriques défavorables et de cours d’eau souterrains, ou de failles géologiques. 

 

Les effets sont renforcés par le béton armé, les pylônes électriques à haute-tension, les antennes-relais, et les masses métalliques modifiant le champ magnétique terrestre.

 

En France on trouve principalement ces Hauts-Lieux évidemment en OCCITANIE, Catalogne et au Pays Basque, ainsi qu'en Alsace, Auvergne, Bourgogne, Bretagne, Normandie, dans les Cévennes, en Franche-Comté ou en Lorraine, et dans le Massif du Pilat. Les plus fréquentés sont le Mont Saint-Michel dans la Manche, les alignements de Carnac et ceux de Kerzerho en Erdeven, l'Hôtié de Viviane (forêt de Brocéliande) dans le Morbihan, l'abbaye de Saint-Martin du Canigou dans les Pyrénées Orientales, les châteaux de Montségur en Ariège,  de Quéribus et de Peyrepertuse dans l'Aude, la Roche de Solutré ou la Basilique de Vezelay en Bourgogne, la chapelle Saint-Michel d'Aiguilhe au Puy-en-Velay (Haute-Loire), le Mont Sainte-Odile, et le Donon dans le Bas-Rhin. D'autres hauts-lieux d'énergie, inconnus du grand public, sont surtout fréquentés par les géobiologues qui y emmènent leurs élèves stagiaires afin d'ouvrir leur sensibilité aux énergies. Il en est ainsi des dolmens de Minerve (Hérault, du dolmen de Sem en Ariège, des Combeaux, énormes pierres à cupules taillées dans le granit à Rongère-Montagne (Puy de Dôme), de la chapelle Sainte-Madeleine à Massiac (Cantal), du massif du Taennchel au-dessus de Ribeauvillé (Haut-Rhin), de la Pierre d'Appel près d'Eloyes (Vosges), de la Tête des Cuveaux à Eloyes (Vosges), du Camp celtique de la Bure près de Saint-Dié (Vosges), et du Mont Saint-Michel à Saint-Jean-Saverne (Bas-Rhin).

 

 

Les Hauts Lieux à découvrir exercent incontestablement une action bénéfique sur les états émotionnels et dépressifs, certaines énergies locales pouvant s'avérer très efficaces pour gommer des pathologies rebelles enfouies dans le subconscient.

 

Pour aborder l'un ou l'autre de ces Haut-Lieux vibratoires et s’y régénérer en symbiose optimale avec lui, il est nécessaire de toujours s'y promener avec respect pour la Nature, un sentiment de gratitude au cœur envers la beauté, parfois sauvage, de l'endroit préservé, et d'éviter d’être bruyant. Il convient en outre de ne pas rester trop longtemps sur un lieu émanant d’intenses vibrations, fatigue, maux de tête, et vertiges dus à une saturation énergétique pouvant se produire.

 

Hauts lieux et France secrète

 

Les grands spécialistes de l’Étrange, généralement, traquent les énigmes des origines et recensent les traces de notre histoire inconnue à travers les vestiges universellement admis des grandes civilisations disparues ou mystérieuses, de Baalbeck à Machu-Pichu, de Kéops à Nasca, de Stonehenge à l'île de Pâques.

 

Lorsqu'ils s'arrêtent à l'hexagone, ne cédant pas à l'attrait de l'exotisme ou de l'expédition lointaine, c'est le plus souvent pour considérer uniquement les témoignages les plus explicites de l'histoire occulte, Notre-Dame et la tour Saint-Jacques, Carnac et Montségur, Chartres et le mont Saint-Michel, le Val des Merveilles et Rennes-le-Château, les châteaux d'Arginy et de Gisors.

 

Naturellement, ces sites, ces monuments, d'autres encore tout aussi réputés, présentent un intérêt exceptionnel et méritent des études approfondies.

 

Aussi, dans le cadre d'une telle approche, serait-il tout à fait injustifié de ne pas renvoyer, entre autres, aux travaux de Pierre Carnac, Jean Phaure, Guy Béatrice, Séverin Batfroi, Lucien Richer, Michel Angebert.

 

Il convient également de réserver une place toute particulière, dans ce panorama des trop rares experts de la France occulte, à Henri Dontenville qui, à travers son travail sur la mythologie française, est parvenu à établir une véritable et remarquable histoire et géographie mythiques de la France accordant entre autres une importance bien spécifique à la Terre-Mère, à Belenos, à Belisama,  à Épona, à Mélusine, à Gargantua. Envisagés sous l'angle de la toponymie et des traditions locales.

 

La nécessité d'évoquer Henri Vincenot. Certes, il s'agit d'un romancier que l'on classe en outre dans la catégorie des écrivains régionaux, l'ensemble de son oeuvre romanesque puise aux sources du Sacré, tout particulièrement Le Pape des Escargots avec ses incessantes références à la Vouivre, symbole vivant de la force tellurique, au courant vital, Spiritus mundi, au Nombre d'Or et aux Templiers, à la mutation de l'homme et à la vocation profonde des cathédrales, au pouvoir du dolmen et aux vertus de la lune rousse ... Sans compter l'impressionnant parcours initiatique auquel sont livrés ses deux héros, le sculpteur Gilbert de la Rouéchotte et Germain le Bourguignon Bien-Pensant, Compagnon Passant du Devoir, à travers le labyrinthe des plus beaux monuments religieux de la Bourgogne, à la poursuite de saint Michel qui n'est autre que l'Initié sachant entrer en contact avec la Vouivre et capable de la dompter ...

 

Le Pape des Escargots, chef-d'oeuvre initiatique, traité sur un ton humoristique et spirituel, c'est avant tout le livre de la grande Vouivre, qu'il faut respecter et apprivoiser, pour pouvoir profiter de ses bienfaits. Mais laissons à chacun le plaisir de la découvrir... Les hauts lieux constituent des sortes de caleras de notre Mère-terrestre. On peut les subdiviser en deux catégories :

  • hauts lieux naturels
  • hauts lieux chargés

Les premiers sont alimentés par les courants telluriques, véritables Kundalini terrestres, sorte de système nerveux de l'écorce planétaire. Ils résultent de la différence de potentialité entre deux pôles dissemblables et suivent principalement le réseau tracé par les cours d'eau souterrains et les lignes de faille.

 

Ces courants telluriques furent quasiment tous connus et utilisés, depuis les temps les plus anciens par les cultes officiellement disparus. Les Celtes en furent sans conteste les maîtres les plus avertis et les plus conscients.

 

La connaissance et la domestication des propriétés telluriques conditionnaient sans aucun doute l'implantation de leurs tombeaux, de leurs temples et même de leurs villes. Les menhirs, véritables aiguilles d’acupuncture, neutralisaient ou intensifiaient l'action de ces mêmes courants telluriques. Il s'agissait aussi, parfois, de conjuguer leurs propriétés avec celles des rayons cosmiques. Le symbole de la croix traduisait, entre autres, ce mariage du tellurisme horizontal et du cosmique vertical. Le point d'intersection des deux branches marquant l'unité, harmonieuse et naturelle.

 

Il convient également d'établir une distinction entre les courants telluriques positifs et les courants telluriques négatifs. Les premiers sont propices à la méditation, à la création, au dynamisme en général. Les seconds engendrent le plus souvent l'apathie ou l'angoisse, la folie et les désordres psychiques les plus divers, voire le suicide. Les cas de cancers susceptibles de leur être imputés sont également innombrables.

 

Naturellement, une grande proportion des lieux telluriques anciennement exploités, par les Celtes entre autres, furent par la suite occupés et réaménagés par les grandes religions révélées. En France, Chartres constitue à cet égard une parfaite illustration de ce processus de récupération.

 

Les hauts lieux chargés sont des créations humaines, préméditées ou involontaires. Il s'agit d'édifices et de sites naturels où hermétistes, magiciens et occultistes se livrèrent à des opérations cryptiques dans le but d'imprégner la pierre, de la doter, en quelque sorte, d'une mémoire. Et cela afin d'éveiller de futurs adeptes, de travailler leur inconscient pour qu'ils puissent retrouver plus facilement le sentier des anciennes traditions, des antiques connaissances. Il fallait que le flambeau puisse sans cesse être repris. À l'inverse, il importait parfois que l'intérêt de certains lieux soit préservé de la curiosité gênante des profanes ou des apprentis sorciers, prétendus mages ou pseudo-initiés, marchands de Temple ou adeptes insuffisamment éclairés, aventuriers irresponsables lancés sans préparation adéquate sur les sentiers de la quête spirituelle.

 

Mais le plus souvent, les hauts lieux de France réunissent ces deux caractéristiques :

Les grands initiés des premier siècles du Moyen-Âge, puis de la Renaissance, choisirent des sites alimentés par le tellurisme naturel pour y construire des édifices qu'ils chargèrent ensuite.

 

Naturellement, les effets de l'opération s'en trouvèrent décuplés.

 

Enfin, tout à fait à part, il faut considérer les hauts lieux privilégiés, d'essence supérieure, qui sont des points de jonction Ciel-Terre, comparables à des sas ou à des standards reliant l'Esprit à la Matière, le Cosmos à la Terre-Mère.

 

Leur étude déborde largement le cadre de cette approche et l'on se contentera de noter au passage leur caractère variable et leur mobilité dans l'Espace et le Temps :

 

Tel lieu X, à une époque donnée, perdra ses propriétés au profit d'un autre tout à fait anodin jusqu'alors, il y a simplement eu déplacement du point d'interférence, point d'interférence qui, répétons-le, échappe aux lois régissant les hauts lieux de type classique.

 

Par exemple, citons l’église templière de Montsaunès qui remplace, ce siècle, un site secret templier dans le Beaujolais que reconnaîtront facilement ceux et celles qui savent. Ce dernier s’illustra de différentes manières (positive et négative) dans les milieux ésotériques les plus fermés du milieu français.

 

Actuellement, en France, si bon nombre de hauts lieux, jadis déterminants dans l'histoire du pays, sont maintenant éteints, par déplacement des forces telluriques ou usure de la mémoire des pierres, il en reste une quantité impressionnante ayant conservé leurs propriétés intactes.

 

A ces hauts lieux s'attachent souvent indistinctement des traditions de trésors cachés, des phénomènes de hantise, des souvenirs symboliques de l'implantation templière, ou des épisodes significatifs de notre histoire parallèle. Le plus souvent, il y a d'ailleurs juxtaposition de plusieurs ou de tous ces éléments sur un même site.

 

Aussi, la France secrète est-elle infiniment plus riche et plus diversifiée dans ses manifestations que l'on ne pourrait le supposer. Il n'y a pas que Bourges ou le mont Saint-Michel, loin de là, et l'on peut avancer sans crainte d'erreur, que ce pays occupe une place prépondérante dans l'univers hermétique de l'occulte et du fantastique.

 

Qu'ils soient fruits de la Mère-terrestre ou oeuvre de l'homme, les hauts lieux, sous forme de grottes, de fontaines, d'îlots, de forêts ou de châteaux, de chapelles, de cryptes, de pyramides, quadrillent littéralement le sol de France, attestant de l'importance des traditions occultes, et des connaissances initiatiques qui furent et demeurent toujours à l'honneur dans ce pays, et témoignent de l'intensité de son évolution spirituelle.

 

À tous les échelons du mystère, la France apporte sa contribution. Pour les amateurs de merveilleux et de rêve, il y a la profusion des trésors cachés, pour les détectives du surnaturel, la vaste gamme des phénomènes de hantises avec ses poltergeists divers.

 

Pour les chercheurs d'Absolu, enfin, l'héritage spirituel des Chevaliers au Blanc Manteau, de ces Templiers dont le souvenir est partout omniprésent et qui firent de la France leur terre de prédilection. Pays qui fut pour eux, en toute logique, même si cela peut paraître paradoxal, aussi bien celui de leur berceau que de leur bûcher.

 

Pays de France dont l'histoire officielle semble littéralement doublée par une véritable histoire parallèle.

 

Il serait vain de seulement vouloir tenter d'établir un inventaire exhaustif des trésors enfouis dans le sol français, qu'ils soient murés ou enterrés, ou immergés dans les eaux territoriales de l'hexagone.

 

Jean de Kerdeland, Robert Charroux et Henri de Lens se sont passionnés pour la question, ont travaillé sur le terrain et publié des ouvrages mentionnant l'existence de nombreux trésors français.

 

On peut subdiviser les trésors en trois catégories :

  • Les trésors légendaires ou à clef, ou encore mythiques, mais véhiculant des enseignements ésotériques.
  • Les trésors anonymes.
  • Les trésors historiques.

Naturellement, c'est dans la première catégorie que l'on recense la plus importante proportion d'interférences entre hauts lieux et trésors cachés.

 

Plus schématiquement, on peut encore envisager une distinction entre trésors attachés à un lieu par une tradition plus ou moins vague, trésors relevant de personnages historiques mais dont on ignore l'emplacement précis, et trésors historiques se rapportant à un lieu déterminé.

 

Innombrables sont les magots se rapportant à la première catégorie, trésors de« druides, de menhirs et autres pierres levées, par exemple. Comme cas précis, citons le trésor des ruines de La Robertière. Pour les secondes et troisièmes catégories, retenons respectivement le trésor de Mandrin, et celui de Gilles de Bretagne au Guildo.

 

Les trésors cachés des hauts lieux, le plus souvent, sont d'origine celtique. Presque toujours, ils sont gardés par des dragons, des dames blanches ou des enchantements, voire des maléfices. Ce qui, le plus souvent, ne fait que les signaler à notre attention !

 

Exemple, parmi les milliers, dans les souterrains du château de Beaufort, assure la tradition, dort un immense trésor gardé par un dragon enchaîné ... Or, ce château fut construit par Foulques Nerra, seigneur énigmatique s'il en est, sur l'emplacement d'un oppidum romain ayant lui-même succédé à une forteresse gauloise. Et Beaufort, haut lieu angevin, se trouve au cœur d'une région riche en symboles et en légendes à clef, carrefour de traditions occultées comme on peut le découvrir par l'étude de la toponymie locale.

 

D'une manière générale, fantômes et revenants semblent faire preuve d'un attachement tout particulier aux régions ou nations d'anciens peuplements celtique ou germanique.

 

Aussi ne serons-nous pas étonnés de constater que ceux-ci, en France, se manifestent le plus souvent dans les provinces de l'Ouest, Pays de Loire, Normandie et surtout Bretagne, et de l'Est, Franche-Comté, Lorraine, Alsace. À ces grandes régions, viennent s'ajouter deux anciennes provinces la Bourgogne et la Provence.

 

La première, correspondant à l'une des régions de la Gaule la plus peuplée, réunissait une forte concentration de cités sacrées, et de hauts lieux du druidisme. La seconde constitua, de nombreux siècles durant, le cœur même de la nation ligure, ce peuple pouvant être considéré comme l'un des plus mystérieux de la famille indo-européenne.

 

Idries Shah écrit que, selon les plus grands spécialistes hindous de l'occultisme, une puissance cachée, l’Alaska, serait à l'origine de certaines formes de magie et de certains cas de miracles. Et d'ajouter que celle-ci serait en relation avec le magnétisme.

 

Comme chacun le sait, l'Ordre du Temple est né en France, grâce aux efforts conjoints des premiers Capétiens, de Bernard de Clairvaux et de la famille de Champagne. C'est également en France que s'érigèrent les premiers bûchers destinés à ses Chevaliers et ce, curieusement, sur l'ordre de Philippe IV le Bel, le dernier des grands Capétiens.

 

De plus, les vingt-deux Grands Maîtres de l'Ordre descendaient tous d'illustres familles françaises, tout comme l'immense majorité de ses membres. C'est dire à quel point le destin de la France médiévale et de l'Ordre martyrisé semblait lié et nous pourrions citer d'innombrables autres exemples allant dans le même sens.

 

L'actuelle superficie de l'hexagone était répartie en cinq Provinces avec chacune une Grande Commanderie à sa tête :

  • France (Paris),
  • Bourgogne (Voulaine-les-Templiers),
  • Poitou-Aquitaine (Poitiers),
  • Auvergne (Angoulême),
  • Provence-Languedoc (Saint-Gilles-du-Gard).

L'ensemble regroupait plus de trois mille établissements, casais, fermes, granges, commanderies, baylies.

 

Présentement, dans la majorité des cas, les vestiges templiers sont anonymes ou utilisés à des fins totalement étrangères à leur destination initiale. Aussi serait-il impensable que de vouloir dresser une liste exhaustive et exacte des lieux templiers de France.

 

Néanmoins, il est possible de recenser environ trois cents sites indéniablement templiers, reconnaissables par leur architecture, ou mentionnés dans différentes chartes et documents, dont certains peuvent s'avérer particulièrement intéressants pour ceux que passionnent les mystères du Temple : Sours, La Guerche, Montfort-sur-Argens, Coulommiers, Bure-les-Templiers, Arville.

 

Là encore, il ne faudra pas perdre de vue que toutes les commanderies templières d'importance étaient implantées sur des hauts lieux et les Chevaliers de l'Ordre connaissaient aussi bien, si ce n'est davantage, que les Celtes, les propriétés des courants telluriques formant entre eux une véritable géographie sacralisée, et l'art de les utiliser. L'exemple breton paraît particulièrement significatif à cet égard avec, entre autres, la Commanderie de Carentoir érigée sur l'une des plus importantes lignes de failles du pays, et à laquelle s'attachent de curieuses légendes ...

 

Il existe un décalage flagrant entre l'histoire officielle, dispensée et reconnue par tous les historiens et professeurs orthodoxes, et celle qui traça réellement la trame de la destinée de notre pays. Celle-ci, discrète, oubliée, occultée, n'est jamais enseignée en place publique. Elle demeure l'apanage de quelques cénacles qui en détiennent les arcanes et savent se souvenir.

 

Et que l'on ne confonde pas cette histoire parallèle, sous-jacente à l'origine des mouvements profonds du pays, avec la méta-histoire : celle-ci, discipline géniale au demeurant, n'en tire pas moins ses enseignements et ses grandes directions à partir de faits reconnus et entérinés officiellement.

 

Certains noms semblent marquer les carrefours de celle-ci. Souvent, ce ne sont pas les plus connus. Parfois même, ils donnent l'impression de surgir de nulle part et passent presque inaperçus au second plan de la scène. Pourtant, ils ont marqué le cours de ce qui devait être. Noms de fiefs ou patronymes, ils paraissent conférer à ceux qui les portent, lieux ou hommes, un destin extraordinaire. Sont-ce les êtres qui les recherchent ou une volonté supérieure qui les leur confère, telle une bannière ou un signe qu'ils devront tour à tour brandir ou occulter.

 

Au cours des siècles, ils apparaissent, s'estompent, reviennent ... On se bat ou on se marie pour les posséder, puis on les donne, ou on les vend comme si ceux qui les arboraient n'en étaient pas les véritables maîtres : l'Histoire se fait, ils font l'Histoire, bien davantage que les puissants de ce monde, rois, ministres ou chefs de guerre astreints aux regards de la foule.

 

Peut-être s'agit-il d'initiation par transmissions familiales. Peut-être ces noms sont-ils chargés d'un étrange pouvoir et transforment-ils magiquement ceux auxquels ils reviennent, car jamais leurs œuvres ne sont médiocres. Ou bien ces derniers avaient-ils su se rendre maîtres des hauts lieux, tout simplement, afin, les ayant domestiqués, d'y puiser sans cesse une intarissable et féconde énergie ?